Philippe de Lyon: Les maladies: Leurs causes. Pour connaître la cause des maladies, il faudrait se connaître soi-même, c’est-à-dire savoir d’où l’on vientPhilippe de Lyon: Les maladies: Leurs causes.
Pour connaître la cause des maladies, il faudrait se connaître soi-même, c’est-à-dire savoir d’où l’on vient, où l’on est et où l’on va, ce que nous ignorons entièrement pour le moment. Ce n’est que bien plus tard, quand notre âme aura suffisamment travaillé, que nous pourrons le savoir.
Les maladies ne sont pas des punitions. Dieu ne punit pas. Ce que nous appelons châtiment ou punition n’est qu’une difficulté logiquement attachée à nos actes précédents.
Si notre âme n’était pas malade, notre corps ne le serait pas non plus.

Leur durée.

Une maladie peut durer plusieurs vies et n’être pas terminée à la mort de l’homme. Il faut que le mal soit changé en bien. Si un malade meurt sous le bistouri, il reviendra estropié. Le mal restera sous une forme latente. (Jambe : coxalgie ; bras : trop court ou atrophié ; rein : il renaîtra bossu ou le deviendra, etc.). Mais, si l’on demande au Ciel avant l’opération et que le malade meure quand même, il mourra guéri, c’est-à-dire qu’en revenant il n’aura plus cette maladie,

Quelquefois l’esprit peut demander que le corps ne guérisse pas, afin de souffrir encore.

L’hérédité.

Parfois dans une même famille tous les enfants sont atteints de la même maladie. C’est une façon de payer les dettes. L’Evangile vous dit bien que les petits-enfants paieront les dettes des grands-parents jusqu’à la cinquième génération et quelquefois jusqu’à la septième. (16-4-1896)

C’est une erreur de croire que les maladies sont héréditaires. Ce qui est héréditaire, c’est le mal moral commis par un membre d’une famille, lequel est obligé de revenir payer sa dette ou expier sa faute. Mais il faut pour cela que les témoins de cette faute soient présents, sinon le pardon même de cette faute serait sans valeur. Celui qui vient pour expier une faute obéit à une force irrésistible, rien ne pourrait l’en empêcher.

La folie.

La plupart des cas de folie ne sont que des possessions. Je vous en donnerai une comparaison.
Supposez une maison que l’on vient de bâtir ; elle est vide en apparence, mais en réalité des esprits y font leur demeure et, si vous y alliez une nuit vers minuit, vous vous en apercevriez peut-être. Qu’un locataire vienne alors s’y installer un jour, si la maison pouvait parler elle dirait : On change continuellement ici ; le précédent habitant était mieux ; et que dirions-nous de la maison? qu’elle est folle. Le fou de même est sincère et dit ce qu’il sait. Il pense, sent et voit successivement tout ce qu’il dit, mais il oublie aussitôt et passe à un autre sujet. Nous qui ne voyons rien nous appelons cela de la folie.

Philippe de Lyon les maladies dont nous pourrions demander la guérisonL’exorcisme.

Celui qui veut exorciser un possédé, guérir un être possédé par de mauvais esprits en leur commandant de sortir est semblable à un soldat qui dans une caserne voudrait commander à ses camarades. S’il donnait un ordre, on commencerait par en rire ; s’il insistait, ceux de ses camarades à qui il commanderait ainsi commenceraient à l’attaquer et lui feraient subir une brimade, tandis que si un officier donnait le même ordre, tout s’exécuterait immédiatement. Il en est de même dans le monde des esprits.

La médecine divine.

Il n’y a que le Ciel qui puisse accorder du soulagement. Tout soulagement obtenu par un autre moyen que par le Ciel se paiera soit par la maladie, soit par la souffrance, soit par la désorganisation. (22-1-1902)

Pour guérir les malades, il faut les connaître depuis plusieurs siècles, lire sur leur front et dans leur coeur et pouvoir leur dire : Allez, vos péchés vous sont remis. Pour cela il ne faut pas avoir peur de descendre comme font les racines d’un arbre, et vous aurez un côté dans le Ciel et l’autre dans le tréfonds.
La Vie, l’Amour et la Lumière étant en vous, vous saurez tout et vous pourrez agir comme bon vous semblera.(24-3-1903)

C’est cette manière qu’on emploie ici (séances). C’est la plus simple et la plus difficile. Je n’agis ni par magnétisme ni par passes. 
Je passe devant vous, vous me dites ce que vous avez ; au moment où vous m’expliquez ce que vous ressentez il se passe quelque chose de surnaturel en vous et, si mon âme entend vos paroles, vous êtes guéri sur-le-champ. (5-7-1896)

Si vous aviez la charité, vous obtiendriez le soulagement et la guérison de ceux qui souffrent.
Il n’y a qu’à demander à Dieu. Avec la confiance et la foi on soulèverait des montagnes. Ne l’avez-vous pas lu aussi dans l’Evangile? (30-11-1893)

Pour soulager les malades il faut demander à Dieu le pardon de leurs fautes et, au même instant, l’âme se sent réconfortée et le corps s’en trouve par la suite soulagé. Si l’on avait la foi, on se soulagerait tous les uns les autres. (5-11-1889)

Quand on demande pour un malade, le Ciel accorde en proportion de l’actif du malade et de la personne qui demande. Le malade sera guéri ou soulagé, ou on lui donnera du courage pour supporter son mal.
Le Ciel ne saurait guérir sans laver, sans pardonner et effacer les fautes. (6-2-1904)

