Papus Gerard Encausse L’incarnation de l’Elu

Portrait de Maitre Philippe de Lyon l’incarnation de l’Elu par Papus.
Dr Gerard Encausse a ainsi publié plusieurs facettes de sa Rencontre avec le Maitre spirituel qu’est devenu Philippe de Lyon, ou encore la présence en continu sur terre de trois envoyés. Voici son approche de l’Elu…

L’INCARNATION DE L’ÉLU

A mon maître Philippe, de Lyon.

Papus Gerard Encausse pour le site philippedelyonfr site Maitre Philippe de Lyon Sur un fond d’un bleu sombre je voyais un merveilleux paysage astral, où chaque être, chaque plante se distingue par une lumière très douce qu’il émane.
Puis je vis apparaître une longue théorie d’Esprit lumineux dont le visage indiquait une grande douleur. Tout en avant, un être voilé venu d’un monde supérieur enveloppait de sa lumière éclatante un autre Esprit dont on devinait l’élévation à son intense rayonnement. C’étaient là les ancêtres venant présider à la mort sur le plan astral, à la naissance sur le plan matériel, d’un fils chéri entre tous les fils de l’homme.

Alors il me fut permis d’entendre dans mon humble esprit la voix de l’être ailé, et cette voix disait :
«Parvenu au terme de ton ascension, ta prière s’est élevée jusqu’au trône de l’Ineffable, et tu as demandé de souffrir encore, toi dont la souffrance s’était éloignée; tu as imploré la descente dans la sombre matière physique, toi dont la matière était définitivement illuminée, et tu as dit :
« O Père céleste, ô Vierge dominatrice des constellations, permets-moi, maintenant que le cycle de mes personnelles douleurs est terminé, de redescendre et de souffrir encore pour ceux qui te méconnaissent et qui meurent en leur âme pour ne t’avoir point senti…»

Ta prière, créature belle entre les créatures, fut alors élevée à l’existence réelle par une larme de la céleste Vierge, et je naquis, et je reçus l’ordre d’être ton idéal et ton ami alors que les barrières corporelles briseraient tes lumineuses émanations.
Écoute…
Voici le Destin créé par ta demande et que le Père veut te révéler quand il en est temps encore.
C’est sur la plus terrible des planètes que ton corps naîtra, et le sombre Destin, à qui tu déclares la guerre par ton sacrifice sublime, demande que les obstacles les plus grands se dressent devant ta volonté. Tu naîtras pauvre et humble, condamné à l’humiliation et aux tâches les plus rudes. Les pouvoirs que te confère ta décision, nul ne peut te les arracher; mais ils seront vains pour toi et pour tes proches, et tu seras incapable de commander à l’esprit de ton propre enfant, alors que tu auras tout pouvoir sur les étrangers, et ce sera encore là une source d’humiliations, car les aveugles diront :
«Regardez donc ce trompeur qui prétend guérir les autres et qui ne peut pas empêcher la maladie et la mort d’atteindre ses enfants!» Car telle est la loi, l’Humanité t’appartient, mais ta famille appartient intégralement ainsi que ton corps à ton ennemi le Destin.»

