Jean Chapas sauvé par Maitre Philippe

Jean Chapas site Maitre Philippe philippedelyon-frJean Chapas sauvé par Maitre Philippe de Lyon

Le fait relaté relève de l’extraordinaire, d’une intervention que l’on ne peut que qualifier de miraculeuse: une résurrection…
Cette anecdote, touche celui qui deviendra le principal et premier disciple de Philippe de Lyon: Jean Chapas.

Nous précisons que seul le premier récit raconté dans les livres est ici exprimé. Certains livres nous rapportant quelques fois que Monsieur Philippe aurait sauvé à deux autres reprises Jean Chapas ; bien des années après.

Sur cette guérison miraculeuse touchant à celui qui deviendra le Caporal, nous notons évidemment que les sources ne sont pas davantage d’accord entre elles, que pour plusieurs autres faits.
A la vue des extraits suivants, nous pouvons meme nous demander s’il n’y en aurait pas d’autres. Il n’est pas certain que toutes ces anecdotes ne concernent que Jean Chapas. Pourquoi alors, compte tenu du caractère exceptionnel de ces interventions, n’y est-il pas fait davantage référence et avec bien plus de précisons?

Plusieurs versions sont ainsi rapportées, par des témoins qui sont très certainement sous le choc d’un acte extraordinaire. Il est alors normal d’en trouver différentes facettes. Un seul récit, le premier est fait par un témoin direct…….A ceci près, qu’il soulève un certain nombre de questions comme nous allons le voir.

Voici une version:

« Le début de notre histoire se situe dans une cour où des menuisiers s’affairent à préparer un cercueil. Un petit cercueil.
Pour un enfant. J’étais l’un de ces menuisiers. Deux médecins sortent du petit immeuble par la porte principale et sont encore en pleine discussion.
–On n’a vraiment rien pu faire pour le sauver, cet enfant ! La science est encore bien faible !
–De toutes façons, même prévenus plus tôt, nous n’aurions pas pu le sauver. Je crois avoir diagnostiqué une méningite fulgurante.
Et vous, cher confrère ?
–Vous avez sans doute raison.
Puis insouciants : « pas vraiment mauvaise cette petite eau de vie que nous servi le père Chapas!»

Jean Chapas sauvé par Maitre Philippe site Maitre Philippe de Lyon philippedelyon-frIls s’éloignèrent dans la cour et continuèrent à pavoiser sans plus penser à l’enfant ni à la douleur des parents.
Je secouai la tête en les regardant partir. Les deux docteurs passèrent le porche quand aussitôt deux jeunes hommes les croisèrent, comme pressés.
–Il est mort il y a déjà quelques heures. J’ai mis du temps à te trouver ! Il y a eu un coma avant a dit le docteur… tu sais ce que c’est, toi, un coma ?
–Ce n’est rien, ce n’est rien. Pressons nous.
Ils s’arrêtent devant la porte et frappent. On ouvre. Un homme, d’une quarantaine d’années, les fait entrer. Manifestement, ils se se connaissent.
–Monsieur Claude (poignées de main) m’a appris la nouvelle. Nous sommes venus vous présenter nos condoléances, à vous et à Madame Chapas.
–Oh, comme tu es bien gentil, Nizier.
Nizier Philippe salua Madame Chapas qui ne dit rien.
–Viens, mon garçon, il est allongé sur son lit.
Ils montent l’escalier. La mère qui les suit les dépasse dans le long couloir et leur ouvre la porte.
Nizier Philippe entre dans la pièce, se signe, fait asseoir tout le monde, cherche autour de lui madame Chapas et lui demande:
–« Me donnes-tu ton fils maintenant ? »
Elle lui répond : « oui » sans bien comprendre ce qui est qui arrive ; alors Nizier Philippe s’approche du lit, se concentre, debout, puis lance : « Jean, je te rends ton âme ! »
Et l’invraisemblable se produit. Le défunt, blanc, reprend à mesure sa couleur de vivant, voit Nizier Philippe et lui sourit.
Émotion et joie dans l’assistance.  »