Les maladies peuvent se guérir pourvu que les malades le veuillent bien; mais souvent ils se refusent à reconnaître qu’ils ont pu faire le mal et à demander pardon. Ils se croient purs, parfaits, sans reproche. Vous m’objecterez que ces mauvaises pensées leur sont inspirées par ceux qui les entourent.
Peu importe.
S’ils avaient cherché à avoir de bonnes pensées, ils n’en recevraient pas de mauvaises. L’âme qui possède la Lumière peut en s’approchant du malade le soulager, car le mal a horreur de la Lumière et fuit alors, momentanément. Vous pouvez défendre au mal de revenir, c’est bien simple.
Il est inutile de chercher à savoir pourquoi un malade a telle ou telle maladie ; l’essentiel, c’est de marcher en aimant son semblable, c’est tout ce que Dieu demande. (16-11-1893)

Une personne qui aurait confiance en Dieu pourrait dire à celle qui souffre : Que ton bras, que ta jambe soient guéris, et ils seraient guéris. (12-2-1902)

On peut se priver pour soulager quelqu’un, mais il faut le faire d’abord et non après que le Ciel a exaucé notre demande.
 Le véritable jeûne, c’est de se priver même du nécessaire pour donner à celui qui n’a pas. (21-2-1895)
Une chose très simple, de l’eau même, fera du bien au malade, si l’intention est de faire du bien. (5-2-1902)

L’oubli est une sorte de pardon, le plus facile.

Quand un de nos organes oublie son mal, c’est le commencement de toute guérison. Soyez complètement désintéressés. Si vous êtes malade et que vous demandiez la guérison dans une prière, que ce ne soit pas pour en retirer un profit ou une satisfaction personnelle, mais bien pour que d’autres que vous en profitent. (14-4-1903)

Si l’on est guéri d’une maladie quelconque, c’est que notre âme est dégagée, c’est une grande grâce qui est accordée. Il faut se pénétrer que quelqu’un s’est chargé de ce fardeau. (15-1-1895)

Les médecines.

Lorsqu’un homme marche, il laisse à droite et à gauche un effluve magnétique, positif d’un côté, négatif de l’autre. Chacun d’eux se dédouble aussi, attiré qu’il est par la terre, de sorte que la trace est marquée sur terre par deux lignes parallèles de fluides contraires. C’est comme cela que le chien, par son flair, sent l’homme et suit sa trace ; c’est pour cela qu’il va de droite et de gauche reconnaître ces traces. Le soulagement des maladies par le magnétisme naturel, par les fluides que chaque homme possède existe, et dès les temps les plus anciens il a été connu. Pour guérir les malades le magnétisme peut faire beaucoup de bien, mais il faut avoir les mains excessivement propres pour le pratiquer. (24-3-1903)

Il faut que le magnétiseur sache ce que c’est que de souffrir corps et esprit ; c’est pourquoi il y a des personnes qui ont tant de pouvoir magnétique. (18-7-1897)

Il y a un grand nombre de magnétiseurs et de spirites qui agissent en prenant consciemment ou non le mal d’une personne pour le mettre chez une autre ; le mal est en effet intelligent comme vous et, en lui parlant, il vous entend. Quelques-uns le font par intérêt, d’autres par ignorance. Mais ici, vous avez pu le voir, le mal est changé de nature en passant par nos mains. Et notre but était de faire des magnétiseurs qui eussent les mains assez propres et la conscience pure pour que, en passant par leurs mains, le mal ne restât pas mal mais devînt bien.
Tous vous pouvez vous soulager, vous guérir même les uns les autres par le magnétisme sur les parties malades et en demandant à Dieu. Mais, pour être exaucé, il ne faut pas avoir de rancune contre personne, aimer son prochain comme soi-même, et ne pas compter sur ses propres forces qui ne sont rien, mais sur Dieu. (7-1-1894)

Lorsque vous n’aurez plus d’orgueil et que vous saurez que vous n’êtes rien, vous obtiendrez par le magnétisme d’aussi bons résultats sur vous que sur les autres malades. (22-1-1902)

Il y a des cas où la médecine spirituelle ne saurait agir ; ce sont les cas où nulle oeuvre n’a été faite pour le Ciel. Alors la médecine matérielle (homéopathie, allopathie) peut encore agir, car la matière cherche toujours à s’accroître et elle peut avoir mérité de le faire. Un médecin n’a le droit d’opérer quelqu’un chirurgicalement ou même de soigner médicalement que s’il obtient de lui la promesse d’une amélioration morale quelconque. Sans cela le malade et le médecin sont coupables et responsables. Si, au contraire, il agit ainsi, il lui suffit de soigner son malade et il guérit. Un médecin ne guérit jamais, il n’est que l’instrument de la guérison.
Il ne faut pas arrêter trop tôt la fièvre d’un malade parce qu’elle le nourrit et il peut demeurer ainsi longtemps sans danger. En coupant la fièvre trop vite, on peut empêcher une maladie de se déclarer et de se développer; le malade peut mourir ou, souvent, un organe reste atteint pour le reste de son existence. (9-6-1895)

La fièvre est dans le cliché un défenseur du malade. Autour du malade il y a trois combattants:le malade, les esprits de la fièvre, le médecin. Si le médecin est un médecin ordinaire qui remplit matériellement sa fonction, les esprits ne le voient pas ou voient un serviteur, un ami du malade qui apporte de l’eau ou des bandes de toile ; ils n’y trouvent rien de mal.

Si au contraire le médecin conjure le mal de partir, ils le voient. Et alors deux cas peuvent se produire. Ou le médecin sera le plus fort et on lui obéira parce qu’on aura reconnu son titre et sa puissance, ou il sera le plus faible et n’aura aucun titre à conjurer. Alors il arrivera ce qui arriverait à un cordonnier se jetant sur un malade avec son tranchet et voulant chasser les médecins qui l’entourent : on l’arrêtera.

Un médicament, pour faire tous ses effets, doit être désiré et demandé par l’organe malade.
Les médecins croient qu’ils n’ont qu’à écrire toujours la même formule. Ils oublient que, en un siècle, saisons, maladies, température, remèdes, vie terrestre, essences végétales changent, dans les bêtes et dans les plantes. (30-4-1903).

