35 rue Tete d’or dernière séance

Citations du Maitre Philippe de Lyon site Monsieur Nizier Anthelme Philippe de Lyon www.philippedelyon.frDes paroles dans une séance du Maitre Philippe de Lyon
Voici quelques enseignements de la dernière séance. Peut-etre devrions nous évoquer « les dernières séances… » ?

Ce n’est qu’en persévérant que l’on arrive au but. Cela peut être long et difficile, mais le Ciel peut l’accorder parfois tout d’un coup. Dans quelques temps Dieu accordera la guérison à ceux qui auront persévéré dans la prière. Plus qu’un peu de patience, avec l’espérance, malgré tout, et une grande confiance.

Soyez complètement désintéressés. Si vous êtes malade et que vous demandiez la guérison dans vos prières, que ce ne soit pas pour en retirer un profit ou une satisfaction personnelle, mais bien pour que d’autres que vous en profitent, ou une oeuvre agréable à Dieu.
Je vais entreprendre un voyage qui durera peut-être un mois, peut-être davantage. Malgré mon absence apparente, je serais toujours parmi vous.
Promettez-moi de mettre en pratique ce que je vous ai toujours dit. Si vous voulez obtenir du Ciel quoique ce soit, suivez toujours bien ses lois.
Aimez votre prochain comme vous-mêmes et Dieu par-dessus toutes choses. Vivez en paix les uns avec les autres, priez, car par la prière on obtient tout du Ciel, c’est une arme dans les tentations, un soutien dans les passages difficiles et le seul moyen pour obtenir miséricorde de Dieu.
Mais avant de vous quitter, nous allons vous distribuer à tous un sou percé, il sera pour vous non seulement un souvenir mais aussi un soutien.

En février 1903 il dit adieu à ses fidèles : « Vous ne me verrez plus je m’en vais où j’ai à faire. On ne me verra ; pas partir, je m’en vais, mais je vous laisse le Caporal – c’est ainsi qu’il désignait son disciple le plus cher, Jean Chapas-. Vous lui demanderez et il prendra sur lui de vous accorder des choses que moi-même je vous refuserais, comme à l’école les enfants s’adressent au pion qui leur donne ce que le maître d’école leur refuserait peut-être. Vous savez bien que moi aussi je ne vous abandonnerai jamais ».

Ces phrases sont issues de  trois sources n’indiquant pas la même date pour ces dernières interventions de Monsieur Philippe dans les séances au 35 rue Tete d’or à Lyon. Ces données les situent en février 1903, en aout 1903, en novembre 1903 voire aout 1904, quand ce n’est pas fin 1904.

Ces données ne peuvent être comme la bibliographie, qu’exhaustive …Si vous avez vous-même des éléments permettant de l’enrichir, n’hésitez pas en commentaires.

35 rue Tete d’Or à Lyon dans les livres

 site maitre Philippe de Lyon vue angle rue tete dor tronchet philippedelyonfrMaitre Philippe thaumaturge au 35 rue Tete d’Or à Lyon
Philippe de Lyon, puis Jean Chapas, au 35 rue Tete d’Or à Lyon. Cette adresse qui, selon les livres sur Monsieur Philippe de Lyon, verra s’accomplir la plus grande partie des guérisons, aussi bien de la part du Maitre Philippe, que par la suite de Jean Chapas. Sur une période, d’après ces écrits, des environs de 1883, à la fin des années 1920.
Au numéro 35 de cette rue, se dérouleront, d’après les mêmes sources, la plus grande partie des séances, dont certains faits incontestables ont fait l’objets d’attestations.
Nous noterons, comme le précise l’ouvrage Monsieur Philippe, Ami de Dieu, que ces dernières sont aujourd’hui les rares éléments incontestables de ce qui touche à ce que nous connaissons du Maitre Philippe.

Cependant seules les premières années, ne concernant donc que l’occupation des lieux par la famille de Nizier Anthelme Philippe, seront ici étudiées. Cette époque s’étalant sans beaucoup de précision, comme indiqué plus haut, du début des années 1880, pour se terminer en 1901, à la date des derniers recensements, pour cette seule approche.

D’un point de vue historique.

