Jésus Christ et Maître Philippe Maitre ascensionné

Maitre Philippe maitre ascensionné philippedelyon.frMaitre Philippe de Lyon se retrouve au milieu des maitres ascensionnés!
Le choc est grand de découvrir que Nizier Anthelme Philippe se trouve catalogué dans les impressionnants messages reçus par les canalisations du nouveau genre.

Une pointe d’explication: On peut poser en effet la question: qu’est ce qu’un maitre ascensionné?
Un maitre dit ascensionné, serait, selon les lectures, une personnalité, dont les actes de dévouements sur terre ont été tels, qu’à leur décès, ils ont ascensionnés, pour rejoindre leur origine divine.

Il nous vient une question, peut-être innocente, mais que nous poserons quand meme:
Comment savons-nous que ces personnalités ont ascensionné, comment savons-nous leur origine divine? Comment savons-nous ce qui s’est passé, dès leur décès?

Parce que l’humain, quelque soit son âge, a un besoin irrépressible d’être guidé. Peut-on rêver mieux que d’un maitre ascensionné, pour tenir ce rôle ?
Alors même que nous ne connaissons pas notre propre degré d’évolution, comme peut-on avancer qu’un être humain peut être un maitre ascensionné?
Quelque soit le nom donné à ces propos rapportés d’on ne sait quelle sphère, force est de constater cette récupération à grande échelle. Avec bien d’autres tels Padre Pio ou Jean Marie Vianney, le curé d’Ars, pour ne citer que ceux déjà évoqués précédemment sur le site, mais pas forcément pour les mêmes raisons.
Padre Pio-Francesco Forgione site Maitre Philippe de Lyon Bien des mouvements ou des personnages avançant des prétentions tous azimuts ont franchit un certain nombre de limites, qui pour vendre, qui pour propager des idées dont l’origine est plus qu’incertaine.
Leurs références ne se limitent pas à Maitre Philippe, mais couvrent un horizon plutôt large. Sont ainsi récupérés par exemple, Mahatma Gandhi, Peter Deunov, Omraam Mikhaël Aïvanhov, l’Abbé Pierre, Jean Paul II, ou même Martin Luther King, pour n’en citer que quelques uns….Nous allions oublier Mère Thérésa et Nelson Mandela!

Nous avions déjà évoqué le Padre dans une référence précédente, à l’occasion d’une marque déposée, puisqu’il a été, aux côtés de Nizier Anthelme Philippe, embrigadé dans des créations de cosmétiques et autres onguents aux vertus exceptionnelles puisque diffusant rien moins que des pouvoirs de guérisons miraculeuses. Leurs noms respectifs se retrouvent ainsi côte-à-côte, sur les produits vendus, mais sous la seule appellation de « Maitre Philippe… ». Comme nous l’avancions sur le précédent fait, ce nom est probablement plus vendeur, que celui de Padre.

La preuve que oui, puisqu’on trouve un florilège impressionnant de Maitre Philippe en tant que « Maitre ascensionné ».
Eh oui, c’est une découverte: le mot « Maitre » fait vendre plus que tout autre. C’est même un vocable tellement vendeur que nombreux d’entre eux ont choisis ce titre ou ce nom, pour monnayer un service ou un produit ou faire croire à un mirage.

Sans compter les personnes qui, moyennant finances, parce que bien-sûr, ils font payer, pour discuter dans le cadre d’un rendez-vous avec Philippe de Lyon, font croire qu’ils vont faire passer des messages.

Il est vrai qu’à force de lire dès les premières publications, que Monsieur Philippe a réalisé des miracles comme le Christ, qu’un portrait établit par un disciple le présente comme s’il était le Christ réincarné, même si le moment de la réalisation de l’oeuvre pose quelques problèmes.
….En aparté, à ajouter au fait qu’il était appelé Maitre, de son vivant par ses disciples et amis, contrairement à ce qui est affiché ici et là sur internet….Cette appellation de Maitre fera l’objet d’un article –Maitre Philippe appelé Maitre– parce que ce genre de désinformation n’a plus lieu d’etre….fin de l’aparté.