Il est temps encore, ô mon créateur, détruis-moi par un nouveau désir, et l’image de ton incarnation sera détruite et tu resteras au milieu des tiens.
Tous les cœurs des ancêtres émanèrent de suppliants désirs à ce moment, et cependant l’esprit du Sacrifié dit :
«Je prierai Dieu de me donner la force de l’aimer toujours, et je supporterai la raillerie des hommes.»
Alors la voix de l’Être ailé reprit :
«Ce n’est pas tout encore; les créatures du Destin, les méchants te traîneront devant les tribunaux des hommes, et là ton ennemi se dressera et te dira :
«Dis l’origine de tes pouvoirs, montre à tes juges qui tu es; aie la fierté de leur dire combien tu leur es supérieur, et je m’allierai à toi et je les écraserai, et tu sortiras du Tribunal avec l’auréole des prophètes et des rois, et les riches seront tes esclaves et te couvriront d’or. Si tu refuses, c’est la condamnation humiliante et sans recours… Ce sont les pleurs et les angoisses de tes proches.»
Que répondras-tu à ton ennemi?
– Que Dieu m’accorde cette terrible épreuve et je dirai au Destin : « Je suis né dans la pauvreté et c’est par l’humilité que je veux progresser. Tu m’offres la puissance issue de l’orgueil, et c’est par ce piège que tu saisis dans le principe le Désir d’Adam.
Arrière trompeur, et que la condamnation du tribunal des hommes disant que les hommes ne m’ont pas donné le droit de guérir, vienne, et elle sera reçue et je la recevrai avec reconnaissance, si elle peut servir à l’évolution des esprits de mes juges. Car dans le monde des hommes je suis le serviteur des lois des hommes et je m’inclinerai avec respect devant elles. Je suis venu pour les ignorants et pour les pauvres; qu’ai-je besoin de l’or et des compliments des riches!… Que ma souffrance soit bénie en notre Père.»

site Maitre Philippe Philippe de Lyon www.philippedelyon.frAlors l’Être venu des cieux supérieurs dit encore :
«O mon créateur, tu n’as pas voulu me priver de l’existence que m’a donnée ton désir de souffrir de nouveau. Sois béni et écoute ma voix.
«Oui, tu seras humble, et cette humilité même sera la preuve de ta grandeur aux yeux des voyants; car les humbles seuls sont marqués du sceau de l’agneau et les orgueilleux sont marqués du sceau de la fausse lumière. Tu enseigneras aux hommes la certitude de la bonté de Dieu et le mépris de la volupté et tu seras écouté par les pauvres et par les élus. – Va, mon créateur aimé, descend dans la matière, et, quand tu rentreras triste et découragé, appelle-moi et je te servirai comme les anges ont jadis servi notre Christ dans le désert. Va et dis aux élus qui te demanderont la clef de ton pouvoir. «Je ne suis rien, je suis moins que rien, mais j’ai un ami bien puissant qui m’apprend à souffrir et à prier… Va et sois béni…»

Et il ne me fut pas permis d’écrire le mystère de cette incarnation quand onze élus
passèrent par le soleil pour accompagner celui qui revenait volontairement sur la terre, et les onze arrivèrent au soleil cinq années après la moitié du siècle.
Papus.

La source de ce texte est un des livres figurant dans la bibliographie, dans lequel il constitue une note de bas de page. Il figure cependant, selon les éléments trouvés sur internet, dans une revue citée sur les revues et journaux, dans un numéro datant de l’année 1895. Nous ne garantissons cependant pas que ce texte soit complètement celui d’origine.
Merci d’avance de nous informer, depuis la page contact, ou par les commentaires sous cette publication, s’il y a lieu de l’existence d’une autre version.

Que vous inspire ce texte?

Philippe de Lyon appelé Maitre Philippe de son vivant

philippedelyon.fr Mr Philippe appelé Maitre Philippe de son vivant portrait Philippe de LyonMaitre Philippe de Lyon n’a jamais été appelé « Maitre » de son vivant par ses disciples, et pas uniquement par ces derniers comme nous allons le voir, mais aussi par une partie des personnes l’ayant approché.

Certes ici-même, dans les premières publications, nous avons avancé que jamais Monsieur Philippe n’avait été appelé Maitre durant son existence.
Eh bien c’est tout à fait inexact.

Ce site a débuté en ayant lu les premiers livres, mais pas si attentivement que cela manifestement. Nous trouvons en effet un certain nombre d’éléments qui ne peuvent prêter à confusion sur ce sujet en particulier.
Pour une fois que nous avons à notre disposition, une donnée dont tous les éléments nous apportent la preuve de l’authenticité, nous aurions tort de bouder notre plaisir.