Dans les années 1880 et suivantes, époque au cours de laquelle la famille Philippe emménage dans les murs du 35. Cette rue fait partie du quartier des Brotteaux, dans le 6e arrondissement de Lyon, en pleine construction. Il fait partie du quartier proche du parc de la Tête d’or ; lui-même en cours de réalisation.

Du point de vue des divers écrits

Dans les livres sur le Maitre Philippe de Lyon, dans cette rue, au numéro 35, se situe une maison. Dans les pages des ouvrages, elle est, la plupart du temps, présentée comme étant un hôtel particulier, dont Monsieur Philippe serait propriétaire.
Mais, il n’en est rien.
Les Philippe sont locataires, à la vue des éléments en notre possession, sur toute la période qui nous occupe, de cette maison, propriété de la famille Tapissier, importants soyeux Lyonnais.

 site maitre philippe Philippe de Lyon cadastre 1907 tapissier wwwphilippedelyonfr Le 35 rue Tete d'Or à Lyon

Dans cette maison, d’après les livres, ne s’y déroulent que les séances.
Or y vivent plusieurs personnes, dont la famille Philippe, en hiver.
Alors que les récits ne nous décrivent que des témoignages de guérisons, sur plusieurs jours dans la semaine.
Il faut quand même ajouter les cours de magnetisme, organisés dans le cadre de l’école secondaire de magnétisme, sous la direction de Philippe de Lyon, succursale ouverte dans cette meme maison, de l’école de Paris, dirigée elle par le Dr Durville, assurant des cours de son ouverture en 1895 à 1898, essentiellement le dimanche.

Selon les sources, ces assemblées pour les séances, peuvent atteindre, au minimum plusieurs dizaines de personnes, 80 personnes dans le meilleur des cas, si on se base sur Vie et Paroles de Maitre Philippe, quand ce ne sont pas des centaines, puisque le nombre de 200 a été avancé, notamment dans un article paru dans la revue Point de vue et images du monde du 3 octobre 58.
Or il a été démontré par les plans du cadastre qu’il n’est pas possible de faire entrer autant de personnes sur de si petites surfaces.
Il a été calculé une surface totale de 114 m2…

 site maitre philippe Philippe de Lyon wwwphilippedelyonfr cadastre ruetetedor 1889

Ajoutons à cela, que selon notamment les documents de recensements, habitent dans les lieux, certes la famille Philippe, mais à laquelle il faut ajouter des domestiques. Une de ces fiches nous indique carrément huit personnes dont les noms nous sont inconnus, mais comme vivant dans ces murs!
 site maitre philippe Philippe de Lyon inconnus recensement 35ruetetedor wwwphilippedelyonfr

Nous conviendrons que nous allons de surprises en ….étonnements.

Un livre, va jusqu’à ajouter à ce tableau, un laboratoire….Un des quatre laboratoires de Nizier Anthelme Philippe se situerait en plus, dans les lieux.
Un autre ajoute un étage, dans une scène vécue par un témoin indiquant que le Maitre Philippe monte au 2e étage. Sauf que le 2e étage n’a été ajouté que bien des années après cette époque.

Dans ce tableau pour le moins surprenant, nous découvrons des documents de recensements ; encore eux, nous affichant des données qui ne peuvent que participer à un scénario dont on peut se demander comment les premiers livres ont pu être écrits.
En effet, au fil de ces éléments, nous le rappelons, nous trouvons notamment, une enfant de 9 ans, prénommée Jeanne Philippe, présentée comme étant la fille de Monsieur et Madame Philippe… Or mis à part sur ce document, cette enfant ne figure jusque là dans aucun livre, ni dans aucune biographie.
Mais nous ne nous arrêtons pas là

site Maitre Philippe de Lyon recensement ruetetedor 1896 wwwphilippedelyonfr

Nous avons une suite, qui donne une touche quelque peu vaudevillesque à cette maison. Nous avons en effet la possibilité de retrouver, en 1901, toujours donc à cette même adresse, Jeanne Marie Victoire Philippe, donc la fille de Nizier Anthelme et Jeanne Julie Landar, sur ces mêmes documents officiels du recensement, lui donnant la qualité de belle-mère!