Il n’en faut pas plus pour le voir récupéré par des individus, peut-être pas forcément pour certains, très conscients de la responsabilité qu’ils ou elles prennent en faisant croire l’impensable, et dans d’autres cas, à vraiment prendre les gens, pourtant en souffrances, pour des portefeuilles sur pieds. Nous nous obligeons fortement à garder un vocabulaire châtié pour cette dernière expression.

Et que l’on ne vienne pas rendre le site responsable de cet état de fait. La situation est très antérieure à la création de ce dernier.

Il suffit pour s’en rendre compte d’entrer sur un moteur de recherches -à la date de la rédaction de cette publication, en 2015- la requête: « Maitre Philippe de Lyon Maitre ascensionné »….
La quantité de résultat et de propos plus ahurissants les uns que les autres va à votre tour, vous permettre une ascension que l’on peut assurer vertigineuse, qui peut passer par des sueurs froides sur certaines lectures, à des nuages rose pour d’autres, quand ce ne sont pas des propos venant, de façon certaine, d’autres galaxies…Si si, c’est écrit.
Vous êtes assuré d’une sensation forte rien qu’à l’affichage de la quantité de résultats.
L’un d’eux a la présence d’esprit si l’on peut dire, de publier un très long article sur le problème de la fiabilité des sources des messages reçus….. ça ne manque pas de piquant.

Qui parlait de discrétion et du fait de garder Philippe sous le boisseau????….Si vous croyez que personne n’a osé s’exprimer sur le sujet, sortez juste un peu la tête du sable, dégagez vos yeux des écailles qui les recouvrent, ou vos oreilles, pour qu’elles entendent l’impensable!
Sans compter ceux qui prennent carrément la parole en son nom ; voire même avancent des pouvoirs de guérisons, annoncés par voie de presse…..Eh si.

Eh bien, il y en a qui se sont chargés de sa communication à votre place. Vous vouliez le garder bien secrètement dans les articles bien sages, dans des publications plus ou moins discrètes. Seulement voilà, pendant que vous vous échiniez à cacher on ne sait quoi, eux, ils ratissent le plus largement possible, comme on peut le constater avec les quelques noms identifiés en haut de cette étude.
Voilà le constat effarant qui s’offre aujourd’hui, aux yeux de qui d’ailleurs?
Internet n’est pas le lieu pour parler de Monsieur Philippe……Permettez moi de…
Le fait doit remonter à bien des années, juste plus visible avec l’avènement de cet immense réseau qu’est le web. On trouve ainsi bien plus facilement un Maitre ascensionné qu’un livre sur Philippe de Lyon.

Voilà comment est traitée l’image de Monsieur Philippe, voilà comment a été remis au gout du jour, de l’époque son message passé au travers de canalisations qui lui ont donné un aspect au moins surréaliste.

Malgré de notables recherches sur les images innombrables d’ascensionnés de toutes sortes, néanmoins plutôt stationnaires sur les représentations du Christ, quelques fois de Peter Deunov, ou d’Omraan, nous n’avons pas trouvé de portrait de Monsieur Philippe destiné à cet usage si particulier. D’autant plus étonnant si on considère le nombre qualifié plus haut sur cette page, incroyable, de réponses sur la requête lancée sur Google. Quoique l’image illustrant cette étude semble quelque peu appropriée au sujet abordé.

Quel constat ……, pour ne pas dire bien plus…

L’humain seul est capable de donner les plus grandes illusions à ses voisins, qu’il devrait aimer comme lui-même.

Le saviez-vous? Etes vous surpris?

Cette étude est intégrée au chapitre de Mr Philippe support publicitaire

Modification mai 2015: https://www.philippedelyon.fr/philippe-de-lyon-appele-maitre-de-son-vivant-par-ses-disciples-5764/

A préciser que pour cette donnée comme pour nombre d’autres, des personnes tout à fait sérieuses et très sincères, évoquent également Maitre Philippe, Maitre ascensionné…. Ce qui donne à penser qu’il en faut pour tous les estomacs.

