Philippe de Lyon appelé Maitre Philippe de son vivant

philippedelyon.fr Mr Philippe appelé Maitre Philippe de son vivant portrait Philippe de LyonMaitre Philippe de Lyon n’a jamais été appelé « Maitre » de son vivant par ses disciples, et pas uniquement par ces derniers comme nous allons le voir, mais aussi par une partie des personnes l’ayant approché.

Certes ici-même, dans les premières publications, nous avons avancé que jamais Monsieur Philippe n’avait été appelé Maitre durant son existence.
Eh bien c’est tout à fait inexact.

Ce site a débuté en ayant lu les premiers livres, mais pas si attentivement que cela manifestement. Nous trouvons en effet un certain nombre d’éléments qui ne peuvent prêter à confusion sur ce sujet en particulier.
Pour une fois que nous avons à notre disposition, une donnée dont tous les éléments nous apportent la preuve de l’authenticité, nous aurions tort de bouder notre plaisir.

Pour énoncer une des définitions émises par plusieurs éminents hermétistes, nous choisissons de débuter en citant Papus, dont certains extraits de la conférence de juin 1912, consacrée à son approche du terme de « Maitre », sont publiés par l’auteur d’un des premiers livres consacrés à Philippe de Lyon. Nous trouvons dans ces quelques mots, un aperçu de ce que représente le Maitre spirituel, rapportés par le fils de Gérard Encausse, Philippe Encausse:

« Le Maître proprement dit, celui qui, seul, a véritablement droit à ce titre celui qui est chargé d’évoluer les facultés spirituelles de l’humanité, qui fait appel à des forces que bien peu comprennent et dont la puissance est extraordinaire. C’est le Maître spirituel, selon l’expression même de Papus, celui qui a été nommé le Maître inconnu par Marc Haven dans son très bel ouvrage consacré à « Cagliostro » et l’Homme libre par Paul Sédir dans ses émouvants commentaires sur l’Evangile. C’est de lui que Sédir a dit dans une de ses conférences : Mais lorsque le Maître paraît, c’est comme un soleil qui se lève dans le coeur du disciple ; tous les nuages s’évanouissent ; toutes les gangues se désagrègent ; une clarté nouvelle s’épand, semble-t-il, sur le monde ; l’on oublie amertumes désespoirs et anxiétés ; le pauvre coeur si las s’élance vers les radieux paysages entrevus, sur lesquels la paisible splendeur de l’éternité déploie ses gloires ; plus rien de terne n’assombrit la nature ; tout enfin s’accorde dans l’admiration, l’adoration et l’amour. »

et, dans le même temps, toujours dans le meme propos…:

Il est dangereux de se laisser appeler « Maître », parce que, outre l’évocation des êtres d’orgueil qui veillent autour de nous, cela donne à celui qui accepte ce titre la responsabilité de toutes les fautes commises par ses soi-disant disciples

Ainsi votre serviteur, qui n’est réellement qu’un pauvre soldat dans cette armée n’ayant même pas pu y obtenir les galons de caporal, est désagréablement impressionné chaque fois qu’on lui envoie par le nez le titre de « Maître »

Je me console en me figurant que je fais un voyage en Italie. Dans ce charmant pays, on vous donne un titre nobiliaire selon la valeur du pourboire que vous distribuez aux employés (les trains ; pour 50 centimes, vous êtes chevalier : pour 1 franc, vous êtes duc ou excellence ; et pour 5 francs, vous êtes au moins prince. Le nombre de Maîtres qui sont maîtres, comme le voyageur en Italie est prince, est tellement grand sur terre, surtout dans les centres intellectuels, que le véritable Maître a raison de rester inconnu. »
Nous pourrions presque attribuer ces dernières phrases à Monsieur Philippe…..

philippedelyon.fr appelé Maitre de son vivant portrait PapusCette présentation, qui ne sera peut-être prononcée qu’une seule fois, à l’occasion d’un discours, en 1912, donc bien après le décès de M.Philippe, en 1905, ne laisse cependant pas de doutes sur une des nombreuses expressions de la part de Gérard Encausse pour évoquer la personnalité de Nizier Anthelme Philippe, pour lequel il n’a eu de cesse de manifester son admiration. Comme nous allons le voir, ce « Balzac de l’occultisme », comme plusieurs autres témoins et disciples, n’a pas attendu le décès de celui que nous pouvons désigner alors comme le Maitre Philippe, pour exprimer à quel point les pouvoirs manifestés par ce thaumaturge, ne pouvaient que faire l’objet de cette appellation.
Ce point de vue, peut nous permettre de mieux appréhender pourquoi nous pouvons trouver plusieurs passages relatifs aux appellations données à Monsieur Philippe, dont une du Dr Encausse lui-même.
Nous allons en effet voir que le terme de « Maitre » parvient plusieurs fois, du moins, pour ce qui nous est parvenu, dans les livres…Comme nous allons le lire, tant aux oreilles, qu’aux yeux de Monsieur Philippe.
Nous en trouvons même trace dans le discours d’ouverture de l’école de magnétisme de Lyon, en 1895.

