Philippe, de Lyon ? C’est qui ?
Le maitre Philippe a été un des lyonnais dont on a beaucoup parlé au XIXe siècle (1849-1905). La presse régionale essentiellement, s’étant faite largement échos de tous les témoignages et récits faits sur un homme qui somme toute, n’a jamais laissé personne indifférent.
L’enigme de ses prodiges pour les plus sceptiques, demeure un extraordinaire exemple pour les autres.
Tour à tour respecté, salit, aimé, calomnié et autres réactions humaines quand il s’agit de critiquer ce qu’on ne maitrise pas.
Surtout quand on a la liberté de dire tout et n’importe quoi, ce qui était et est souvent le cas de la presse.
Les autorités lyonnaises de l’époque ont en façade critiqué Monsieur Philippe, et en privé, allaient le consulter.
Ils ne furent pas les seuls à fréquenter le maitre Philippe. Nombre de familles en France, de tous les milieux ont consulté celui qui était surnommé le « guérisseur de Lyon ». Ses guérisons, ses enseignements, ses prodiges, l’ont fait connaître auprès d’une foule de gens, auprès de toutes les classes de la société. Monsieur Philippe, de Lyon, les recevait tous de la même manière, avec les mêmes égards.
Le corps médical tout en lui envoyant plusieurs patients ne s’est jamais gêné pour le poursuivre, à plusieurs reprises, pour exercice illégal de la médecine. Ils en feront autant pour son successeur Jean Chapas.
La guérison par la prière n’a jamais été reconnue par le pouvoir médical. L’impalpable, l’immatériel, la prière, l’invisible, ……………….Ne sont pas des données suffisamment sérieuses pour se pencher dessus, les scientifiques ont d’autres sujets autrement plus sérieux à étudier.
Quelques médecins ont approchés Monsieur Philippe, avec beaucoup de réserve dans un premier temps. Certains sont devenus des amis intimes de Monsieur Philippe, n’hésitant pas à le défendre dans les procès dont il a été l’objet.
Ces amis scientifiques n’ont pu que constater l’étendue des pouvoirs de la prière, quand elle est partie intégrante de la vie d’un homme. Monsieur Philippe avait ainsi un pied sur Terre, un autre dans les mondes invisibles qui nous entourent.
Ce personnage hors du commun n’a laissé personne indifférent. A l’époque en tous cas. Depuis, à Lyon, comme à l’Arbresle où la famille vivait, plus personne ou presque ne connait Monsieur Philippe, ou Maître Philippe de Lyon.
Sur internet, quand j’ai démarré mon premier site en 2002, nous devions être 3 sites pour évoquer Monsieur Philippe, de Lyon. Aujourd’hui, 10 ans après, des dizaines de sites ont vu le jour, plein de livres, et même un dvd.
Depuis quelques années, j’ai réalisé que tous les livres sur Maitre Philippe ne sont pas à mettre entre toutes les mains, loin de là.
Nizier Anthelme PHILIPPE, nommé ensuite Monsieur Philippe ou plus couramment encore Maître Philippe, de Lyon, est né en France (cette province n’était pas encore française, au moment de sa naissance ; elle ne sera annexée à la France qu’en 1860) le 25 Avril 1849 à 3 heure du matin au lieu dit Les Rubatiers, hameau d’un petit village de la Savoie nommé Loisieux, près de Yenne, à la limite du département de l’Ain.
Cette naissance eut lieu dans une humble maison de paysans pauvres. Pendant toute la durée de l’accouchement, Marie Philippe qui, antérieurement avait rendu visite au curé d’Ars, pleine d’allégresse, chanta doucement ; elle ne ressentait aucune douleur. Le curé d’Ars lui avait annoncé que son fils serait un être très élevé.
A l’âge de 14 ans, le jeune PHILIPPE quitta, pieds nus, son petit village pour se rendre à Lyon où il habita chez l’un de ses oncles, établi comme boucher et qu’il aida en effectuant des livraisons chez les clients. Il fit ses études à l’institution Sainte-Barbe, à Lyon, où l’un des Pères s’attacha profondément à lui. Il obtint par la suite le certificat de grammaire.
Déjà, certaines capacités s’étaient manifestées en lui. C’est ce qu’a précisé M. Schewoebel dans un article du Mercure de France du 16 Juin 1918 où il a rapporté les paroles suivantes de Monsieur PHILIPPE : J’ignore tout de moi, je n’ai jamais compris ni cherché à m’expliquer mon mystère. J’avais six ans à peine et déjà le curé de mon village s’inquiétait de certaines manifestations, dont je n’avais pas encore conscience… J’obtenais des guérisons dès l’âge de 13 ans, alors que j’étais encore incapable de me rendre compte des choses étranges qui s’opéraient en moi.
(Helene : ce commentaire était réservé aux non-initiés. Son commentaire était tout autre auprès de son entourage amical)
Mr Philippe résolut d’étudier la médecine et, à cet effet, il prit quatre inscriptions d’officiat de santé à la faculté de médecine de Lyon, de Novembre 1874 à Juillet 1875. A L’Hôtel-Dieu, il fréquenta divers services dont la salle Saint-Roch, où il suivait assidûment les cliniques du professeur Benedict Teissier.
Il montrait une grande intelligence , a écrit à ce sujet le docteur Louis Maniguet dans sa thèse, soutenue sous le n°107, le 11 février 1920 et intitulée : Un empirique Lyonnais : PHILIPPE. – Contribution à l’étude de l’influence des empiriques sur les malades. Étude médico-sociale. Cette thèse de 86 pages avait été inspirée à l’auteur par le professeur Etienne Martin, professeur de médecine légale à la Faculté de Lyon.
La documentation en fut complétée par les professeurs Teissier, Lévy, Schneider et Policard, MM. Fleury Ravarin, Maître Clozel, les docteurs Cusset, Sahuc, Albert, Michel, Commandeur, Bollier, Masson, Carry Gros, Locard, Bricaud.
Dans ses très intéressants Souvenirs sur le Maître Philippe, le regretté André Lalande, membre de l’Institut, a fait également état du passage de M. Philippe dans les services hospitaliers Lyonnais : Il fréquenta les hôpitaux de Lyon, très aimé des uns et détesté des autres.
Il consolait les malades et souvent demandait aux médecins de ne pas les opérer. Parfois les malades se trouvaient guéris avant la date fixée pour l’opération. Allant voir les affligés et les malades, distribuant aux pauvres tout ce qu’il pouvait recevoir, M. Philippe retournait de temps en temps en Savoie voir sa famille sans que celle-ci pût se rendre compte de l’étendue de ses pouvoirs
(Helene : l’idéal serait de ne parler qu’en étant certain….)