Récit dont nous pouvons convenir qu’il ne peut que soulever un certain nombre de questions…Comme par exemple:

  • Comment sait-il d’où viennent les médecins? Ou même, qu’ils sont médecins?
  • Nous notons la présence de deux médecins….Les parents sont dits d’origine modeste, mais peuvent faire venir deux médecins? Le milieu ouvrier, dont les sources nous ont donné des détails qui semblaient sérieux, n’a pourtant pas les moyens à l’époque ; et seuls quelques bourgeois plutôt aisés peuvent s’offrir un tel luxe.
  • S’il assiste à toute la scène, c’est parce qu’il a suivit les deux jeunes gens qui viennent d’arriver, dont il ne sait pas du tout, au départ, qu’ils viennent voir la famille Chapas…Nous ne voyons pas de présentations entre Nizier Anthelme et le témoin, dans ce récit.
  • Donc, comment le témoin sait-il qu’il est en présence de Philippe de Lyon, âgé d’une vingtaine d’années, et que celui-ci est là, rien moins que pour ressusciter Jean Chapas!!!
  • Non?
  • Pourquoi les suit-il? Pourquoi n’a t’il pas suivit les précédents visiteurs???
  • Ce témoin note toutes leurs paroles…..! Soit cette cour est petite et permet d’entendre tous les dialogues, soit…..serait-ce un hotel particulier?
    Comment peut-il avoir noté tous ces échanges?
  • Nous notons aussi le tutoiement de Monsieur Chapas père envers Nizier Anthelme……Avons-nous d’autres échanges de cette nature, impliquant un tutoiement envers Monsieur Philippe, de la part d’un proche d’un malade? Cette attitude indique notamment, à quel point il les connait bien…..

Une autre version, qui selon des sources, relate aussi la résurrection du disciple préféré du maitre… :

 » Un épicier, installé dans un quartier populeux et vendant à crédit, vint trouver .
Philippe qu’il connaissait déjà et lui dit que son fils, pour qui il avait cependant demandé, malade de la diphtérie, venait de mourir.
– Eh bien ; lui fut-il répondu, je serai chez toi tout à l’heure.
Arrivé à la maison de l’épicier, M. Philippe demanda à celui-ci :
– Y a-t-il beaucoup de gens qui te doivent de l’argent ;
– Oui, tenez, de tous les clients inscrits sur ce gros cahier, c’est à peine si j’ai reçu quelques acomptes.
– Exiges-tu le paiement de toutes ces dettes ?
– Non, et même je vais le mettre au feu.
Et il jeta le cahier dans la cheminée où flambait un bon feu.
Le Maître entra dans la chambre du mort où se trouvaient déjà des personnes venues pour prier auprès de lui.
– As-tu déjà demandé au médecin de constater le décès ;
– Non, je suis allé d’abord chez vous.
Alors le Maître appela le jeune homme par son prénom, et le rendit vivant à son père. Puis il recommanda aux assistants de ne rien raconter de ce qu’ils avaient vu, « parce que, dit-il, il est défendu de faire des miracles
».

Nous notons ici que Maitre Philippe demande aux témoins de ne rien raconter, de garder le secret sur ce qui vient de se dérouler, à-priori en leur présence. Comme sur nombre de données relevées ici et là, manifestement la notion de secret n’a pas été respectée…
Pourquoi aurait-il avancé la défense de faire des miracles?

En voici une petite dernière qui donne une date de 1866, ne correspondant pas, pour changer, à la date inscrite dans plusieurs livres, affichant plutôt l’année 1870:

« L’une de ses premières guérisons remonte à 1866 à la Gorge du Loup. Un enfant était mort. Deux médecins étaient venus. On prenait déjà les mesures du cercueil quand Philippe, appelé par un voisin, dit à l’enfant de se lever, ce qu’il fit au grand émoi des assistants. »

Nous pouvons constater qu’ici, il est question de « guérison » alors qu’il est spécifié que l’enfant est mort, quelques mots après, dans la meme phrase…Ce qui dénote là aussi que tout est une question d’interprétation, et de point de vue.