Pour énoncer une des définitions émises par plusieurs éminents hermétistes, nous choisissons de débuter en citant Papus, dont certains extraits de la conférence de juin 1912, consacrée à son approche du terme de « Maitre », sont publiés par l’auteur d’un des premiers livres consacrés à Philippe de Lyon. Nous trouvons dans ces quelques mots, un aperçu de ce que représente le Maitre spirituel, rapportés par le fils de Gérard Encausse, Philippe Encausse:

« Le Maître proprement dit, celui qui, seul, a véritablement droit à ce titre celui qui est chargé d’évoluer les facultés spirituelles de l’humanité, qui fait appel à des forces que bien peu comprennent et dont la puissance est extraordinaire. C’est le Maître spirituel, selon l’expression même de Papus, celui qui a été nommé le Maître inconnu par Marc Haven dans son très bel ouvrage consacré à « Cagliostro » et l’Homme libre par Paul Sédir dans ses émouvants commentaires sur l’Evangile. C’est de lui que Sédir a dit dans une de ses conférences : Mais lorsque le Maître paraît, c’est comme un soleil qui se lève dans le coeur du disciple ; tous les nuages s’évanouissent ; toutes les gangues se désagrègent ; une clarté nouvelle s’épand, semble-t-il, sur le monde ; l’on oublie amertumes désespoirs et anxiétés ; le pauvre coeur si las s’élance vers les radieux paysages entrevus, sur lesquels la paisible splendeur de l’éternité déploie ses gloires ; plus rien de terne n’assombrit la nature ; tout enfin s’accorde dans l’admiration, l’adoration et l’amour. »

et, dans le même temps, toujours dans le meme propos…:

Il est dangereux de se laisser appeler « Maître », parce que, outre l’évocation des êtres d’orgueil qui veillent autour de nous, cela donne à celui qui accepte ce titre la responsabilité de toutes les fautes commises par ses soi-disant disciples

Ainsi votre serviteur, qui n’est réellement qu’un pauvre soldat dans cette armée n’ayant même pas pu y obtenir les galons de caporal, est désagréablement impressionné chaque fois qu’on lui envoie par le nez le titre de « Maître »

Je me console en me figurant que je fais un voyage en Italie. Dans ce charmant pays, on vous donne un titre nobiliaire selon la valeur du pourboire que vous distribuez aux employés (les trains ; pour 50 centimes, vous êtes chevalier : pour 1 franc, vous êtes duc ou excellence ; et pour 5 francs, vous êtes au moins prince. Le nombre de Maîtres qui sont maîtres, comme le voyageur en Italie est prince, est tellement grand sur terre, surtout dans les centres intellectuels, que le véritable Maître a raison de rester inconnu. »
Nous pourrions presque attribuer ces dernières phrases à Monsieur Philippe…..

philippedelyon.fr appelé Maitre de son vivant portrait PapusCette présentation, qui ne sera peut-être prononcée qu’une seule fois, à l’occasion d’un discours, en 1912, donc bien après le décès de M.Philippe, en 1905, ne laisse cependant pas de doutes sur une des nombreuses expressions de la part de Gérard Encausse pour évoquer la personnalité de Nizier Anthelme Philippe, pour lequel il n’a eu de cesse de manifester son admiration. Comme nous allons le voir, ce « Balzac de l’occultisme », comme plusieurs autres témoins et disciples, n’a pas attendu le décès de celui que nous pouvons désigner alors comme le Maitre Philippe, pour exprimer à quel point les pouvoirs manifestés par ce thaumaturge, ne pouvaient que faire l’objet de cette appellation.
Ce point de vue, peut nous permettre de mieux appréhender pourquoi nous pouvons trouver plusieurs passages relatifs aux appellations données à Monsieur Philippe, dont une du Dr Encausse lui-même.
Nous allons en effet voir que le terme de « Maitre » parvient plusieurs fois, du moins, pour ce qui nous est parvenu, dans les livres…Comme nous allons le lire, tant aux oreilles, qu’aux yeux de Monsieur Philippe.
Nous en trouvons même trace dans le discours d’ouverture de l’école de magnétisme de Lyon, en 1895.