Juste pour en ajouter une petite couche, qui pourra être qualifiée d’impertinente, nous avons, au même moment, au 11 rue Tronchet, donc tout près, dans une rue perpendiculaire, le mari de Victoire, qui lui est recensé ….avec sa maman

site Maitre Philippe Philippe de Lyon recensement1901ruetronchet Emmanuel Lalande wwwphilippedelyonfr

……Sauf que la maman d’Emmanuel Lalande, empressons-nous de préciser ou de le rappeler, est sensée être déjà décédée en 1897, à l’occasion du mariage de son fils.

site Maitre Philippe Philippe de Lyon Marguerite Lalande decedee acte mariage 1897 wwwphilippedelyonfr

Si des données sont inexactes, ou si vous avez des éléments permettant d’avancer que tel document ou tel fait est inexact, ou encore permettant de prouver que des erreurs sont énoncées, ne pas hésiter à l’indiquer. Le nécessaire sera fait pour apporter les corrections qui s’imposent.
Nous ne prétendons en effet nullement connaitre toute la vérité, ni connaître tous les détails, permettant d’établir de près ou de loin une connaissance sur le sujet de Philippe de Lyon ou de ses proches. Nous tentons juste d’avancer ce que nous pensons être des invraisemblances. Ce qui ne nous empêche évidemment nullement de respecter absolument le sujet.

Modification du 26 octobre 2014: Merci aux Amis, pour un exceptionnel travail d’équipe, sans lequel très clairement, rien ne serait possible. En particulier pour l’un d’eux, Népomucène pour ne pas le nommer, auteur du blog http://verlatradition.canalblog.com, qui a fait, au cours des mois qui viennent de s’écouler les recherches ayant aboutit aux découvertes des documents cadastraux et de recensements, grâce auxquels l’enquête a pris de telles proportions. Nous sommes bien-sûr complètement conscients du sérieux avec lequel nous abordons ces sujets que nous respectons comme ils doivent l’être.
C’est ainsi que nous transmettons, du mieux que nous pouvons, nos découvertes et les études et analyses qui peuvent en découler.
Le but de ce site, encore une fois, n’est pas du tout de critiquer, et encore moins de juger. Nous en aurions probablement fait autant.
Merci à la Vie d’avoir constitué une telle équipe. Quelle expérience extraordinaire, tant humaine que spirituelle, sans compter l’intellect, de temps en temps mis à contribution ;-)
Nous devons bien ça à Monsieur Philippe.

Les livres sont référencés dans la bibliographie
Un livre n’est pas nommé, à dessein. C’est ainsi la possibilité de ne pas, ou de ne plus orienter la lecture de tel ou tel livre.
Seule en effet une lecture attentive permet de réaliser un certain nombre d’invraisemblances, complétant les documents numérisés.
L’illustration du haut de l’article est une photo de l’angle de le rue Tronchet et de la rue Tete d’Or, datant d’avant la démolition, trouvée sur internet, à gauche, et ce qu’elle est actuellement devenue, par une photo personnelle.
La mauvaise qualité des illustrations, venant d’internet, est due à la compression nécessaire pour réduire leur poids et ainsi allonger le moins possible le temps d’ouverture de la page

La thèse de Monsieur Philippe D’Arbresle

La thèse de Monsieur Philippe D’Arbresle peut-être déjà appelé Maître Philipe ou la thèse de doctorat de Nizier Anthelme Philippe de Lyon

La thèse de Monsieur Philippe d'ArbresleLa thèse de doctorat en médecine du Docteur Philippe d’Arbresle, fait Chevalier de l’Ordre du Christ…..
Cette « thèse » dont la couverture affiche le nom Philippe d’Arbresle, mais signée à la fin du dernier feuillet, Nizier Philippe, est datée de 1884, du 23 octobre, pour être exacte.

Son « auteur », Philippe de Lyon, n’est pas encore surnommé « Maître Philippe ». Pour l’heure, Il guérit et soulage, riches et pauvres, depuis plus d’une décennie, selon des livres, dans le quartier de Perrache à Lyon. Nombre de guérisons, plus impressionnantes les unes que les autres forgent sa réputation, tant en France que dans une partie de l’Europe, Italie, Allemagne, Angleterre notamment.