Nous laissons aux lecteurs la liberté d’interprétation de ces lectures. A préciser cependant qu’en dehors du fait des observations d’éléments qui peuvent interpeller, le propos ne juge pas, mais relève plutôt des incompréhensions.

Il y a très certainement des questions ou étonnements auxquels nous ne pensons pas. Vous êtes invités à évoquer les points pouvant enrichir le sujet.

Ces données montrent également la distance qu’il est nécessaire de prendre, dans toute lecture. Tous ces extraits figurent dans des livres recensés dans la bibliographie

Dans l’erreur depuis 1905

lecteurs dans l'erreur site Maitre philippe de lyonLes lecteurs des livres sur Philippe de Lyon, sont dans l’erreur depuis 1905….
Cette publication, en date du 3 mais 2015, est issue, à quelques mots près, depuis un commentaire, du 31 janvier 2015, véritable coup de poing, établit notamment suite aux nombreux reproches reçus par ce site, mais aussi suite à une publication dans une revue…

Ce site, à sa création n’avait d’autre motivation que de publier des phrases, des citations, ou méditer sur des paroles. Certes, naïvement, mais telle était l’intention. Cela se lit dès le premier article: avoir un ange gardien
Ce n’était pas méchant.
Pourtant il a reçu des menaces et des critiques, qu’il reçoit encore aujourd’hui. Pourquoi? parce qu’il est question de Monsieur Philippe.
Un site internet, si si, sur lequel vous lisez ces mots, avec en plus la possibilité de participer, ose parler, ose évoquer une telle personnalité……
Or, personne, enfin presque, ne devrait parler sur le sujet de Philippe de Lyon…
Les critiques émanent, qui plus est, de personnes ou de groupes ayant un site évoquant très clairement le Maitre Philippe… Seulement ces sites peuvent, ils prônent la discrétion, mais eux ont le droit, on ne sait pas à quel titre d’ailleurs, mais ils ont le droit de parler de Philippe…En plus, ils publient ce qui est affiché dans les livres…!!! ….lire les articles depuis novembre 2013 pour comprendre cette allusion
Aujourd’hui, ces critiques sont reçues avec le recul provoqué par les publications des mois qui viennent de s’écouler.

Malgré les articles, les preuves, les sources citées clairement et affichées tout aussi visiblement, ce site fait encore en effet aujourd’hui, l’objet de sarcasmes, de la part de ces memes personnes, qui avec un manque de tact des plus notable, mélangent ce site, à nombre de publications, de toutes natures.

Les auteurs de ces quolibets n’ont manifestement pas compris comment fonctionne internet.
Merci à cette récente publication dans une revue, qui a permis des visites à des personnes qui ont pu venir sur place, se rendre compte du sérieux des écrits et des recherches.

Au fait, avant que j’oublie….Ce site n’est pas un forum et n’en a jamais été un. C’est un blog, dans le seul sens où il permet une interactivité, donc une participation de la part des visiteurs.
Mon expérience d’internet m’a poussée tout à fait logiquement à proposer des participations sur des méditations autour des paroles de Philippe de Lyon.
Quoi de plus naturel?
Dans ces memes propos irrespectueux du travail accomplit, il a été aussi mélangé à des pages Facebook…..Or ce site a certes, une page Facebook… comment est possible ce sacrilège??? Philippe de Lyon sur Facebook??? je fais un gros effort pour rester correcte….vous voyez ce que je veux dire…. qui ne publie que dans le plus grand respect de Monsieur Philippe, le plus souvent, les articles qui viennent d’être publiés sur ce site.
Il n’y a aucune raison que la page se dénote du contenu du site. Il serait un minimum correct de ne pas mélanger là aussi avec les autres pages, qui publient ce qu’elles veulent, et dont le contenu n’a rien à voir tant avec la page qu’avec ce site.

Ce site lui n’a rien demandé, n’a rien cherché. Je crois que cela se lit dès les premiers articles.

Or, sans avoir rien à chercher, les éléments sont venus, petits à petits, les lectures, plus les relectures des livres ont amené à réaliser que bien des choses sur Monsieur Philippe ne pouvaient pas s’être déroulées, comme elles s’affichaient pourtant sur nombre de livres.