Rien n’est mort, tout est intelligent. C’est ce que ne savent pas les savants et ce qui les déroute.
 Ainsi un inventeur découvre les propriétés d’un médicament. Il l’administre pendant cinq ou six mois et les malades sur lesquels il expérimente sont guéris. Puis, au bout de ce temps, la vertu du remède s’éteint. Cela tient à ce que la Nature aime la simplicité et déteste l’orgueil. La vertu a disparu au fur et à mesure de l’apparition de la cupidité du pharmacien ou du fabricant qui tirent sans permission du Ciel et pour leur propre gloire ou leur propre satisfaction un profit déraisonnable du remède. (5-2-1902)

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Les maladies ne sont pas héréditaires…

53 pensées sur “Les maladies ne sont pas héréditaires…

  • 19 mai 2013 à 13 h 10 min

    Le sujet des guérisons obtenues est très intéressant ; n’oublions pas que Nizier-Anthèlme Philippe tenait un cabinet de magnétisme 5, boulevard du Nord à Lyon très fréquenté.
    Ce fait est également abordé au sujet des frères Durville, célèbres magnétiseurs de l’époque. Cette technique de soin avait été inspirée par les travaux de Mesmer. Et il est écrit au sujet de Hector Durville :

    Hector Durville succéda à la direction du Journal du Magnétisme fondé par le baron du Potet. 1889 : Congrès du Magnétisme. 1893 : Hector Durville fonde à Paris son Ecole pratique de Massage et de Magnétisme, 36, ave. Mozart, dont une filiale ouverte à Lyon fut dirigée par le thaumaturge Philippe. Il fonda également une société spirituelle initiatique, l’Ordre Eudiaque, dont la vocation était de magnifier la personne humaine dans ce qu’elle a de plus élevé. Les recherches des adeptes de l’ordre étaient l’étude du pouvoir du magnétisme et de l’hypnotisme chez l’homme et leur maîtrise.
    (réf/http://www.science-et-magie.com/sm50/sm0005durv.htm)

    Je suppose que pour pouvoir représenter cette Ecole pratique de Massage et de Magnétisme, il fallait être quelqu’un de reconnu pour ses compétences, et je ne parlerai pas de l’Ordre Eudiaque y afférent.
    Cela prouve aussi que tout n’est pas répertorié en ce qui concerne Monsieur Philippe ; je possède moi-même des ouvrages dont personne n’a parlé ici et donc ne figurant pas dans la liste des livres et ouvrages qui lui sont consacrés…

    • 19 mai 2013 à 13 h 25 min

      En effet, très interessant, Népomucène.
      Allan Kardec allias H. Rivail (lumière Lyonnaise:) )
      Fervant chercheur en matière de magnétisme, nous a laisser la doctrine morale que l’on sait.
      Tout de même, on peut s’interroger ?
      Quoique…Nous ne perçerons pas tous les mystères…
      Pas plus que l’esprit sous le scalpel.
      Alala…Que c’est compliqué, pour finir.

    • 19 mai 2013 à 14 h 05 min

      De quels ouvrages voulez vous parler ?
      On trouve une bibliographie intéressante dans le livre de Berthollet car commentée.
      Ainsi que dans la première édition du Livre de Caillet, dommage que le rédacteur de la bibliographie ne soit pas cité, ça en surprendrait beaucoup…
      Beaucoup d’articles de la revue Psyche ou du bulletin des Amities Spirituelles parlent directemment ou indirectemment de MP.
      Quelques uns de la revue Initiations, le plus souvent ce sont d’ailleurs des redites des précédents a la notable exception de celui de Miomandre, de ceux de Bourciez, de ceux de Marcus voir Rispal et Bru.
      Je ne partage pas la conclusion de votre propos a propos de l’ordre Eudiaque.

      Bien a vous

      Olivier

      • 19 mai 2013 à 17 h 01 min

        En effet il existe des ouvrages et des articles qui ne se trouvent pas ou plus en commerce : je dois scanner plusieurs pages de ces 3 livres, annoncés à dame L.N mais pour le moment…j’ai la flemme, c’est un travail long et de précision.
        Et il m’en manque un autre annoncé dans un résumé d’une revue ancienne de la Connaissance qui, à mon avis, doit être assez remarquable compte-tenu de son auteur et de la revue.
        Quant à l’Ordre eudiaque je le découvre au sujet des Durville, j’ai consulté un ami très au fait des Sociétés Initiatiques et apparamment il ne connait pas non plus.
        Qu’en est-il ?
        (j’ai découvert qu’il avait été classé en secte, mais dans la première liste, celle qui contenait n’importe quoi ; Jean-Pierre Bayard en aurait parlé mais son livre s’est noyé dans les inondations de l’Arbresle…)

        • 19 mai 2013 à 21 h 01 min

          Vous parlez des Lueurs spirituelles de JAR ?
          Pour ma part je pense que si MP a participé a l’école de magnétisme de Durville c’est entre autre pour faire plaisir à Papus et comme toujours amener la lumiere dans ce milieu.
          Il n’y aurait donc pas de rapport entre l’ordre Eudiaque et MP. Mais ce n’est qu’un avis personnel.

          Olivier

          • 20 mai 2013 à 8 h 32 min

            Pas du tout, ce ne sont pas des livres de la mouvance Maitre Philippe mais des parutions totalement extérieures.
            Quant à l’Ordre eudiaque je ne sais toujours pas ce que c’est.