C’est à cette époque qu’il a été élu au conseil municipal de l’Arbresle, dont il ajoute d’ailleurs le nom au sien, en couverture du document: d’Arbresle. N’oublions pas, que c’est également à cette période, du moins si les dates sont correctes, que vont s’installer les séances, à Lyon, 35 rue Tête d’or…..Sans compter un certain nombre de remises de décorations ou diplômes …
Cette période est donc chargée pour Nizier Anthelme. Mais n’est-ce pas le cas finalement depuis son arrivée à Lyon?

Seulement voilà, guérir sans diplôme officiel, délivré par une faculté de médecine, ouvre la voie à toutes les attaques possibles.
Entre deux titres honorifiques, qui lui sont délivrés par des gouvernants étrangers, ou des groupements plus ou moins discrets, tentant de trouver une solution pour permettre à Philippe d’exercer, il y a peut-être la tentation d’obtenir un titre, un tant soit peu honorable.
Ce qui peut alors justifier que l’on trouve une thèse de doctorat en médecine présentée par N. A. Philippe, d’Arbresle pour la circonstance.
Elle ne fait l’objet que de très peu d’allusions dans les livres. En effet, en dehors de deux d’entre eux, il est constamment fait référence aux études de médecines tentées en 1874-1875, qui, selon ces même sources voient Nizier Anthelme etre purement et simplement éjecté de la faculté. Mais pas un mot sur ce document, qui pourtant porte le nom de l’auteur: Monsieur Philippe.

Nous en avons trouvé un exemplaire réédité en 1995, par le Cirem, sous la direction de Robert Amadou, qui en a fait un livret, comprenant, un avant-propos de sa propre plume, la thèse de Monsieur Philippe, et un encart.
Monsieur Amadou précise notamment dans l’avant-propos qu’il n’a probablement pas été tiré d’autre(s) exemplaire(s) du document d’origine, édité donc en 1884.

Cette réédition est un fascicule de 67 pages portant d’ailleurs le titre effectif de « la thèse de Monsieur Philippe », probablement instauré également par Mr Amadou.
Ce n’est pas d’ailleurs la thèse en elle-même qui va être évoquée ici, mais sa présentation.

Point n’est donc besoin de revenir sur la première partie, écrite par le fondateur du Centre International de Recherches et d’Etudes Martinistes, dont la compétence et l’honnêteté du propos n’ont d’égales que l’érudition exprimée en toute humilité sur l’introduction d’un document, qui semble l’interpeller de façon notoire.

Plusieurs éléments le laissent manifestement sur des questions qui ne trouvent pas de réponses, en tous cas, pas dans la thèse elle-même.
Son contenu ne rappelle pas plus que cela ce que nous lisons habituellement de Monsieur Philippe.
D’autres auteurs émettent eux aussi des réserves sur cette étude ; notamment Serge Caillet ou encore Jean Prieur, cités dans la bibliographie, pour le premier, et dans les auteurs évoquant le guérisseur Philippe pour le second.
Dans le même temps, pour ce dernier point, compte tenus du nombre de données remises en questions sur ce site, peut-être les propos tenus dans ce document, sont-ils de Nizier Anthelme….

Cependant, même si ce document semble fictif sur bien des aspects, il se révèle, comme nous allons le voir, en revanche fort instructif sur plusieurs éléments, dont nous n’avons jamais lu grand chose concernant Philippe.

Nous sommes intrigués, essentiellement par ce qui fait office, pensons-nous, de première page de la thèse. On trouve les indications, de l’université dans le cadre de laquelle la thèse est « présentée » , le titre de l’étude, le nom du candidat, sont ensuite indiqués ses précédents diplômes ou titres et pour finir, l’éditeur, qui se trouve à Toulouse (?).

thèse de Philippe de Lyon site philippedelyon.fr

Nous allons commencer par cette université américaine, qui d’après notamment Robert Amadou est purement fictive. Nous noterons que cette formation, de quelque nature qu’elle soit, est américaine, ce qui sous-entend…..

Nizier Philippe parle anglais.