Le site a alors démontré, à longueur d’articles et de commentaires, à quel point, les lectures un peu sérieuses des ouvrages montrent des données et des faits, qui ont été manipulés à un moment ou à un autre.
Qui a fait quoi, qui a participé, qui a ajouté, a enlevé……On ne sait pas, et presque peu importe, tant l’ensemble fait ressortir d’invraisemblances.

Avant même de regarder les recensements et les documents d’état civil, bien des données, au moins, ne tiennent pas la route.
Cela a aussi été dit en commentaires ; sans oublier qu’il a été fait allusion à bien des manipulations

Il est dommageable, voire déplorable, de laisser les lecteurs d’un livre notamment, devenu une véritable bible pour bien des personnes, dans une telle erreur.
C’est malencontreusement en plus, de loin le livre le plus lu…..Il dit n’importe quoi, mais personne ne s’en est rendu compte, et c’est le plus lu ; une véritable Bible vous dis-je!
Certaines pourtant, sont dans une quête légitime de paroles pouvant les aider. Pas besoin de le nommer plus que les autres, alors qu’il a été démontré ici qu’il est truffé des mêmes désinformations que les autres……
D’ailleurs, certaines personnes n’ont de connaissance de Philippe de Lyon, que par cet ouvrage. Peut être meme ont-ils lu qu’il y en avait pour des siècles de lectures et de travail à le découvrir….On peut avancer qu’il vaudrait même mieux ne pas insister….Puisqu’à peu près rien ne tient la route.

Prendre de la distance, une très grande distance avec ces écrits est indispensable. Ce site n’en avait pas l’intention, comme je viens de le préciser, mais les faits sont ainsi présentés, que les articles et les commentaires ont pu prouver les dysfonctionnements et les manipulations évidentes de certaines données.

Les découvertes, les articles, les enquêtes, les analyses n’empêchent nullement de respecter Monsieur Philippe, comme de respecter celui ou celle qui voudrait le découvrir.
Aujourd’hui, quand je reçois une demande de conseils pour un livre……je mets d’énormes distances, et je considère que ce n’est pas normal du tout. Je ne peux pas conseiller un livre….L’un des derniers qui a beaucoup de paroles, contient aussi un règlement de comptes. Le tout sur le dos de Maitre Philippe.

Ce thaumaturge a commis des guérisons exceptionnelles, nous n’en doutons pas. Mais la façon dont les humains ont traité le sujet, à travers des manipulations, des actes ineptes, devient choquante.
Nous lisons dans un passage d’un livre, que l’hôte du narrateur déplore une mauvaise interprétation entraînant une mauvaise compréhension et diffusion d’un passage de la Bible. On peut avancer aujourd’hui, qu’il en est de même pour tout ce qui touche à Monsieur Philippe.

Même les documents, comme ceux réunis au fond Encausse, de la Bibliothèque Municipale de Lyon ont été emportés par les consultants…Il n’en reste presque rien aujourd’hui. Quel écœurant constat. Il n’est alors pas difficile de dire que l’on détient des secrets….Quel choquant bilan. Quelle indignation sur le dos de Nizier Anthelme Philippe.

Il n’est pas impossible que ce commentaire devienne un article, c’est chose faite sur cette publication, tant certaines attitudes ont dépassé les bornes, aussi bien pour l’irrespect évident marqué envers ce site, que pour les lecteurs des livres.

J’espère que se lit ici une immense déception quant à un tel tableau.
L’admiration pour les faits et paroles de Philippe de Lyon est restée intacte.
Cette mise au point, n’en doutez pas, ne sera pas la dernière.
Attention donc à toute publication, sur quelque support que ce soit.
L’évolution de ce site, comme celle des enquêtes donne à penser que les différents composants de cette aventure sont sur la bonne Voie.
Je confirme aussi que ce site n’a aucune vocation publicitaire que ce soit, envers quelque produit ou support que ce soit.
La neutralité défendue dans les articles et commentaires permet de ne plus nécessairement évoquer de titres de livres en particulier, et encore moins d’auteurs.