A commencer par le sonnet récité à l’occasion de sa fete, objet d’un des derniers articles, mais que nous reprenons sur ces lignes:

Cher Bienfaiteur, mon Ange gardien m’a dit :
Va mon enfant chéri, va toi le plus petit
Parler bien doucement, comme dans ta prière,
A l’apôtre Divin que Dieu mit sur la terre.

Au nom de tous, dis-lui que le sien est béni,
Que notre coeur lui donne un amour infini ;
Dis-lui que sa grande âme, enfant nous est bien chère,
Qu’il est notre Sauveur, notre bienveillant père.

Pour célébrer sa douce et sainte fête,
Ouvre ton coeur, joins les mains, sois poète,
Dis, pour nous tous, en accents très émus :
O Maître aimé votre beau front rayonne,

D’une éclatante et céleste couronne,
Auréole d’Amour faite de vos vertus.

En suivant, nous avons, du premier de ses disciples, la lettre de Jean Chapas adressée à Maitre Philippe,

site Maitre Philippe de Lyon Jean-Chapas-www.philippedelyon.frJe reconnais parfaitement que de tous les maux que j’ai, je mériterais beaucoup plus.
Je voudrais mieux faire ; chaque fois que je me suis promis cela, je n’ai pas tenu. Je vous demande, mon cher Maitre, votre aide et votre protection pour améliorer ce mal qui est en moi. C’est l’orgueil, la paresse, la gourmandise, ainsi que les autres péchés capitaux.
Je voudrais faire ce que vous nous demandez, cher Maitre ayez pitié de ma faiblesse.
S’il me faut des adversités pour que mon coeur soit meilleur, ne m’épargnez pas, car je voudrais si c’est possible, être au nombre de vos soldats..

Je me reconnais indigne de tout cela, meme de vous demander, car je me rends compte que tout en moi ne vaut rien. Je me fais honte tellement je reconnais que je vaux peu de chose.
J’espère, mon Cher Maitre, que vous exaucerez mes demandes, dans la mesure du possible.
Votre serviteur

comme une autre lettre adressée elle par Gérard Encausse, Papus, également à Maitre Philippe, que nous reproduisons ici:

Cher et bon Maitre,

J’ai reçu votre lettre et vous en remercie, car c’est toujours une joie de voir votre écriture si désirée. ce que vous me dites est trop juste pour que je ne vous assure pas de mon obéissance immédiate. Je vous en ai parlé lors de notre entrvue à Lyon et vous ne m’avez pas fait d’objection à ce moment. Vous m’avez fait connaitre et aimer le Christ
De cela, je vous suis éternellement reconnaissant et je n’ai pas pu m’empêcher de prononcer le nom de l’Ami, en parlant du Grand Berger.
Si j’ai fait ainsi appel à votre autorité, c’est que depuis plusieurs années et en ce moment encore nous nous battons contre un mouvement anti-chrétien très solidement organisé.
Ce mouvement se fait par des revues et par des livres et c’est sur ce meme terrain que je m’efforce de combattre, bien qu’étant très certainement plus pêcheur et plus orgueilleux que mes frères qui attaquent le Christ.
Mais du moins, je m’efforce de faire aimer les évangiles et leur auteur.
Mr Philippe appelé Maitre Philippe de son vivantLe ciel m’est témoin qu’en Russie, je vous ai fais aimer sans vous nommer et que c’est l’indiscrétion d’un Martiniste qui a fait connaitre votre nom aux puissants de là-bas.