    • 1 juillet 2013 à 16 h 44 min

      Justement au sujet du magnétisme, le volumineux ouvrage L’Europe des Sociétés secrètes publié en 1980 par Sélection du Reader Digest (et oui, n’en déplaise aux puristes) reprend en page 312 un texte de Durville :
      …Le magnétisme est un attribut dynamique de la substance organisée, attribut qui disparait lorsque les conditions de milieu et de constitution de la substance sont modifiées au-delà de certaines limites. Or le magnétisme est le régulateur, le grand modificateur, le principe équilibrant par excellence. Avec lui, la vie, qui s’éteint dans un corps délabré par une longue suite de souffrances, renait comme si on transfusait une vie nouvelle dans celui-ci. Le milieu dans lequel la vie n’était pas possible, car il ne possédait plus les qualités nécessaires au fonctionnement de l’organisme, reprend ces qualités et l’équilibre se rétablit. Dans tous les cas, il est de toute évidence qu’à l’aide du magnétisme appliqué selon les règles de l’art on peut augmenter ou diminuer l’activité organique et rétablir en nous l’équilibre des foreces qui constitue la santé, à la condition, toutefois, que les organes essentiels à la vie ne soient pas profondément altérés…(rapporté par Marc de Smedt)
      Et un chapitre est consacré aux prières pour guérir ainsi qu’une entrée au nom de Nizier-Anthèlme Philippe qui ne nous apportera rien de supplémentaire.
      Mais ce passage directement lié aux travaux de Monsieur Philippe en son cabinet du boulevard du Nord à Lyon, qui ne désemplissait pas, est particulièrement intéressant.

    • 16 avril 2014 à 10 h 14 min

      Pour revenir sur l’Ecole ouverte à Lyon en 1895, Philippe Encausse explique dans son livre (version 1985 numérisée) que son père écrivit au Tsar Nicolas II lors de sa venue en France en 1896, une remarquable lettre de bienvenue commençant ainsi :
      *******************************************
      A l’occasion de la venue en France de l’Empereur et de l’Impératrice, en 1896, Papus adressa à S. M. I. Nicolas II, Empereur de Russie, un « Message des spiritualistes français » ainsi rédigé :
      Sire,
      Nous venons, au nom des Revues et des Ecoles spiritualistes françaises soussignées,
      saluer respectueusement Votre Majesté à son arrivée dans notre patrie.
      ********************************************
      et se terminant avec les signatures suivantes :
      ********************************************
      Le Directeur de l’Initiation
      Gérard Encausse (Papus).
      Docteur en Médecine de la Faculté de Paris, Président du Groupe Indépendant d’études ésotériques, Président du Suprême Conseil de l’Ordre Martiniste, Délégué Général de l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix.
      Ont adhéré à ce Message (par ordre d’arrivée des adhésions) : l’Initiation ; le Voile d’Isis ; la Paix universelle ; l’Hyperchimie ; Le Journal du Magnétisme ; La Chaîne d’études ésotériques ; L’Ordre Martiniste ; L’Ecole secondaire de Massage de Lyon.
      *************************************************
      Nous retrouvons là comme signataire l’Ecole de Lyon dirigée par Nizier-Anthèlme Philippe.
      C’était une simple remarque.

      • 16 avril 2014 à 10 h 24 min

        Vues les libertés prises sur ce document numérisé de 1985, montrant notamment des photos de 2013….On peut supposer que cet extrait est d’origine contrôlée… :-)

        • 16 avril 2014 à 10 h 56 min

          Il nous faut remonter donc dans le temps, ainsi nous pouvons consulter l’édition 1949 intégrée dans Sciences occcultes, Papus sa vie, son oeuvre, que beaucoup de personnes semblent ignorer, se reportant à l’édition de 1954 et suivantes.
          Cette fameuse lettre d’accueil du Tsar et de son épouse y figure déjà, identique à celle publiée en 1985, et d’autre part les signatures, y compris celle de l’Ecole de Lyon, sont bien présentes.
          Quant à l’édition 1985 numérisée, il est en effet bien plaisant d’y trouver des photos siglées 2013 !!!

          • 16 avril 2014 à 11 h 01 min

            et meme des phrases en double ;-)
            des libertés sont manifestement prises :-)

    • 22 septembre 2014 à 10 h 56 min

      Papus cite l’Ecole de Lyon dans son monumental Traité élémentaire de Science occulte (1888, anomalie : certainement un ajout d’une réédition car l’école de Lyon ne fut fondée qu’en…novembre 1895…d’ailleurs ce passage ne figure pas dans l’édition de 1898 Chamuel).
      A l’école de Lyon , le docteur Philippe a fait l’expérience suivante pour montrer l’inanité du temps et de l’espace dans un certain plan : il a fait tirer un coup de fusil vers un arbre où il n’y avait rien et un oiseau qui se trouvait assez loin derrière le tireur a été atteint comme si on avait tiré dans le sens diamétralement opposé. Le même maître m’a permis, lors d’un de mes derniers voyages, de faire toucher à une jeune fille le front de sa soeur malade qui se trouvait à 2 kilomètres de distance, et de la guérir par ce procédé.

  • 3 juillet 2013 à 11 h 00 min

    Et Nizier-Anthèlme Philippe lui-même confirme la technique du magnétisme On lit dans les carnets de sa fille Victoire un véritable mode d’emploi intitulé « Pour magnétiser » :
    Pour magnétiser et calmer un mal, il n’y a qu’une seule méthode qui comprend 3 temps :
    1/avec la main douce, non contractée, on met du fluide sympathique au mal qui se joint à lui et le pénètre.
    2/avec la main raide, les doigts durs, on met du fluide antipathique qui doit chasser le mal aidé en cela par le fluide sympathique déjà mis et qui agit doucement comme un camarade sur le mal et qui l’engage à obéir, lui disant : « allons viens t’en ! » Le mal l’écoute.
    3/les mains jointes par les doigts, on les écarte en entrainant son fluide et plaçant l’organe entre ses mains. On leur imprime un mouvement de va-e-vient pour rincer l’organe . Cela est la méthode générale. Elle ne guérit pas mais elle soulage beaucoup.
    Monsieur Philippe décrit ainsi un véritable mode opératoire et de ce fait dément formellement toutes assertions disant qu’il lui suffisait de poser les mains sur le mal pour le soulager.