Scandale de la Légion d’honneur affaire des décorations

La légion d’honneur, dans le premier trafic des décorations. Quand la médaille de l’ordre de la légion d’honneur, devient un immense scandale de la première affaire des décorations à l’Elysée.

affaire des décorations site philippedelyonfrLa première victime, le président de la République, Jules Grévy contraint de démissionner dans le tout premier scandale dit des décorations… pendant les séances de guérisons accomplies par Monsieur Philippe ….en 1887!

« …Vous les appelez les hochets, eh bien c’est avec des hochets que l’on mène les hommes…. » Napoléon Bonaparte

Nous sommes en 1887, et à cette époque, les décorations sont à ce point distribuées, en cette dernière partie de ce XIXe siècle si riche en avancées notamment industrielles, qu’elles en sont devenues un objet de trafics en tous genres.
Ce sont ces hochets, ou considérés comme tels par l’Empereur, qui vont provoquer la chute du président de la République…

L’humain a manifestement un besoin de reconnaissance si puissant qu’il en arrive à être capable de trouver n’importe quel moyen d’en obtenir. En tout état de cause , en cette occasion, l’argent ne fait pas défaut.

Des distinctions de toutes natures, comme les titres nobiliaires ou autres noms à particule, sont prisés par nombre de personnes… Même si on les cache. Certains ne les sortent que dans les seules cérémonies dans le cadre desquelles, il est possible de les exhiber, d’autres en font étalage.

Ces derniers cependant, doivent se dire que de les montrer, va les servir, va aider leur image de professionnel reconnu.
Ils ne les cachent…pas du tout, au contraire, n’hésitant pas à se faire « tirer le portrait » selon l’expression consacrée, avec les médailles et autres colifichets.

A l’époque, la quête de ces décorations est particulièrement forte. La plus prisée étant incontestablement la plus célèbre: la médaille de la Légion d’honneur.
Cette dernière a été créée par l’Empereur dans les premières années du 19e siècle. La récente révolution de 1789 ayant supprimé une bonne partie de ce qui passait pour des privilèges : les décorations.
Napoléon Bonaparte justifie son institution avec cette phrase qui semble de circonstance:
« Je vous défie de me montrer une république, ancienne ou moderne, qui savait se faire sans distinctions. Vous les appelez les hochets, eh bien c’est avec des hochets que l’on mène les hommes. ». C’est pour cette raison qu’il a crée ce titre honorifique en 1802, avec comme principale obligation pour espérer en être digne:
«Conduite civile irréprochable et méritante ou faits de guerre exceptionnels après enquête officielle. »

Le scandale devient l’affaire des décorations

Un scandale des décorations, ou comme la nommeront certains articles de journaux:  l’affaire des décorations finit ainsi par éclater en 1887, en France, dans une époque où ces « bibeloteries » battent donc leur plein.
Le fait atteint une telle ampleur, que par exemple, le journal le Gaulois reprend des citations:
une attribuée à Napoléon mais rapportée par un témoin:
« C’nest pas pour ça, parol’ d’honneur, que j’ai fondé la Légion d’honneur« ,
ou encore:  » Jadis, on était décoré et content. Aujourd’hui, on n’est décoré que comptant ! « (Mme Limouzin)