Scandale de la Légion d’honneur affaire des décorations

La légion d’honneur, dans le premier trafic des décorations. Quand la médaille de l’ordre de la légion d’honneur, devient un immense scandale de la première affaire des décorations à l’Elysée.

affaire des décorations site philippedelyonfrLa première victime, le président de la République, Jules Grévy contraint de démissionner dans le tout premier scandale dit des décorations… pendant les séances de guérisons accomplies par Monsieur Philippe ….en 1887!

« …Vous les appelez les hochets, eh bien c’est avec des hochets que l’on mène les hommes…. » Napoléon Bonaparte

Nous sommes en 1887, et à cette époque, les décorations sont à ce point distribuées, en cette dernière partie de ce XIXe siècle si riche en avancées notamment industrielles, qu’elles en sont devenues un objet de trafics en tous genres.
Ce sont ces hochets, ou considérés comme tels par l’Empereur, qui vont provoquer la chute du président de la République…

L’humain a manifestement un besoin de reconnaissance si puissant qu’il en arrive à être capable de trouver n’importe quel moyen d’en obtenir. En tout état de cause , en cette occasion, l’argent ne fait pas défaut.

Des distinctions de toutes natures, comme les titres nobiliaires ou autres noms à particule, sont prisés par nombre de personnes… Même si on les cache. Certains ne les sortent que dans les seules cérémonies dans le cadre desquelles, il est possible de les exhiber, d’autres en font étalage.

Ces derniers cependant, doivent se dire que de les montrer, va les servir, va aider leur image de professionnel reconnu.
Ils ne les cachent…pas du tout, au contraire, n’hésitant pas à se faire « tirer le portrait » selon l’expression consacrée, avec les médailles et autres colifichets.

A l’époque, la quête de ces décorations est particulièrement forte. La plus prisée étant incontestablement la plus célèbre: la médaille de la Légion d’honneur.
Cette dernière a été créée par l’Empereur dans les premières années du 19e siècle. La récente révolution de 1789 ayant supprimé une bonne partie de ce qui passait pour des privilèges : les décorations.
Napoléon Bonaparte justifie son institution avec cette phrase qui semble de circonstance:
« Je vous défie de me montrer une république, ancienne ou moderne, qui savait se faire sans distinctions. Vous les appelez les hochets, eh bien c’est avec des hochets que l’on mène les hommes. ». C’est pour cette raison qu’il a crée ce titre honorifique en 1802, avec comme principale obligation pour espérer en être digne:
«Conduite civile irréprochable et méritante ou faits de guerre exceptionnels après enquête officielle. »

Le scandale devient l’affaire des décorations

Un scandale des décorations, ou comme la nommeront certains articles de journaux:  l’affaire des décorations finit ainsi par éclater en 1887, en France, dans une époque où ces « bibeloteries » battent donc leur plein.
Le fait atteint une telle ampleur, que par exemple, le journal le Gaulois reprend des citations:
une attribuée à Napoléon mais rapportée par un témoin:
« C’nest pas pour ça, parol’ d’honneur, que j’ai fondé la Légion d’honneur« ,
ou encore:  » Jadis, on était décoré et content. Aujourd’hui, on n’est décoré que comptant ! « (Mme Limouzin)