    • 3 juillet 2013 à 13 h 07 min

      Et les carnets aborent le sujet du magnétisme en d’autres passages, entre autres celui intitulé les trois catégories du magnétisme :
      Le magnétisme comprend trois classes qui vont du plus inférieur au plus élevé : le magnétisme cataleptique, le magnétisme hypnotique, le magnétisme somnabulique.
      …et il détaille ensuite chaque catégorie elles-mêmes subdivisées en 3 classes…
      il en profite pour condamner toute magie car nous ne devons pas savoir l’avenir, et ajoute : vouloir savoir l’avenir, c’est manquer de confiance en Dieu.
      (les carnets de Victoire Philippe édités par le Mercure dauphinois, page 93 pour lire le passage complet)

    • 16 avril 2014 à 20 h 42 min

      Bonjour Népomucène,

      Je lis avec attention tous les commentaires concernant les différents sujets et celui-ci m’intéresse particulièrement, ayant moi-même fait et faisant encore occasionnellement du magnétisme mais travaillant surtout maintenant par prières. Concernant les carnets de sa fille Victoire un véritable mode d’emploi intitulé « Pour magnétiser » : ces carnets sont-ils disponibles quelque part (en vente, en copie, ….)
      Merci d’avance

      Hervé

      • 17 avril 2014 à 8 h 39 min

        En effet les Carnets de Victoire sont édités par le Mercure Dauphinois et sont facilement trouvables tant directement en librairie qu’en s’adressant directement à l’Editeur (le site lemercuredauphinois est facile à trouver sur internet).
        Et je mets volontairement de côté les polémiques, parfois violentes, qui les ont concernés…pour ne considérer ici que leur contenu.

        • 17 avril 2014 à 20 h 33 min

          Bien merci à vous, je conserve cette adresse et je viens de commander Les carnets de Victoire Philippe sur amazon, je verrai le contenu mais je vais aller compulser le site du mercure dauphinois afin de voir s’il y en a plusieurs.
          Bonne soirée
          Hervé

          • 20 avril 2014 à 11 h 55 min

            Bonjour Hervé,

            Pour les carnets de Victoire, comme le dit Nepomucene, le livre vendu au Mercure Dauphinois, réunit les trois carnets, dont nous avons nous, connaissance.
            Le premier carnet est aussi dans le livre « Maître Philippe thaumaturge et homme de Dieu » qui, contient des phrases dont il est précisé qu’elles ont été revues et corrigées par le mari de Victoire Philippe, Emmanuel Lalande.
            En se basant sur le contenu de beaucoup de commentaires sur le blog, il n’est pas possible d’affirmer ni l’origine des dits-carnets, ni leur contenu.

          • 22 septembre 2014 à 13 h 12 min

            Bonjour Népomucène,

             

            C'est bien le livre du Mercure Dauphinois qui m'a été envoyé, je n'ai malheureusement pas encore pu en prendre connaissance mais je vais le faire dès maintenant ; ce livre relève du magnétisme mais as-tu connaissance des "prières" spécifiques dites dans certains cas pathologiques bien précis et deuxième chose : as-tu connaissance d'un rituel précis écrit par un intime de M Philippe puisqu'il n'écrivait rien , sur l'attitude à avoir et les paroles à dire pour aider les mourants, au moment du départ ou dans les 2 à 3 jours.  Merci d'avance.

            Hervé

            • 22 septembre 2014 à 15 h 16 min

              Je n’avais pas abordé ce sujet dans mes recherches ; je me suis donc posé la question et en moteur de recherche j’ai trouvé Julien-Ernest Houssay, autrement dit l’Abbé Julio, qui , justement aurait rencontré le mage Philippe (je ne sais plus les détails). Et j’ai donc eu en références les prières merveilleuses qu’il utilisait pour ses consultants, je les ai atteintes en posant Abbé Julio les prières merveilleuses (édition L’oiseau lumière …tout un programme) sur un site hébergé par Scribd, on peut lire le livre en déroulant les pages (ce qui me fait rire c’est que le livre a été numérisé par bibloslarosa, un hasard). Voir également l’entrée à son nom sur Wikipédia.
              Quant à Nizier-Anthèlme Philippe, il semblerait qu’il n’ait pas eu besoin de paroles spéciales ni de prières pour donner ses soins de guérison.

              • 22 septembre 2014 à 15 h 48 min

                J’ai consulté mes dossiers d’archives au sujet de la rencontre Philippe/Julio. Serge Caillet écrit que l’Abbé Julio a rendu visite à Lyon à Philippe en 1901. Et qu’il écrivit à son retour : « Je l’ai entendu prier, et je me suis courbé devant lui, reconnaissant qu’il avait l’Esprit de Dieu ».

  • 3 juillet 2013 à 12 h 54 min

    Bonjour,
    L’ordre Eudiaque a été créé par Mr Durville et a fait l’objet d’ouvrages tels que « la science secrète ». C’était très relié à l’Egypte.
    Concernant le magnétisme, je n’ai aucun doute sur la méthode ci-dessus.
    Le seul point qui me surprend, c’est la phrase souri de carnet de Victoire: « il n’y a qu’une seule méthode qui comprend 3 temps ». Par expérience, je peux affirmer que c’est faux.
    Il y a autant de bonnes méthodes pour calmer un mal que de bons magnétiseurs…

    • 3 juillet 2013 à 13 h 09 min

      Cette précision sur l’Ordre Eudiaque me parait intéressante car j’avais posé la question à sont sujet et n’avait obtenu qu’une réponse négative.