Le gendre du président de la République de cette 3e république, Jules Grévy, se met en tete que cela peut lui rapporter, tant pour lui que pour ses entreprises. Surnommé « Mr Gendre » par les journaux satiriques de l’époque, mais affairiste avant tout, il va donc organiser dans les murs du sous-secrétariat aux finances dans un premier temps, où il siège, avant de s’implanter dans un bureau du Palais de l’Elysée, après l’élection de son beau-père à la présidence, un véritable trafic de décorations.
La presse titre sur « Le scandale des décorations« …
En réalité, seule la medaille de la Légion d’honneur est, à l’honneur ; c’est le cas de le dire.
Environ 22 000 demandes ont été honorées ou sont en passe de l’être.
Il faut tout de même débourser en moyenne entre 25 et 100 000 francs de l’époque pour obtenir le Sésame.
Seuls donc les plus aisés peuvent y avoir accès.
Certains sont pourtant déjà porteurs de titres nobiliaires ou de distinctions, mais c’est très très à la mode, donc on en veut toujours plus.
Une petite enquête dans les articles, permet de découvrir que le trafic a démarré avant l’élection de Jules Grévy à la présidence. En effet, jusqu’à son élection à la présidence, M. Grévy intervenait personnellement dans les procédures. Son élection à la tête de l’Etat l’aurait poussé à se mettre en retrait et à prendre un avocat. Son gendre continue sa « petite affaire », avec un certain nombre de complicités.
Il va proposer des participations dans les entreprises dont il est propriétaire, donnant ainsi à l’obligé, la sensation de participer à une entreprise, d’être ainsi en conformité avec la condition principale d’attribution: « conduite méritante »

Mais, où monsieur Philippe intervient-il dans ce scandale des décorations?

Philippe de Lyon et la légion d’Honneur

scandale légion d'honneur site philippedelyonfrSur ce sujet, nous trouvons dans le livre d’un des témoins: « Il est intéressant de souligner que la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur délivra le 2 août 1902, sous le n° 25905, l’autorisation du port de cette décoration à « M. Philippe Nizier, Médecin en Russie »
Cependant, dans un autre livre, récent, il est indiqué qu’aucune trace de ce document n’existe…..

Nous ne pensons pas que Monsieur Philippe en avait en quoi que ce soit besoin. Même si le nom de Philippe d’Arbresle a été utilisé, comme on peut le lire sur La thèse de doctorat, du Docteur Philippe, fait Chevalier

…Ce détail de la particule interpelle tout de même.
Dans son entourage amical, cité dans la dédicace de cette étude, nous trouvons plusieurs personnes qui vont être à l’origine d’une partie des honneurs reçus. Or, les premiers écrits évoquent à peine ces « honneurs ». Nous n’en trouvons en effet que bien peu de traces, si ce n’est donc, comme le dit l’article, sur le dessus du document.

Nizier Anthelme Philippe a, plutôt logiquement, reçu un certain nombre de titres, diplômes et autres décorations, avant et bien après 1884. Ces distinctions sont quelques fois, une façon de remercier, de féliciter…de dire, « nous vous connaissons, mais nous ne pouvons vous reconnaitre officiellement »
Il semble pourtant évident qu’il est intervenu, auprès de nombre de personnalités politiques, de familles royales, notamment des cours européennes. Ces faits sont très peu évoqués, et pourtant ne laissent pas tellement de doutes sur leur réalité. Il n’y avait pas beaucoup de possibilités de le remercier. Les « hochets » ont donc du remplir plus d’une fois ses tiroirs.

Donc, quand nous lisons cette citation :
« Si un prince vous donne une DECORATION, portez-la pour ne pas lui faire de peine ; c’est un hochet que l’on déposera une fois chez soi. Mieux vaudrait qu’il n’y en eût pas. »
….Monsieur Philippe sait vraiment de quoi il parle.
Il recevra en effet des décorations, tout au long de sa vie. Et manifestement, il n’est pas le seul.
Nous ne pouvons affirmer que Nizier Anthelme ait dit cette phrase, que nous ne trouvons, rappelons-le que dans un seul livre.
Serait-ce à cause de cette phrase, que les livres auraient fait le choix d’évoquer le moins possible les honneurs reçus?
Comment en effet, expliquer les décorations, acceptées, alors qu’une phrase sortant de sa bouche, condamne ces même titres….?

Petite aparté pour une interrogation:
Nous noterons que nous retrouvons le mot « hochet » dans la phrase, dont le contexte historique nous rapporte qu’elle aurait été prononcée par Bonaparte, pour plaider l’institution de cette médaille. L’enjeu était de taille et chaque argument devait porter auprès du Conseil d’Etat.
Peut-être Philippe aura-t’il repris le propos de Bonaparte? Cette possibilité est d’autant plus envisageable qu’à l’époque-même de cette affaire dite des décorations, Nizier Anthelme a déjà reçu un grand nombre de titres honorifiques …..Fin de la petite aparté.