Le gendre du président de la République de cette 3e république, Jules Grévy, se met en tete que cela peut lui rapporter, tant pour lui que pour ses entreprises. Surnommé « Mr Gendre » par les journaux satiriques de l’époque, mais affairiste avant tout, il va donc organiser dans les murs du sous-secrétariat aux finances dans un premier temps, où il siège, avant de s’implanter dans un bureau du Palais de l’Elysée, après l’élection de son beau-père à la présidence, un véritable trafic de décorations.
La presse titre sur « Le scandale des décorations« …
En réalité, seule la medaille de la Légion d’honneur est, à l’honneur ; c’est le cas de le dire.
Environ 22 000 demandes ont été honorées ou sont en passe de l’être.
Il faut tout de même débourser en moyenne entre 25 et 100 000 francs de l’époque pour obtenir le Sésame.
Seuls donc les plus aisés peuvent y avoir accès.
Certains sont pourtant déjà porteurs de titres nobiliaires ou de distinctions, mais c’est très très à la mode, donc on en veut toujours plus.
Une petite enquête dans les articles, permet de découvrir que le trafic a démarré avant l’élection de Jules Grévy à la présidence. En effet, jusqu’à son élection à la présidence, M. Grévy intervenait personnellement dans les procédures. Son élection à la tête de l’Etat l’aurait poussé à se mettre en retrait et à prendre un avocat. Son gendre continue sa « petite affaire », avec un certain nombre de complicités.
Il va proposer des participations dans les entreprises dont il est propriétaire, donnant ainsi à l’obligé, la sensation de participer à une entreprise, d’être ainsi en conformité avec la condition principale d’attribution: « conduite méritante »

Mais, où monsieur Philippe intervient-il dans ce scandale des décorations?

Philippe de Lyon et la légion d’Honneur

scandale légion d'honneur site philippedelyonfrSur ce sujet, nous trouvons dans le livre d’un des témoins: « Il est intéressant de souligner que la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur délivra le 2 août 1902, sous le n° 25905, l’autorisation du port de cette décoration à « M. Philippe Nizier, Médecin en Russie »
Cependant, dans un autre livre, récent, il est indiqué qu’aucune trace de ce document n’existe…..

Nous ne pensons pas que Monsieur Philippe en avait en quoi que ce soit besoin. Même si le nom de Philippe d’Arbresle a été utilisé, comme on peut le lire sur La thèse de doctorat, du Docteur Philippe, fait Chevalier

…Ce détail de la particule interpelle tout de même.
Dans son entourage amical, cité dans la dédicace de cette étude, nous trouvons plusieurs personnes qui vont être à l’origine d’une partie des honneurs reçus. Or, les premiers écrits évoquent à peine ces « honneurs ». Nous n’en trouvons en effet que bien peu de traces, si ce n’est donc, comme le dit l’article, sur le dessus du document.

Nizier Anthelme Philippe a, plutôt logiquement, reçu un certain nombre de titres, diplômes et autres décorations, avant et bien après 1884. Ces distinctions sont quelques fois, une façon de remercier, de féliciter…de dire, « nous vous connaissons, mais nous ne pouvons vous reconnaitre officiellement »
Il semble pourtant évident qu’il est intervenu, auprès de nombre de personnalités politiques, de familles royales, notamment des cours européennes. Ces faits sont très peu évoqués, et pourtant ne laissent pas tellement de doutes sur leur réalité. Il n’y avait pas beaucoup de possibilités de le remercier. Les « hochets » ont donc du remplir plus d’une fois ses tiroirs.

Donc, quand nous lisons cette citation :
« Si un prince vous donne une DECORATION, portez-la pour ne pas lui faire de peine ; c’est un hochet que l’on déposera une fois chez soi. Mieux vaudrait qu’il n’y en eût pas. »
….Monsieur Philippe sait vraiment de quoi il parle.
Il recevra en effet des décorations, tout au long de sa vie. Et manifestement, il n’est pas le seul.
Nous ne pouvons affirmer que Nizier Anthelme ait dit cette phrase, que nous ne trouvons, rappelons-le que dans un seul livre.
Serait-ce à cause de cette phrase, que les livres auraient fait le choix d’évoquer le moins possible les honneurs reçus?
Comment en effet, expliquer les décorations, acceptées, alors qu’une phrase sortant de sa bouche, condamne ces même titres….?