Ils l’ont chèrement payé, puisque les petits ont perdu votre visite et qu’ils ne vous ont plus jamais vu du jour où vous avez été appelé par le palais. Chaque fois que je suis passé quelque part, on vous a aimé et honoré ; chaque fois qu’on est venu vers vous à la suite de mon enthousiasme, on vous a un peu compris et plus aimé.
Je ne vous cacherai pas que, chaque fois aussi, on s’est détourné de moi et on m’a mis en accusation. Que m’importe puisque votre amitié me reste.
Je viens encore à vous, cher maitre, et je vous demande de ne pas laisser ceux qui se battent pour les idées que vous leur avez appris à aimer. Ne nous abandonnez pas si nous sommes pécheurs ou orgueilleux et soyez toujours notre bon Philippe, comme je voudrais etre toujours,
Votre bien dévoué petit fermier

Gérard Encausse

Toutes ces lettres sont publiées dans des ouvrages référencés dans la bibliographie

On peut découvrir bien d’autres données, comme tout ce qui est étudié ici, en lisant attentivement les publications de toutes sortes. Il est cependant indispensable de ne rien prendre à la lettre.

Nous trouvons des propos tenus également dans le cadre des séances:
…. »Vous me demandez ma protection ; mais je ne peux pas plus que vous protéger personne. Vous venez ici, vous êtes soulagés. Les uns viennent pour maladie, les autres pour des peines morales, mais tous vous demandez du soulagement. Vous restez quelques heures dans de bons sentiments avec l’esprit vers le bien. (26-5-1903)
Quelquefois vous vous dites : N’allons pas là malgré tout vous êtes poussés à y venir. Ce sont vos anges gardiens qui vous poussent ; et ne trouvez-vous pas qu’en sortant d’ici vous êtes allégés, que vous vous sentez plus forts ? (27-11-1894)
Vous serez tous un peu soulagés, mais il faut me promettre d’être sages. Savez-vous ce qu’il faut faire pour cela ; Simplement ne pas dire du mal de son prochain.
Ah ! si, je vous permets d’en dire mais en sa présence ; (12-7-1897)
Tout ce que je vous ai dit et que je vous dis, je l’ai prouvé, car Celui qui m’a envoyé m’a donné le pouvoir de vous présenter des preuves. Y en a-t-il qui puissent dire que je n’ai pas prouvé tout ce j’ai dit ; On lui répondit : « Maître, vous avez tout ce que vous avez dit
»….

Ou dans un récit narré par un des témoins. L’anecdote est ici entière pour comprendre le contexte des propos:
Un épicier, installé dans un quartier populeux et vendant à crédit, vint trouver. Philippe qu’il connaissait déjà et lui dit que son fils, pour qui il avait cependant demandé, malade de la diphtérie, venait de mourir.
– Eh bien ; lui fut-il répondu, je serai chez toi tout à l’heure.
Arrivé à la maison de l’épicier, M. Philippe demanda à celui-ci :
– Y a-t-il beaucoup de gens qui te doivent de l’argent ;
– Oui, tenez, de tous les clients inscrits sur ce gros cahier, c’est à peine si j’ai reçu quelques acomptes.
– Exiges-tu le paiement de toutes ces dettes ?
– Non, et même je vais le mettre au feu.
Et il jeta le cahier dans la cheminée où flambait un bon feu.
Le Maître entra dans la chambre du mort où se trouvaient déjà des personnes venues pour prier auprès de lui.
– As-tu déjà demandé au médecin de constater le décès ;
– Non, je suis allé d’abord chez vous.
Alors le Maître appela le jeune homme par son prénom, et le rendit vivant à son père. Puis il recommanda aux assistants de ne rien raconter de ce qu’ils avaient vu,
« parce que, dit-il, il est défendu de faire des miracles ».
Un jeune homme nommé Fier, qui avait un goître, avait ait demander par M.Laurent sa guérison au Maître.
– A quoi bon, dans un an il doit partir de l’autre côté.
Après cette réponse catégorique, dit M. Laurent, j’osai insister en lui disant :
« Malgré tout je vous en supplie, ô Maître, daignez guérir Fier de son goître ».
Quelques jours plus tard, je vis Fier venir à moi et me remercier d’avoir obtenu sa guérison. Je lui fis remarquer que le Maître seul devait être remercié.
Un an plus tard, le Maître me dit : « Fier est bien malade ; veuillez aller voir si sa mère a quelque besoin ».
Je me rendis auprès de Fier qui était au plus mal. Sa mère en pleurs me dit :
« Vous voyez ma triste situation ; non seulement mon père que vous voyez malade est au lit depuis longtemps, mais mon fils est à ses derniers moments. Cette nuit je vais sans doute me trouver toute seule et j’appréhende de le voir mourir ».
Je fis tous mes efforts pour réconforter cette pauvre mère et, au moment où je lui disais que le Maître m’envoyait à elle, le Maître entrait et, s’approchant du lit de Fier, il dit après quelques secondes de silence :
« Fier, regarde ».
Et, élevant la main il lui désigna un endroit.
– Vois-tu ce que je te montre ?
– Oh ; que c’est beau ;
– C’est beau ; c’est là que tu vas aller. N’oublie pas, lorsque tu seras là, ceux que tu laisses ici-bas.
Puis, après quelques secondes, le Maître dit au jeune homme : « Fier, rends-moi ton âme ».
A ce moment, Fier, dont un sourire baignait les lèvres, poussa un profond soupir et rendit son âme à celui qui la lui demandait.
Mme Boudarel, Mlle Félicie, ainsi que la mère de Fier étaient présentes
.