      • 3 juillet 2013 à 13 h 20 min

        bien sûr son sujet est sans T, comme on voudra santé ou sans thé…

  • 3 juillet 2013 à 13 h 43 min

    Pour compléter le sujet sur l’Ordre Eudiaque, celui-ci avait pour but de donner une initiation, « l’initiation eudiaque ».
    Les livres (aux éditions Henri Durville 36 Avenue Mozart à Paris 16) traitaient du magnétisme, du télépsychisme, etc… L’école Henri Durville était inscrite à l’Université de France et siégeait aussi 36 Ave Mozart.
    Concernant l’initiation eudiaque, il y avait 7 ouvrages: Au seuil de l’initiation, l’initiation eudiaque, Dieu et les hommes, les forces supérieures, sôma, Dianoïa, Pneuma.
    L’ouvrage « la science secrète », de Henri Durville (fils d’ Hector) est un ouvrage de près de 900 pages.

    • 3 juillet 2013 à 13 h 47 min

      Merci 1000 fois !

    • 29 juillet 2013 à 13 h 16 min

      Complément d’information : Hector Durville lui-même était pleinement impliqué dans les groupements initiatiques de l’époque puisqu’il participa en Juin 1908 au Congrès spiritualiste suivi du Convent maçonnique des Rites spiritualistes, organisés par Papus et Victor Blanchard ; il y fit même une communication en compagnie d’autres participants tels Phaneg.
      (Gérard Galtier in Maçonnerie égyptienne, Rose+Croix et Néo-Chevalerie)

      • 29 juillet 2013 à 15 h 42 min

        Il existe le prix Durville récompensant les  »meilleurs » magnétiseurs. Et souvent chez les magnétiseurs il y a une part de spiritualité, d’ésotérisme. Une recherche pour savoir si c’est un don, une faculté, un travail sur soi, lié au karma, une mission… J’ai quelques livres sur le magnétisme, certains ont trois siècles d’écart voir plus. Poser ses mains sur la douleur et demander au mal de s’en aller, peut on lire sur un papyrus.

        • 29 juillet 2013 à 15 h 53 min

          Bonjour Michel,
          En effet, dans ce domaine l’encre n’a pas fini de couler !

          • 29 juillet 2013 à 16 h 33 min

            Bonjour Lucie. L’encre coule et l’argent roule quant certains énergéticiens ou autres maîtres reiki font payer des sommes folles pour rien. Rares sont ceux qui transmettent ou initient réellement et ceux là ne donnent pas forcément des diplômes. Le reiki do est peu enseigné dans son intégralité, nous en avons qu’une parcelle, bien que déclinée à toutes les sauces. Mais c’est un autre débat.

            • 29 juillet 2013 à 18 h 08 min

              Aaaaah… çà oui !
              Si ce n’était pas à pleurer, on en rirait !
              Je ne vous connais pas Michel…
              Mais, bien à vous.

              • 29 juillet 2013 à 19 h 15 min

                Saint Michel archange ?

              • 29 juillet 2013 à 19 h 24 min

                Comment ça, Népo …
                Dans le salon de Monsieur Philippe, il ne peut y avoir que du beau monde !
                En douteriez vous ?

              • 29 juillet 2013 à 20 h 55 min

                Bien à vous aussi Lucie. On ne se connait pas mais vous pouvez me voir sur les hauteurs de Fourvière. Cela fait quelques mois déjà que nous partageons le même site. J’y viens assez souvent surtout pour les commentaires de Népo, qui peuvent être sérieux ou drôles et jamais prétentieux. C’est une bonne base pour parler de mr. Philippe, c’est plus sain que de jouer à l’exégète. En plus il cite ses sources et les partage. Mais ne lui jetons pas trop de fleurs.

              • 29 juillet 2013 à 21 h 22 min

                Aaah..çà oui !
                Pas trop de fleurs pour Népo…
                Quoique… Les gens qui se prennent trop au sérieux…Courage, fuyons !
                Comment çà ?
                Vous ètes déjà sur les hauteurs de Fourvière, Michel…
                Je crains de ne pouvoir vous rejoindre, les bas fonds sont encore mon pain quotidien.
                Bien à vous quand même . :)

              • 30 juillet 2013 à 8 h 47 min

                à Michel…sur les hauteurs de Fourvière ?
                c’est bien ça …la statue ?
                pas celle de la dame en or, l’autre…

      • 17 avril 2014 à 9 h 08 min

        Un heureux hasard (comme on dit) m’a fait retrouver ces échanges quant à Durville . Car mes recherches m’ont permis de découvrir le livre numérisé en pdf l’école pratique de magnétisme et de massage présentant l’enseignement du magnétisme, et justement préfacé par Papus (!) : chez Gallica de la BNF il suffit de poser la recherche suivante
        gallica enseignement du magnétisme durville

    • 30 juillet 2013 à 21 h 31 min

      Extrait de la dernière page du livre de Hector Durville: « Thérapeutique Magnétique »:

      ECOLE HENRI DURVILLE – inscrite à l’Université de France – 36 Ave Mozart Paris 16è
      Enseignement du magnétisme et de la suggestion.
      Fondée par Hector Durville en 1893 et dirigée depuis 1914 par Henri Durville, cette Institution s’est donnée pour but d’enseigner le magnétisme et la suggestion dans leurs applications multiples : expérimentales, éducatives, thérapeutiques.
      Les cours ont lieu d’octobre à juin;
      Notre Établissement est ouvert à tous, sans aucune limite d’âge et sans distinction de sexe ou de nationalité.
      Sont acceptés, dans les mêmes conditions, deux catégories d’élèves:
      – 1° Ceux qui désirent utiliser, dans un but professionnel les connaissances acquises;
      – 2° Ceux qui n’envisagent acquérir lesdites connaissances que pour leur satisfaction personnelle, sans vouloir en faire une carrière.
      Aux une et aux autres, l’enseignement est de nature à donner toute satisfaction.
      Ceux qui veulent se créer une situation sont assurés, une fois en possession du « diplôme de magnétiseur pratitien » qui est décerné en fin d’études, après examen, de pouvoir execrer « légalement » la profession de magnétiseur s’ils restent dans les conditions pour lesquelles ils sont préparés: être et demeurer des auxiliaires médicaux.
      L’enseignement donné à cette Institution, tant au point de vue théorique que pratique, a toujours préparé des praticiens qualifiés, ayant une haute conscience de leur devoir et dihgnes en tous point de la confiance ds malades et des médecins.
      Cette ligne de conduite, le soin tout particulier apporté à l’enseignement ont valu à l’Ecole Henri Durville unE reconnaissance administrative, un appui moral et des encouragements.
      En effet, depuis le 26 mars 1895, l’Ecole est classée parmi les établissements d’enseignement supérieur libre.
      Inscrite à l’Université de France, Sorbonne (n°77), elle est assujettie au contrôle universitaire.
      Cette reconnaissance justifie la valeur des enseignements donnés.
      L’École Henri Durville ne poursuit pas de but lucratif. C’est un établissement dépendant de l’Ordre Eudiaque, association déclarée, régie par la loi du 1er Juillet 1901.
      L’Ordre Eudiaque fait, lui-même partie des associations internationales placées sous l’égide de l’Organisme de Genève.
      Ce haut patronage moral est une nouvelle affirmation des buts élevés que poursuit l’École.
      Le caractère même d’un tel enseignement est d’exclure tout but commercial;
      L’École ne vise qu’à répandre, chaque jour davantage, des connaissances qu’elle estime devoir être utiles pour le bien de tous.
      Tous les professeurs prêtent leur concours dévoué.
      Cette situation met l’enseignement à la portée de tous ceux qui veulent s’instruire moyennant des frais réduits.
      Le programme détaillé de l’enseignement est envoyé sur simple demande adressée à
      Henri Durville 36 AVENUE MOZART PARIS 16è.

      Voilà..
      Je pense que ce « Haut patronage par l’Organisation de Genève » a nécessité des appuis et un « réseau » de connaissances particulier… A suivre…

      • 31 juillet 2013 à 6 h 44 min

        Hector Durville succéda à la direction du Journal du Magnétisme fondé par le baron du Potet. 1889 : Congrès du Magnétisme.
        1893 : Hector Durville fonde à Paris son Ecole Pratique de Massage et de Magnétisme, 36 ave. Mozart, dont une filiale ouverte à Lyon fut dirigée par le thaumaturge Philippe.
        Il fonda également une société spirituelle initiatique, l’Ordre Eudiaque, dont la vocation était de magnifier la personne humaine dans ce qu’elle a de plus élevé.
        Les recherches des adeptes de l’ordre étaient l’étude du pouvoir du magnétisme et de l’hypnotisme chez l’homme et l’homme et leur maîtrise.
        (Extrait : Science et Magie n° 50)
        Plus loin, on peut lire :
        Durant quelques décennies, le souvenir de Maître Philippe de Lyon, l’un des plus célèbres thaumaturges et des plus étranges voyants du XIXe siècle, s’était estompé dans les mémoires.
        Or depuis quelques années, des lettres et témoignages nous arrivent d’un peu partout, sur la « présence » physique du maître à nos côtés, sur sa réincarnation.
        Un retour annoncé par lui-même.

        • 31 juillet 2013 à 8 h 16 min

          Quand on pense que lorsque j’ai donné précédemment cette information sur le site, je me suis fait pratiquement traité d’ignare (mot poli) par des savants !

          • 31 juillet 2013 à 9 h 02 min

            Cette info, je l’ai noté exprès, par esprit de fraternité :
            Ainsi, nous sommes deux ignares, Népo !

        • 31 juillet 2013 à 9 h 01 min

          Lors de l’inauguration de l’école de magnétisme et de massage de Lyon en novembre 1895, Papus prononça le discours suivant :
          « Un jour , un homme est trainé devant les tribunaux ; on l’accuse de guérir ses semblables sans posséder de diplomes. L’envie et la calomnie se donnent libre cours, chargeant cet homme de tous les péchés imaginaires et évoquant devant les juges les images les plus injurieues pour un coeur pur et pour une conscience fière de ses actes. Détail pénible : la femme et la fille du malheureux , voyant leur honneur ainsi attaqué, sachant qu’un geste peut réduire les accusateurs au silence, qu’une simple parole peut arrêter ces odieux mensonges, supplient l’accusé de faire ce geste, de dire cette parole ! Il pleure mais reste silencieux. Il offre ses souffrances qui sont cruelles en expiation des torts que pourraient avoir ses accusateurs envers la Vérité et le Ciel.
          Cet acte dépasse l’humanité !
          Et qu’on ne croie pas qu’il s’agit là d’une impuissance car, cet effort que cet homme n’avait pas voulu tenter pour lui et faute duquel il avait été condamné, cet effort il le fit une semaine après en se déplacant à Villefranche pour défendre un malheureux magnétiseur.Et l’on vit le spectacle étrange d’un malheureux tribunal ne trouvant plus les pièces du procès et de témoins devenus subitement aphones, ce qui valut un acquittement haut la main de l’accusé.
           »
          Voilà je suis très très heureux de vous avoir fait partager ce texte d’un importance CAPITALE.