Petite aparté pour une interrogation:
Nous noterons que nous retrouvons le mot « hochet » dans la phrase, dont le contexte historique nous rapporte qu’elle aurait été prononcée par Bonaparte, pour plaider l’institution de cette médaille. L’enjeu était de taille et chaque argument devait porter auprès du Conseil d’Etat.
Peut-être Philippe aura-t’il repris le propos de Bonaparte? Cette possibilité est d’autant plus envisageable qu’à l’époque-même de cette affaire dite des décorations, Nizier Anthelme a déjà reçu un grand nombre de titres honorifiques …..Fin de la petite aparté.

Sauf qu’à trop en vouloir, on finit par se brûler.
Plusieurs articles sur cette affaire de trafic de décorations existent. Le scandale politico-financier, fin 1887 est immense, et provoquera un ras de marée à la hauteur des faits découverts, tel que le président Grévy, après des semaines de résistance, et de tentatives avortées de sauvetage de son gouvernement, est contraint à la démission…!!
Lui succédera Sadi Carnot, qui aurait eu, selon les sources, d’autant plus de suffrages qu’il aurait refusé, en tant que ministre des Finances, des recommandations…Plusieurs adversaires politiques de Jules Grévy vont profiter de l’occasion pour asseoir leur influence sur un Etat en totale déconfiture

Le parlement est en ébullition. Nombre de députés notamment sont concernés de près ou de loin. Certains craignent une autre révolution. La dernière n’a qu’un siècle.

Les suites

La notion juridique de trafic d’influence, semble être partie de cette affaire. Ce scandale en est un remarquable exemple.
L’enquête n’a peut-être jamais vraiment aboutit. Entre le nombre d’escrocs mis ou non en cause, et le nombre d’escroqués, sans compter les implications dans les plus hautes sphères, vont mettre à mal le monde des décorations, sans oublier les milieux tant affairistes que politiques, friands de ces hochets.

Une commission a apparemment été créée qui publie encore en 1892….soit 5 ans après la découverte des faits.
La presse se fait écho de l’enquête, et évoque encore l’affaire, des décennies plus tard, en 1921.
Ils sont peut etre annonciateurs de l’affaire suivante, toujours de décoration, qui se déroulera elle, dès 1926.

Dans le cadre des recherches, une croyance bien ancrée s’est avérée être une idée reçue, sur le fait que ce titre est obtenu sur demande! Le site de cette célébrissime décoration, informe qu’il n’en est rien.
A ceci près que selon Wiki, depuis 2008, il est possible de la demander…pour quelqu’un d’autre. Une enquête s’ensuit, avec la réunion de dizaines de témoignages.
En 1912, c’est en Belgique cette fois qu’éclate le scandale de la Légion d’honneur.

L’affaire des décorations est malheureusement toujours d’actualité…

Même si la forme est différente, comme l’a fait remarquer ces dernières années un grand quotidien relatant une affaire, impliquant à nouveau, une personnalité au plus haut niveau de l’État.
Le quotidien titrant ainsi l’article :
En 1887 déjà, le scandale des décorations….

Nous profitons de cette publication pour indiquer que les multiples articles et indications en ligne, évoquant notamment une parution du journal le Gaulois, reprenant en titre la première citation énoncée en haut de ces lignes, dont l’auteur serait Alfred Capus, ne sont pas exactes. L’article auquel il est fait référence n’est pas davantage en date du 7 octobre 1887, puisqu’aucun article avec ce titre ni cet auteur, pour ce jour précis n’a été publié sur ce quotidien de l’époque. L’un des articles le plus proches est en date du 16 octobre, avec notamment les citations sur le sujet des décorations. Ce journal a suivi l’affaire, dans une bonne partie de ses ramifications, mais nous n’avons pas trouvé trace de l’article sur lequel bien des quotidiens ou revues d’aujourd’hui se seraient basés…
La citation n’est pas davantage de l’auteur dramaturge indiqué. Dans le même journal, a été publiée une petite liste de citations, relatives aux décorations. La citation « jadis…. » y figure bien, mais son auteur est publié dans le journal.