Sauf qu’à trop en vouloir, on finit par se brûler.
Plusieurs articles sur cette affaire de trafic de décorations existent. Le scandale politico-financier, fin 1887 est immense, et provoquera un ras de marée à la hauteur des faits découverts, tel que le président Grévy, après des semaines de résistance, et de tentatives avortées de sauvetage de son gouvernement, est contraint à la démission…!!
Lui succédera Sadi Carnot, qui aurait eu, selon les sources, d’autant plus de suffrages qu’il aurait refusé, en tant que ministre des Finances, des recommandations…Plusieurs adversaires politiques de Jules Grévy vont profiter de l’occasion pour asseoir leur influence sur un Etat en totale déconfiture

Le parlement est en ébullition. Nombre de députés notamment sont concernés de près ou de loin. Certains craignent une autre révolution. La dernière n’a qu’un siècle.

Les suites

La notion juridique de trafic d’influence, semble être partie de cette affaire. Ce scandale en est un remarquable exemple.
L’enquête n’a peut-être jamais vraiment aboutit. Entre le nombre d’escrocs mis ou non en cause, et le nombre d’escroqués, sans compter les implications dans les plus hautes sphères, vont mettre à mal le monde des décorations, sans oublier les milieux tant affairistes que politiques, friands de ces hochets.

Une commission a apparemment été créée qui publie encore en 1892….soit 5 ans après la découverte des faits.
La presse se fait écho de l’enquête, et évoque encore l’affaire, des décennies plus tard, en 1921.
Ils sont peut etre annonciateurs de l’affaire suivante, toujours de décoration, qui se déroulera elle, dès 1926.

Dans le cadre des recherches, une croyance bien ancrée s’est avérée être une idée reçue, sur le fait que ce titre est obtenu sur demande! Le site de cette célébrissime décoration, informe qu’il n’en est rien.
A ceci près que selon Wiki, depuis 2008, il est possible de la demander…pour quelqu’un d’autre. Une enquête s’ensuit, avec la réunion de dizaines de témoignages.
En 1912, c’est en Belgique cette fois qu’éclate le scandale de la Légion d’honneur.

L’affaire des décorations est malheureusement toujours d’actualité…

Même si la forme est différente, comme l’a fait remarquer ces dernières années un grand quotidien relatant une affaire, impliquant à nouveau, une personnalité au plus haut niveau de l’État.
Le quotidien titrant ainsi l’article :
En 1887 déjà, le scandale des décorations….

Nous profitons de cette publication pour indiquer que les multiples articles et indications en ligne, évoquant notamment une parution du journal le Gaulois, reprenant en titre la première citation énoncée en haut de ces lignes, dont l’auteur serait Alfred Capus, ne sont pas exactes. L’article auquel il est fait référence n’est pas davantage en date du 7 octobre 1887, puisqu’aucun article avec ce titre ni cet auteur, pour ce jour précis n’a été publié sur ce quotidien de l’époque. L’un des articles le plus proches est en date du 16 octobre, avec notamment les citations sur le sujet des décorations. Ce journal a suivi l’affaire, dans une bonne partie de ses ramifications, mais nous n’avons pas trouvé trace de l’article sur lequel bien des quotidiens ou revues d’aujourd’hui se seraient basés…
La citation n’est pas davantage de l’auteur dramaturge indiqué. Dans le même journal, a été publiée une petite liste de citations, relatives aux décorations. La citation « jadis…. » y figure bien, mais son auteur est publié dans le journal.

…Selon certains écrits, dont l’affichage sur le Gaulois, l’auteur de cette phrase, devenue citation, Mme Limouzin, serait la tenancière d’une maison close, au sein de laquelle une perquisition a lieu. Des documents sont alors saisis, qui vont interpeller par leur teneur et enclencher l’affaire dite des décorations.
Le journal n’est pas le seul, loin s’en faut à suivre et publier sur le sujet. Plusieurs autres, dont le Tintamarre, tirent à boulet rouge sur le sujet.
Les dessins satiriques ne se gênent pas non plus.
On peut penser que c’est à cette occasion que le surnom de « Mr Gendre » sera donné à Daniel Wilson, du fait, nous l’aurons compris, de sa position d’époux de la fille du président Grévy.