Comment affirmer dans ce contexte que Philippe de Lyon n’a jamais été appelé Maitre, et pas uniquement par ses disciples, de son vivant?
Nous n’avons par contre, pas connaissance d’éléments pouvant induire qu’il ait demandé d’être appelé Maitre. Cependant, si l’on prend en compte les propos rapportés sous diverses formes quant à l’humilité, comme le « statut » qu’il s’est donné lui-même de « Chien du berger« , il nous semblerait contradictoire d’envisager cette possibilité.

Pour conclure, nous reprendrons une phrase empruntée à Mme Jouffroy Grandjean nous donnant alors une belle illustration de l’appellation de « Maitre Philippe »:

« …Dire Maitre Philipe, c’est reconnaitre la force que Dieu mettait en lui, pour lui permettre de réaliser son destin, sa vocation »

Ne semble-t’il donc pas légitime que Monsieur Philippe ait entendu ou lu ce qualificatif de son vivant?

Papus Gerard Encausse le Maitre Spirituel

Papus Gerard Encausse le Maitre Spirituel philippedelyon.frPortrait du Maitre Spirituel de Papus Gerard Encausse
Le Maitre Philippe de Lyon, « Maitre Spirituel » de Papus mystique, rejoint alors auprès de celui que l’on a surnommé le Balzac de l’occultisme, le « Maitre intellectuel » de Gérard Encausse, Alexandre Saint Yves d’Alveydre.

Nous proposons, pour une approche plus confortable du propos, d’inclure autour de ce texte, le commentaire de l’auteur du livre auquel nous nous référons, Georges Descormiers. Mais voici le texte

….puissamment aidé par Celui qu’il appelait  » Son Maître « . – J’ai été autorisé à dire, avec prudence, quelques mots sur l’école de Théurgie où Papus a reçu l’Initiation, et où il a conduit à son tour quelques-uns de ses élèves et amis. – Je profiterai discrètement de cette autorisation.

Ces écoles sont rares sur terre, aussi rares que les Vrais Maîtres. Seuls, ceux qui sont sur le chemin de l’Humilité pourront reconnaître leur Maître dans cet homme vêtu simplement, et qui passera un jour près d’eux, un jour béni entre tous. Je ne veux pas dire que ces disciples sont plus que leurs frères; mais, puisque Dieu nous aime, combien plus ne mettra-t-il pas sur notre route, à un moment donné, Celui qui seul peut nous aider et nous mettre à même d’aider les autres ?