…Selon certains écrits, dont l’affichage sur le Gaulois, l’auteur de cette phrase, devenue citation, Mme Limouzin, serait la tenancière d’une maison close, au sein de laquelle une perquisition a lieu. Des documents sont alors saisis, qui vont interpeller par leur teneur et enclencher l’affaire dite des décorations.
Le journal n’est pas le seul, loin s’en faut à suivre et publier sur le sujet. Plusieurs autres, dont le Tintamarre, tirent à boulet rouge sur le sujet.
Les dessins satiriques ne se gênent pas non plus.
On peut penser que c’est à cette occasion que le surnom de « Mr Gendre » sera donné à Daniel Wilson, du fait, nous l’aurons compris, de sa position d’époux de la fille du président Grévy.

La presse joue un grand rôle dans la démission du président Grévy, mais pas uniquement. De nombreuses personnalités de premier plan sont impliquées. Ce sera l’occasion pour les détracteurs du pouvoir en place, de tout employer pour démettre la présidence.
Jules Grévy va multiplier les tentatives de constituer une nouvelle équipe, mais toutes ses demandes seront refusées par les intéressés. C’est une crise politique, sociale, financière sans précédent, pour ne pas dire, très grave, qui secoue en effet les plus hautes sphères de l’Etat, comme toutes les classes sociales dites les plus élevées, … 50000 décorations, cala implique par défaut un grand nombre d’implications.

Les assemblées sont très inquiètes, surtout en voyant revenir, sans aucun scrupule, Monsieur Wilson, qui continue d’occuper son poste de député.
Quant à ce dernier, il sera à peine inquiété par la justice…Certes, il y a procès, mais il fait appel, et gagne: le trafic d’influence n’existe pas encore en tant que notion juridique, même si on la trouve nommée ici et là, et surtout ne sont alors condamnables que les fonctionnaires. Le statut de Mr Wilson n’est pas assimilé à cette fonction. Il peut meme se représenter à la députation et être réélu à deux reprises dans un hémicycle dans lequel il est évidemment très mal vu. Mais peu lui importe ; c’est avant tout un affairiste.

Les termes employés par le journal satirique de l’époque le Tintamarre ; peut-être l’ainé du journal Canard Enchainé de notre époque, dont on peut penser qu’il est très lu, seront à ce point remplis de critiques et d’acidité à l’égard de ceux qui veulent à tous prix porter une décoration, quelque soit ce qu’il en coutera, qu’il deviendra difficile, selon la presse, pour tous les « décorés » vrais et faux, de porter leur décoration.

Nous en terminons avec une anecdote, pas forcément connue, et qui trouve sa source, sur wikipédia, sur la fiche de la décoration, indiquant en bas de page, quelques refus de cette haute distinction, dont, nous le découvrons, une personnalité étonnante déjà évoquée sur le sujet Monsieur Philippe: Le curé d’Ars et Philippe de Lyon:

Le curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney, fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1855, à son insu : la demande en avait été faite par le sous-préfet de Trévoux et le préfet de l’Ain. Il la refusa au motif que la croix ne rapporterait pas d’argent pour les pauvres. Malgré ce refus, la chancellerie de la Légion d’honneur lui envoya la croix sans demander l’argent. En définitive, il ne la porta jamais mais elle fut posée sur son cercueil
Nous ne savons cependant pas si cette petite histoire a un quelconque caractère authentique

Rien ni personne, pas plus que cet article n’ayant la prétention d’être parfait, si malgré toutes les précautions et les soins pris dans le déroulement de l’enquête ayant abouti à ces propos, il s’avérait que des erreurs se soit glissées dans les données et faits énoncés, ou pour compléter, n’hésitez pas à en faire la remarque.

Etiez-vous au courant de cette affaire? Avez-vous déjà trouvé des allusions à cet épisode historique? dans des livres ou sur quelles sources?

Le site, encore une fois, par sa neutralité, peut aborder des sujets touchant de près ou de loin Monsieur Philippe, sans aucunement manquer de respect, ni envers le lecteur, ni envers la mémoire de Philippe de Lyon.