          • 26 janvier 2015 à 15 h 13 min

            Aucun doute ne subsiste quant à la création de l’Ecole de magnétisme de Lyon, rattachée à celle de Paris fondée par Hector Durville ; sa création a été réfléchie en octobre 1895 par Papus lui-même (qui dirigeait celle de Paris). Son fils en publia même le projet écrit de la main de son père où il est bien précisé que les statuts de Lyon sont les mêmes que ceux de Paris.
            Mais, à ce sujet, nous découvrons les dons de voyance de Marie Emmanuel Lalande (autrement dit Olga Marshall née Chestakoff) dans son ouvrage Lumière blanche. Elle préface ainsi l’un de ses chapitres : les notes qui suivent sont celles indiquées aux séances dites  » Cours de Magnétisme « . Je les transcris avec les dates.
            et elle détaille quelques paroles notées de Monsieur Philippe…
            jeudi 13 décembre 1894…le détail suit
            …dimanche 9 juin 1895…idem
            …Jeudi 27 décembre 1894…idem
            mais le comble est le Lundi 17 juin 1895 : le gouvernement ayant admis le magnétisme, il faut que l’école de Lyon domine les écoles de Paris et de Nancy…
            Voilà donc de fortes prémonitions, puisque l’Ecole ne commença ses cours qu’en Novembre 1895 après avoir été proposée par Papus en Octobre de la même année !

            • 27 janvier 2015 à 9 h 39 min

              Pour être précis et honnête, deux vertus nécessaires quand on se targue d’étudier des faits, qu’ils soient historiques ou non, il convient d’apporter la précision suivante : Mme Lalande ne prétend pas rapporter directement les faits mais écrit que les notes qui suivent sont celle indiquées comme prises aux séances dites « Cours de Magnétisme » et qu’elle les transcrit avec les dates. Honnêtement on ne peut donc lui imputer ces visions préalables à l’ouverture de l’ Ecole de Lyon. Dont acte.
              Il est par ailleurs à remarquer que, comme tous les personnages de cette saga, elle subit des déformations dans la présentation de sa vie : une réédition de son livre la présente en quatrième de couverture comme née Marie Olga Chestakoff à Moscou. Or, elle n’est pas née à Moscou mais à Odessa, les actes d’état-civil en font foi (mariage 1913 avec Emmanuel Lalande à Sainte Maxime+ différents recensements). D’autre part, toujours pour l’état-civil, son seul prénom était Olga (mariage 1913/différents recensements/naissance de sa fille/ convoi funéraire 1952 pour Loyasse).
              Enfin le père Léonide ne s’appelait pas Chestakoff mais Chestakow (ou ov). La confusion vient de la prononciation du ov russe ; ainsi on ne dit pas Romanov mais Romanoff. Là encore nous retrouvons l’orthographe Chestakow (ou ov) dans les différents documents tels acte de mariage, acte de naissance de sa fille Victoire, recensements, convoi funéraire.
              Enfin la généalogie de l’importante famille Chestakoff est publiée sur un site spécifique tenu à jour avec force détails par les descendants actuels : Léonide le père n’y figure nulle part.

            • 30 janvier 2015 à 13 h 23 min

              Nous lisons plusieurs autres données dont des « paroles » de Monsieur Philippe, dont on peut envisager qu’il ne les a jamais prononcées…..
              Des livres font référence à ce livret en évoquant qu’Olga a cependant fait partie des témoins les plus proches… Apparemment, plus c’était proche, comme ce qui constitue Vie et paroles, plus on peut etre amenés à réaliser que la rencontre avec Maitre Philippe fut un choc particulièrement puissant….

              • 30 janvier 2015 à 13 h 34 min

                J’ai un doute : ai-je bien lu que Vie et paroles était proche ?

              • 30 janvier 2015 à 13 h 45 min

                Pardon…les auteurs….je n’évoquais que les personnes ayant participé à sa constitution

        • 17 avril 2014 à 16 h 29 min

          Pour continuer sur Durville, son école et l’Ordre eudiaque, une thèse présentée et soutenue à l’Université de Paris Sorbonne a été pubiée par Paris V pour Doctorat en Sociologie sur l’émergence de la kinésithérapie en France à la fin du XIX ième et au début du XXième siècle. Et cette thèse aborde abondamment Durville , son oeuvre et ses pratiques.
          Elle est publiée en plusieurs parties et aborde ce sujet à partir de la page 496 dans sa troisième partie, chapite 9, § 9.2 :
          http://www.bium.univ-paris5.fr/histmed/asclepiades/pdf/monet3.pdf (je présente le lien en raison de la complexité pour le trouver)
          On peut y lire aussi au sujet de l’Ordre eudiaque :
          L’Ordre Eudiaque Association n°1696, 36, Avenue Mozart ; Ordre des Magnétiseurs psychothérapeutes
          24 avril 1952 n°52.630 ; les deux associations sont dirigées par Henri DURVILLE né le 30 novembre 1888
          décédé en 1963, magnétiseur fils d’Hector qui lui succèdera dans toutes ses activités. Il se déclare en qualité d’éditeur dans les déclarations de l’association de l’Ordre Eudiaque. Cette ordre vendra à Henri Durville l’immeuble où il habite du 36 avenue Mozart en 1961 pour la somme de 380.000 francs.

      • 31 juillet 2013 à 8 h 47 min

        Tiens, tiens, l’organisme de Genève ? S’agirait-il de la Société des Nations ancêtre de l’ONU ? Et dont l’un des médecins rattachés officiellement s’appelait…Léon Weber-Bauler ? Que j’ai longuement évoqué ici pour son livre paru en Suisse sous le titre de Philippe, guérisseur de Lyon à la cour de Nicolas II.
        Intéressant tout cela…

  • 30 juillet 2013 à 9 h 35 min

    Bien vu, Népo! C’était en suite du 29 à 19’15 ».

  • 30 juillet 2013 à 9 h 35 min

    Il s’agit peut-être de la Maison Diocésaine sur les hauteurs de St Irénée qui acceuille aujourd’hui la radio :RCF
    Autrefois, c’était le couvent St Michel. Refuge pour jeunes filles « à redressées » me semble t’il.

    • 30 juillet 2013 à 9 h 38 min

      Ben zut alors !
      J’ai encore tout faux ;)

    • 30 juillet 2013 à 10 h 48 min

      RCF Saint Irénée ? Tout a brulé le 30 décembre !

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