Si l’Esprit de quelques-uns a accompli peut-être un petit travail personnel pour reconnaître l’Etre qui venait à eux, qu’il soit cependant mille fois béni en notre Père, celui qui a bien voulu ouvrir la porte de son coeur et laisser briller un peu de sa lumière, celui qui, d’un regard, changea la vie de ceux qui furent envoyés vers lui. C’est cette lumière qui a conduit Papus vers la connaissance du Verbe Divin, du Réparateur. C’est cette Lumière, enfermée en son coeur, qu’à son tour, depuis tant d’années, il répand sans se lasser sur nous tous. Je ne puis résister au plaisir de reproduire ici la belle page où, dans sa reconnaissance, Papus essaie de faire comprendre l’élévation de Celui qu’il appelle le Maître Spirituel. Tous ceux qui la connaissent la reliront, j’en suis sûr, avec une joie intime. Pour ceux qui l’ignorent, elle sera peut-être une consolation, une illumination..

Le Maître Spirituel

 » Le Maître Spirituel sait tout, et il enseigne à descendre, non à monter. Il enseigne à acquérir la certitude que l’homme qui sait qu’il ne sait rien commence seulement à comprendre la Science… que celui qui ne possède qu’un grabat et qui le prête à qui n’en possède pas est plus riche que tous les riches. Le Maître Spirituel, quand il veut enseigner, peut soit parler, ce qui est rare, soit faire voir, ce, qui est plus commun pour lui. Possesseur de biens physiques qui lui permettraient de vivre en oisif, le Maître consacre toute sa vie à la guérison des pauvres et des affligés. Et ces guérisons même indiquent au plus aveugle de quel plan descend l’Esprit qui commande à la Maladie et à la Mort elle-même. Dans les rues de la Ville qu’il habite, on le voit passer humble entre les humbles, aussi les pauvres seuls le bénissent et le connaissent. Cet ouvrier qui le salue avec respect lui doit sa jambe qu’on allait couper, et qui fut guérie en une heure. Cette femme du peuple, qui accourt à son passage, vint le trouver alors que son enfant râlait et le Maître dit: Femme, vous êtes plus riche, de par votre dévouement incessant et votre courage devant les épreuves, que les Riches de la terre. Allez, votre enfant est guérie. Et, rentrée chez elle, la Mère constate le miracle qui déconcerte et irrite les médecins. Cette famille d’artisans courut à lui, alors que, depuis dix-huit heures, leur fille unique était morte. Il vint et, devant dix témoins, la morte sourit et ouvrit de nouveau les yeux à la lumière. Demandez à tous ces gens le nom de cet homme, ils vous diront:  » C’est le Père des Pauvres. « 

Maître Philippe Maitre Spirituel de Papus Gerard Encausse philippedelyon.frInterrogez-le. Demandez-lui qui il est, d’où il tient ces pouvoirs étranges et terribles, il vous répondra: Je suis moins qu’une pierre. Il y a tant d’êtres sur cette terre qui sont quelque chose, que je suis heureux de n’être rien. J’ai un ami qui est, lui, quelque chose. Soyez bon, patient dans les épreuves, soumis aux lois sociales et religieuses de votre pays, partagez et donnez ce que vous avez, si vous trouvez des frères qui ont besoin, et mon ami vous aimera. Quant à moi, pauvre envoyé, j’écris sur le Livre Évident de mon mieux et je prie le Père, comme jadis le fit Notre Sauveur le Christ, qui rayonne en gloire sur la terre et dans les Cieux, et au coeur duquel on parvient par la grâce de la Vierge de Lumière Mariah dont le nom soit béni.

Je ne terminerai pas ces pages, que ma reconnaissance rend si douces, par le rappel des injures et des sarcasmes dont les savants, les satisfaits, les critiques, accablent le Maître. Il les ignore, leur pardonne et prie pour eux. Cela suffit.

J’ai toujours trouvé que ces quelques lignes, écrites avec le coeur, portaient en elles une force et une lumière; chaque fois que je me suis senti triste et découragé je les ai relues, méditées et j’y ai puisé la consolation. C’est pourquoi j’ai été heureux d’en faire profiter ceux qui les liront dans le même Esprit.