La presse joue un grand rôle dans la démission du président Grévy, mais pas uniquement. De nombreuses personnalités de premier plan sont impliquées. Ce sera l’occasion pour les détracteurs du pouvoir en place, de tout employer pour démettre la présidence.
Jules Grévy va multiplier les tentatives de constituer une nouvelle équipe, mais toutes ses demandes seront refusées par les intéressés. C’est une crise politique, sociale, financière sans précédent, pour ne pas dire, très grave, qui secoue en effet les plus hautes sphères de l’Etat, comme toutes les classes sociales dites les plus élevées, … 50000 décorations, cala implique par défaut un grand nombre d’implications.

Les assemblées sont très inquiètes, surtout en voyant revenir, sans aucun scrupule, Monsieur Wilson, qui continue d’occuper son poste de député.
Quant à ce dernier, il sera à peine inquiété par la justice…Certes, il y a procès, mais il fait appel, et gagne: le trafic d’influence n’existe pas encore en tant que notion juridique, même si on la trouve nommée ici et là, et surtout ne sont alors condamnables que les fonctionnaires. Le statut de Mr Wilson n’est pas assimilé à cette fonction. Il peut meme se représenter à la députation et être réélu à deux reprises dans un hémicycle dans lequel il est évidemment très mal vu. Mais peu lui importe ; c’est avant tout un affairiste.

Les termes employés par le journal satirique de l’époque le Tintamarre ; peut-être l’ainé du journal Canard Enchainé de notre époque, dont on peut penser qu’il est très lu, seront à ce point remplis de critiques et d’acidité à l’égard de ceux qui veulent à tous prix porter une décoration, quelque soit ce qu’il en coutera, qu’il deviendra difficile, selon la presse, pour tous les « décorés » vrais et faux, de porter leur décoration.

Nous en terminons avec une anecdote, pas forcément connue, et qui trouve sa source, sur wikipédia, sur la fiche de la décoration, indiquant en bas de page, quelques refus de cette haute distinction, dont, nous le découvrons, une personnalité étonnante déjà évoquée sur le sujet Monsieur Philippe: Le curé d’Ars et Philippe de Lyon:

Le curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney, fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1855, à son insu : la demande en avait été faite par le sous-préfet de Trévoux et le préfet de l’Ain. Il la refusa au motif que la croix ne rapporterait pas d’argent pour les pauvres. Malgré ce refus, la chancellerie de la Légion d’honneur lui envoya la croix sans demander l’argent. En définitive, il ne la porta jamais mais elle fut posée sur son cercueil
Nous ne savons cependant pas si cette petite histoire a un quelconque caractère authentique

Rien ni personne, pas plus que cet article n’ayant la prétention d’être parfait, si malgré toutes les précautions et les soins pris dans le déroulement de l’enquête ayant abouti à ces propos, il s’avérait que des erreurs se soit glissées dans les données et faits énoncés, ou pour compléter, n’hésitez pas à en faire la remarque.

Etiez-vous au courant de cette affaire? Avez-vous déjà trouvé des allusions à cet épisode historique? dans des livres ou sur quelles sources?

Le site, encore une fois, par sa neutralité, peut aborder des sujets touchant de près ou de loin Monsieur Philippe, sans aucunement manquer de respect, ni envers le lecteur, ni envers la mémoire de Philippe de Lyon.

Sources, accessibles en ligne:

Journaux le Gaulois et le Tintamarre numérisés sur gallica
Wikipédia (sous toute réserve d’une quelconque donnée exacte)
Plusieurs quotidiens, dont le journal Libération, le site de la revue Historia,
Le site France-pittoresque, qui indique en tete d’article: « Extrait de « Le Tintamarre » paru le 12 février 1888 »
Un livre cité dans la la bibliothèque des allusions, depuis lequel cet article a débuté