Sources, accessibles en ligne:

Journaux le Gaulois et le Tintamarre numérisés sur gallica
Wikipédia (sous toute réserve d’une quelconque donnée exacte)
Plusieurs quotidiens, dont le journal Libération, le site de la revue Historia,
Le site France-pittoresque, qui indique en tete d’article: « Extrait de « Le Tintamarre » paru le 12 février 1888 »
Un livre cité dans la la bibliothèque des allusions, depuis lequel cet article a débuté

Le saint curé d’Ars Jean Marie Vianney

Cure d'Ars Jean Marie Vianney philippedelyon.frLe curé d’Ars et Monsieur Philippe de Lyon: légende ou (im)possible réalité?
Certains livres avancent le fait que Marie Philippe, a rendu visite au curé d’Ars, pendant qu’elle attendait son premier enfant ; le futur Nizier Anthelme Philippe. Jean-Marie Vianney lui aurait alors annoncé la naissance d’un fils très élevé. Nous ne cherchons pas à affirmer que cette hypothèse est forcément impossible, mais à seulement établir que l’on peut avoir des doutes sur certains aspects de cette histoire.

Historiquement, les faits sont possibles

Du point de vue de l’histoire, cette histoire peut s’être déroulée, quelque part, entre le deuxième semestre 1848 et début 1849. Jean-Marie Vianney exerce en effet son ministère depuis déjà des décennies.
Sans prétendre en quoi que ce soit, brosser une quelconque esquisse de ce que fut cette personnalité extraordinaire, notre propos est d’approcher en quelques mots, pourquoi Marie Philippe née Vachod pouvait avoir bien des raisons de se rendre auprès du celui qui allait devenir un des Saints les plus célèbres de France.
Pour se faire, voici un extrait de ce que nous relate le site du Vatican, que nous avons choisit, en regard de soi-disants propos émanant du Pape Jean-Paul II sur le sujet, repris ici et là sur internet:

« …Jean-Marie Baptiste Vianney est mort à Ars le 4 août 1859, après une quarantaine d’années de dévouement épuisant. Il avait soixante-treize ans. A son arrivée, Ars était un petit village obscur du diocèse de Lyon, aujourd’hui de Belley. A la fin de sa vie, on y accourait de toute la France, et sa réputation de sainteté, après son rappel à Dieu, a vite attiré l’attention de l’Église universelle. Saint Pie X le béatifia en 1905, Pie XI le canonisa en 1925, puis, en 1929, le déclara saint patron des curés du monde entier. Lors du centenaire de sa mort, Jean XXIII écrivit l’encyclique Sacerdotii nostri primordia pour présenter le Curé d’Ars comme modèle de vie et d’ascèse sacerdotales, modèle de piété et de culte eucharistique, modèle de zèle pastoral, et cela dans le contexte des besoins de notre temps…. »

Nous pouvons alors comprendre que les pèlerins se déplacent, quand ils le peuvent, pour aller avant tout, voir le curé et, assister à une messe et se confesser.

Il y a donc au moins une trentaine d’années, en 1848, que la commune d’Ars et son petit curé sont connus.
Même si les villageois ne se déplacent que très peu, voire très rarement, ils ont entendu parler de tout ce qui se passe à Ars.

Le monde rural est, le plus souvent, en situation de grande précarité. La plupart des habitants ont l’habitude de se « serrer la ceinture » selon l’expression consacrée. Le mode de vie peut y être extrêmement rude.

Alors voyager…….
L’histoire, ou plus précisément, le contexte historique, dit même que les premiers trains circulent.
Oui, certes, mais à quel prix? Sans compter un tout petit nombre de dessertes. Seules en effet, certaines grandes villes sont concernées
La première gare de Lyon par exemple n’ouvrira qu’en 1884. Or, le fait qui nous occupe remonte à 1848-1849, et qui plus est, se situe en pleine campagne.