Il est même sensé parler suffisamment couramment la langue pour écrire une thèse de fin de cycle d’études médicales, dans la langue de Shakespeare….!
Nous n’avons pourtant aucun souvenir de langues étrangères parlées par Philippe.
Si nous en croyons ce document, il a donc nombre de professeurs avec lesquels il va échanger, tout à fait régulièrement ; sur plusieurs années… Il s’agit en effet tout de même d’une thèse, d’un examen de fin d’études qui clôture des années d’enseignements reçus.
Or, nous n’avons trace nulle part, dans aucun livre, de ces années d’études, en anglais qui plus est.
Ce n’est peut-être pas le cadre le plus sérieux pour obtenir un diplôme qui pourrait être reconnu, autant par les Etats Unis -du fait de l’hypothétique Université américaine- que par la France.

Nous avons ensuite, la liste des précédents titres de Nizier Philippe, qui nous réserve, dès la première ligne, une surprise de taille:

Ancien élève des hôpitaux de Paris et de Lyon

Depuis quand Monsieur Philippe a-t’il suivi des cours de la faculté de médecine à Paris??
Nous avons les indications publiées dans à peu près tous les livres sur les quelques cours suivis à Lyon, ou plus exactement, sur les guérisons réalisées.
Mais Paris!? Cela pourrait même sous entendre, que peut-être il y a vécu.
Nous avons tout de même l’intitulé: ancien élève des hôpitaux de Paris …?!

Au point où nous en sommes de trouver des données dont la teneur n’a plus tellement de crédibilité, celle-ci pèse un certain poids.

Diplômes, titres et décorations

Nous trouvons ensuite la liste de quelques diplômes, titres et décorations. Il est même indiqué « etc etc » à la fin de la liste, indiquant clairement que la liste est manifestement -nettement?- plus longue.
Nous sommes alors un peu éloignés du portrait habituel de Monsieur Philippe présenté dans les livres.
Le « listing » des décorations est déjà tout à fait conséquent, sans compter celles dont nous n’avons pas connaissance. Et nous ne sommes qu’en 1884.

Cette liste de titres est donc bien plus instructive qu’il n’y parait au premier abord.
Elle nous dit clairement que Monsieur Philippe est Chevalier de plusieurs ordres, qu’il est officier d’autres ordres…!
L’un d’entre eux le consacre « Lauréat de l’institut médical de Toulouse », dont il se trouve que nous avons trouvé trace sur internet, via un journal.
Le titre lui a été remis, précisons-le, six mois seulement avant cette soutenance de thèse et impliquant qui plus est, les mêmes personnes que nous allons trouver en dédicace de la thèse…..

Nous avons ensuite une page dédiée aux enseignants qui faisaient office de jury d’examens. Peut-être y a t’il des personnalités importantes pour Monsieur Philippe dans ces noms, mais nous n’avons pas de données sur cet élément.

La page suivante nous apporte une liste de toutes les personnes auxquelles est dédicacée ce travail.
En dehors de la famille, les personnes figurant sur ces lignes, sont toutes des personnalités rencontrées dans les années précédentes, qui sont manifestement proches de lui, puisqu’il est quand meme question de donner des familiarités à plusieurs d’entre elles.
Ces personnes sont suffisamment importantes pour Nizier Anthelme pour qu’elles se retrouvent en dédicace sur la thèse….! Ce n’est quand meme pas rien et très probablement pas innocent.
Monsieur Philippe est en effet en contact depuis quelques années, avec des gens très aisés, et surtout avec des personnes extrêmement importantes, pour certaines, ou pensant l’être, pour d’autres.

Nous prenons la liberté d’ajouter une anecdote qui ne manque pas de piquant:
Pour en revenir au titre précédemment cité: « Lauréat de l’institut… », remis dans le cadre d’un banquet mesmerien, qui s’est déroulé juste quelques mois plus tôt, en mai 1884, au cours duquel était présentes plusieurs personnes figurant dans les dédicaces de la thèse ici présente….

Philippe de Lyon Nizier Chevalier Ordre du Christ site Maitre Philippe de Lyon philippedelyon.fr

Dont par exemple, le Docteur Surville, organisateur du-dit banquet, en tant que directeur de l’Institut Médical de Toulouse. Lequel médecin est en contact direct avec le Dr Durville à Paris, connu notamment pour son amitié avec un certain Papus Gerard Encausse.
Les docteurs Encausse et Durville vont, dans quelques années, créer l’école pratique de magnétisme et de massage, en 1893, qui sera elle, située à Paris… Une école secondaire, ouvrira à Lyon, en 1895, sur l’insistance de Papus, sous la direction de…Philippe de Lyon, elle fermera en 1898.