Pour terminer notre étude sur Papus occultiste, spiritualiste et mystique, et fixer tout à fait les idées sur le Centre d’où il tira une partie de la science vraie et vivante qu’il répand chaque jour, je donnerai ici la reproduction d’un procès-verbal d’une des séances… ce qui peut être écrit.

À la séance du …. Arrive une pauvre femme du peuple tenant dans ses bras un enfant à rachitiques âgé de dix-huit mois. Cet enfant est examiné par deux docteurs en médecine et par dix témoins. On constate une déviation en arc de cercle des tibias, telle qu’il est impossible à l’enfant de rester une seconde droit sur ses petites jambes.
Comme cette femme est très riche, dit le Maitre, nous allons demander à Dieu la guérison de son enfant. En dix secondes, c’est fait ; les deux médecins et les dix témoins constatent le redressement des tibias, et voient l’enfant se tenir droit sur ses jambes, tandis que la mère pleure de joie.
Le lendemain arrive une autre mère ; dont l’extérieur dénote une certaine aisance. Son enfant, une petite fille de dix mois environ est atteinte d’une bronchite tuberculeuse, compliquée de tuberculose intestinale. Le médecin de la famille vient, en consultation avec un professeur, de déclarer l’enfant irrémédiablement perdue.
Madame, dit le Maitre, vous n’êtes pas assez riche pour nous payer. Vous pouvez avoir de la richesse matérielle ; vous dites tant de mal des uns et des autres, et vous avez si peu partagé votre avoir avec les pauvres, que vous n’avez que bien peu de cette monnaie d’épreuves, de souffrance et de dévouement, La seule que le ciel connaisse, la seule que, dans son insigne faveur il nous ait autorisé, bien que nous en soyons indigne, à escompter. La monnaie de César n’a pas cours ici, seule la monnaie du Christ y est respectée. Et cependant vous venez à nous pour que le ciel guérisse votre enfant ?
On devine la réponse de la mère.
Eh bien nous allons demander aux personnes présentes de se cotiser pour guérir votre enfant ?
Mesdames, Messieurs, voulez-vous que cette enfant soit guérie ?
Voix unanimes. –Oui
Eh bien, promettez-moi tous de nous ne pas dire du mal de votre prochain hors de sa présence, pendant trois jours. Est-ce promis ?
–Oui
Madame, Monsieur promettez-vous, et faites attention que la vie de votre enfant en dépend, de ne plus calomnier vos amis ?
–Oh ! Je le promets de tout cœur est pour toujours.
–Je vous demande seulement trois mois d’efforts. Allez, votre enfant est guérie.
N. B.–Nous avons pu constater le maintien intégral de la guérison dix jours après.
C’est deux exemples montreront la vérité de cette parole :

Enrichissez-vous

Il suffit simplement de savoir de quelle richesse il s’agit.

Papus

On comprend combien le docteur Papus a rapporté de souvenirs brûlants des années passées dans ce centre si hautement initiatique, auprès d’un vrai Maître. L’enseignement qu’il y reçut et qu’il nous transmet, depuis pas mal d’années déjà, a transformé plusieurs d’entre nous, parce qu’il est réellement vivant. Par lui, les mystérieuses profondeurs de l’Évangile sont peu à peu éclairées et il nous apprend à vivre, en un mot, alors que précédemment nous n’avions aucune lumière vraie pour nous guider dans le chemin de l’Initiation, dont l’entrée est si étroite, si obscure et passe si facilement inaperçue. Car, à côté, bien visibles, se trouvent d’autres portes majestueuses et attrayantes… mais qui ne conduisent à rien……

Fin de citation

Nous tenons à préciser, que ce texte de Papus et l’extrait d’étude de la main de l’auteur, émanent d’un livre « le Dr Papus », de G. Phaneg de 1909, collection « nos Maitres » de la librairie hermétique. A noter aussi que le texte de la séance figure également dans le livre de Philippe Encausse, mais avec quelques variantes. Nous avons opté pour la version intégrale figurant dans cet ouvrage du début du XXe siècle.