Voyager coute cher

N’est-Il pas dit dans les livres, que la famille a très peu de moyens? Nous trouvons « famille modeste », quand ce n’est pas « de pauvres paysans », à peu près partout. Cet aspect économique n’est évidemment pas négligeable.
Si nous lisons quelques témoignages des particuliers qui peuvent rendre visite au curé, il est dit, que les habitants qui n’ont pas les moyens d’un tel voyage, chargent d’un message à l’attention de Jean Marie Vianney, le chanceux, ou la chanceuse, qui a la possibilité de pouvoir se rendre à Ars.

En 1849, nous sommes encore loin de l’arrivée d’un quelconque train, même à Lyon. La plupart des habitants, ne sont jamais sortis de leur village.
Nous trouvons même une allusion à cet état de fait, dans le livre « Révélations, Entretiens spirituels sur le Maitre Philippe », dans une partie relative aux « différentes facettes de la vérité ».

A la vue de ces éléments, nous ne pouvons donc, raisonnablement, envisager que Mme Philippe ait emprunté ce moyen de transport, pour se rendre du lieu-dit Rubatier, au village d’Ars.
Peut-être s’y est-elle rendue à pieds. Mais cette probabilité est peu envisageable, même si nous tenons compte du fait que le curé d’Ars voyageait, selon les récits, de cette façon ; quelque soit la distance.
Des heures de marche séparent les deux communes.

Pourtant, le fait de cette révélation est relaté, et répété dans les premiers livres. Très peu de différences entre les versions….Pour une fois.

Dans les livres

Voici en effet ce que nous rapportent ces lectures:
« Vie et paroles de Maitre Philippe« :
« Lorsqu’elle l’attendait, sa mère fit une visite au curé d’Ars qui lui révéla que son fils serait un être très élevé. Lorsqu’approcha le moment de la naissance, elle se mit à chanter en tenant à la main une branche de laurier. Il faisait un orage épouvantable ; on crut un moment que le village allait être emporté. Puis on vit une grande étoile très brillante. On revit cette étoile le jour de son baptême qui eut lieu à l’église de Loisieux, et le curé en fut frappé. »

« Maitre Philippe de Lyon, thaumaturge et Homme de Dieu » quant à lui nous dit:
« Né de parents français – Joseph PHILIPPE (1819-1898) et Marie née Vachod (1823-1899)
– Nizier Anthelme PHILIPPE vint au monde, en 1849 {9}, au lieu dit « les Rubatiers » hameau d’un petit village de la Savoie, nommé « Loisieux », près de Yenne, à la limite du département de l’Ain. Cette naissance eut lieu dans une humble maison de paysans pauvres. Pendant toute la durée de l’accouchement proprement dit Marie Philippe qui, antérieurement, avait rendu visite au saint Curé d’Ars, pleine d’allégresse, chanta doucement ; elle ne ressentait aucune douleur {10}. Le curé d’Ars lui avait d’ailleurs annoncé que son fils – car il avait parlé d’un fils et non d’une fille – serait un être très élevé. »

Nombre de témoignages et récits existent sur et autour du sujet du saint curé d’Ars. Peut-être y figure-t’il un passage relatif à cette visite?
Le propos n’étant pas de déclarer, et encore moins d’affirmer l’impossibilité de cet évènement.
Le doute étant quelque peu permis, si quelqu’un peut apporter une preuve, un élément, une donnée ; il serait bien d’enrichir le sujet avec une source fiable.

Sans totalement sortir du sujet, pour le cas où la question se poserait d’une éventuelle rencontre entre le curé d’Ars et Monsieur Philippe, Nizier Anthelme avait 10 ans au moment du décès, le 4 aout 1859, de Jean-Marie Vianney…

Nous terminerons avec une citation, malheureusement d’actualité, du « Petit curé d’Ars »
« Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes. »….

Jean Marie Vianney Cure d'Ars philippedelyon.fr

Sources:

Les livres sont listés dans la bibliographie
L’image du haut est extraite d’une video
L’illustration du bas est une photo faite par un ami du site.