Une petite place à l’actualité historique est faite ici, pour préciser qu’à l’époque de « la présentation » de cette thèse, un texte de loi est en train de passer, qui sera confirmé et amplifié par la future loi du 30 novembre 1892:
« Une loi proscrivant le libre exercice de la médecine, qui va entrer en vigueur dans quinze jours, et au droit pour tous les guérisseurs de soigner leurs semblables »
source : le Matin de 1884 -accessible en ligne-
L’exercice de toute forme de soins prodigués hors du diplôme de docteur en médecin délivré par le gouvernement français, s’en trouve codifié et réglementé, de façon tout ce qu’il y a de plus sérieuse.
Voici les premières lignes du texte de 1892:
Qui stipule dès son article premier:
« Nul ne peut exercer la médecine en France s’il n’est muni d’un diplôme de docteur en médecine délivré par le gouvernement français, à la suite d’examens subis dans un établissement d’enseignement supérieur médical de l’État -Facultés, Écoles de plein exercice et Écoles préparatoires…..- »
Dans le cadre de l’enquête sur ce texte de loi, une découverte notable, de plus, est faite:
L’un des intervenants dans ce texte de loi…..N’est plus ni moins que le professeur Brouardel!
Pour mémoire, nous retrouvons ici, un des professionnels de la médecine qui a fait parler de lui, dans au moins deux livres sur Philippe de Lyon: « Maitre Philippe de Lyon Thaumaturge et Homme de Dieu » et « Vie et parole de Maitre Philippe » puisque c’est ce même médecin qui, selon ces ouvrages, est venu assister, en personne, à une séance de la rue Tête d’Or! Il devait ou voulait se rendre compte par lui-même de ce qui lui était rapporté de guérisons inexpliquées…..Il aurait assisté à un phénomène suffisamment extraordinaire pour lui permettre de dire:
« Ce qui vient de se passer est inexplicable par les lois scientifiques actuellement connues ; je ne puis que m’incliner »
A préciser que cette visite se serait déroulée, bien des années après, environ 10 ans plus tard, sur les demandes parait-il insistantes de Nicolas II, Tsar de Russie, de faire délivrer un titre de Docteur en médecine à Monsieur Philippe…
Il dit s’incliner, mais n’interviendra pas pour autant, du moins, en l’état actuel de nos connaissances, pour faire aboutir les demandes du Tsar. Ce sera là aussi l’occasion de remettre un autre titre honorifique, de lui donner le diplôme de Docteur en médecine, russe cette fois, à Philippe de Lyon…
Les textes régissant le ou plutôt les métiers touchant à la santé, sont en train de connaitre un virage très important.

L’école de magnétisme va même se réunir, au siège parisien, sans Papus, dont l’absence est remarquée par la meme source du Matin, pour lutter contre ce texte….!
Nous sommes, il faut le dire, dans une époque, au cours de laquelle les médecins ont la crainte de perdre de la clientèle qui pourrait être tentée d’aller voir vers d’autres praticiens; notamment vers des guérisseurs. C’est aussi l’époque de la naissance des premières mutuelles, et du droit à la création des syndicats de médecins.
Donc dans une période de grand chamboulement social et médical.
Nous apprenons en effet que le nombre de cabinets de « guérisseurs » augmente suffisamment pour inquiéter notoirement le pouvoir médical. Les ouvertures vont être multipliées par 3, rien que sur la ville de Lyon, en l’espace de très peu d’années. Deux d’entre eux, seront même, dans un futur proche, des « élèves » de l’école de magnétisme lyonnaise dirigée par Philippe, à laquelle il est fait allusion plus haut…!
Il y a donc encore moins de raison de laisser en paix Nizier Anthelme Philippe.

Pour conclure, se situe, à la fin du livret, un encart d’une page, consacré à la farine brésilienne, signé de l’éditeur de la première édition de la thèse de 1884: Jules Pailhes à Toulouse
Nous nous trouvons devant un hommage à la composition de cette farine, dont plusieurs éléments viennent du Brésil…
Est-ce à dire que Philippe s’est également rendu au Brésil? Pour étudier et emporter différents composants de ce qui devient un produit précieux vendu en pharmacie.
Il faut préciser, que cette farine sera l’un des objets du titre que nous venons d’évoquer, remis à Nizier Anthelme Philippe, qui devient pour l’occasion: Docteur Philippe, toujours au même banquet mesmerien, cité plus haut à Toulouse!
Le meme banquet en profitera pour lui décerner un autre titre honorifique, et non des moindre:

Chevalier de l’Ordre du Christ….

Un Ordre qui est à l’origine, la plus haute distinction que puisse remettre….le Vatican…!

…dont un ami a répondu sur une question posée de savoir quelle autorité avait un pouvoir suffisant pour remettre un tel titre:
« S’il s’agit de l’Ordre du Christ du Portugal, il s’agit actuellement du Président de la République portugaise. Et depuis 1834 cet Ordre n’est plus qu’honorifique décerné par la Royauté constitutionnelle puis par la République. Il existe un Ordre du Christ décerné par le Vatican et qui posa des problèmes de concurrence entre la Papauté et le Portugal. Enfin, remarquons qu’il survécut au Brésil jusqu’en 1889. Et il a existé et existe encore des Ordres de fantaisie qui se réclament sans aucun fondement de l’Ordre du Christ (Wikipédia dixit).« ….

Précision faite que ce titre ne figure pas dans la liste des honneurs décernés à Monsieur Philippe, indiqués sur la liste que l’on peut voir sur l’illustration….Il fait partie de la dernière ligne…
Nous allions oublier, qu’un futur ami de Philippe, évoqué plus haut, va recevoir cette « haute » distinction……Gérard Encausse -Papus, en 1897.

C’est tout de meme aussi à cette époque que Monsieur Philippe va rencontrer notamment la Princesse Militza du Montenegro et sa soeur Anastasia…..Elles vont faire leur entrée dans la famille du futur Tsar -1894-, Nicolas II….!

Donc, quand nous lisons, dans « Maitre Philippe de Lyon Thaumaturge et Homme de Dieu« , des propos tenus par Nizier Anthelme :
« Si un prince vous donne une DECORATION, portez-la pour ne pas lui faire de peine ; c’est un hochet que l’on déposera une fois chez soi. Mieux vaudrait qu’il n’y en eût pas. »
….Monsieur Philippe sait de quoi il parle. Il est plus que probable qu’il a fait ce commentaire au moment du grand scandale de la Légion d’honneur !
Cette thèse est un document prouvant qu’il a reçu des titres, des décorations et des distinctions au long de sa vie, et ce, même si elles ne figurent pas dans les livres…

C’est ainsi que certains « pouvoirs humains » remercient pour services rendus, ou encore pour essayer de faciliter l’activité, ainsi que les allées et venues de Monsieur Philippe, notamment en Russie. Aucun de ces diplômes, aucune de ces décorations n’aura une quelconque valeur autre que « symbolique ».
La faculté de médecine lui refuse des études et surtout un diplôme, mais certains hommes composant la dite institution, font partie de ces ordres délivrant à tour de bras des distinctions de toutes natures.
Peut-être ces derniers voient-ils dans ces titres purement honorifiques, un possible moyen de compenser ce qu’ils ne veulent pas délivrer officiellement…
C’est autant de données et d’indications sur une partie des vraies connaissances de personnalités, par Philippe de Lyon…

Cet article n’a pas pour objectif de juger, ni de critiquer. Il se fonde sur des faits prouvés et étudiés.
A chacun de se faire sa propre opinion, et d’enrichir ces propos avec des commentaires qui, autant que faire se peut, ne doivent pas créer de polémiques ni critiquer et encore moins juger.
Ces données peuvent sembler partir dans beaucoup de directions….Et pourtant, tout est relié. On peut peut-être considérer que Monsieur Philippe en est l’épicentre.

L’ami auquel nous faisons allusion a lui aussi étudié ce titre de Chevalier de l’ordre du Christ, sur « Les chemins de la Tradition« ….c’est notre façon de nous excuser de l’empreint sans avoir demandé sa permission, pour enrichir cet article.

Les auteurs et livres cités sont répertoriés dans la bibliographie