A commencer par le sonnet récité à l’occasion de sa fete, objet d’un des derniers articles, mais que nous reprenons sur ces lignes:

Cher Bienfaiteur, mon Ange gardien m’a dit :
Va mon enfant chéri, va toi le plus petit
Parler bien doucement, comme dans ta prière,
A l’apôtre Divin que Dieu mit sur la terre.

Au nom de tous, dis-lui que le sien est béni,
Que notre coeur lui donne un amour infini ;
Dis-lui que sa grande âme, enfant nous est bien chère,
Qu’il est notre Sauveur, notre bienveillant père.

Pour célébrer sa douce et sainte fête,
Ouvre ton coeur, joins les mains, sois poète,
Dis, pour nous tous, en accents très émus :
O Maître aimé votre beau front rayonne,

D’une éclatante et céleste couronne,
Auréole d’Amour faite de vos vertus.

En suivant, nous avons, du premier de ses disciples, la lettre de Jean Chapas adressée à Maitre Philippe,

site Maitre Philippe de Lyon Jean-Chapas-www.philippedelyon.frJe reconnais parfaitement que de tous les maux que j’ai, je mériterais beaucoup plus.
Je voudrais mieux faire ; chaque fois que je me suis promis cela, je n’ai pas tenu. Je vous demande, mon cher Maitre, votre aide et votre protection pour améliorer ce mal qui est en moi. C’est l’orgueil, la paresse, la gourmandise, ainsi que les autres péchés capitaux.
Je voudrais faire ce que vous nous demandez, cher Maitre ayez pitié de ma faiblesse.
S’il me faut des adversités pour que mon coeur soit meilleur, ne m’épargnez pas, car je voudrais si c’est possible, être au nombre de vos soldats..

Je me reconnais indigne de tout cela, meme de vous demander, car je me rends compte que tout en moi ne vaut rien. Je me fais honte tellement je reconnais que je vaux peu de chose.
J’espère, mon Cher Maitre, que vous exaucerez mes demandes, dans la mesure du possible.
Votre serviteur

comme une autre lettre adressée elle par Gérard Encausse, Papus, également à Maitre Philippe, que nous reproduisons ici:

Cher et bon Maitre,

J’ai reçu votre lettre et vous en remercie, car c’est toujours une joie de voir votre écriture si désirée. ce que vous me dites est trop juste pour que je ne vous assure pas de mon obéissance immédiate. Je vous en ai parlé lors de notre entrvue à Lyon et vous ne m’avez pas fait d’objection à ce moment. Vous m’avez fait connaitre et aimer le Christ
De cela, je vous suis éternellement reconnaissant et je n’ai pas pu m’empêcher de prononcer le nom de l’Ami, en parlant du Grand Berger.
Si j’ai fait ainsi appel à votre autorité, c’est que depuis plusieurs années et en ce moment encore nous nous battons contre un mouvement anti-chrétien très solidement organisé.
Ce mouvement se fait par des revues et par des livres et c’est sur ce meme terrain que je m’efforce de combattre, bien qu’étant très certainement plus pêcheur et plus orgueilleux que mes frères qui attaquent le Christ.
Mais du moins, je m’efforce de faire aimer les évangiles et leur auteur.
Mr Philippe appelé Maitre Philippe de son vivantLe ciel m’est témoin qu’en Russie, je vous ai fais aimer sans vous nommer et que c’est l’indiscrétion d’un Martiniste qui a fait connaitre votre nom aux puissants de là-bas.

Ils l’ont chèrement payé, puisque les petits ont perdu votre visite et qu’ils ne vous ont plus jamais vu du jour où vous avez été appelé par le palais. Chaque fois que je suis passé quelque part, on vous a aimé et honoré ; chaque fois qu’on est venu vers vous à la suite de mon enthousiasme, on vous a un peu compris et plus aimé.
Je ne vous cacherai pas que, chaque fois aussi, on s’est détourné de moi et on m’a mis en accusation. Que m’importe puisque votre amitié me reste.
Je viens encore à vous, cher maitre, et je vous demande de ne pas laisser ceux qui se battent pour les idées que vous leur avez appris à aimer. Ne nous abandonnez pas si nous sommes pécheurs ou orgueilleux et soyez toujours notre bon Philippe, comme je voudrais etre toujours,
Votre bien dévoué petit fermier

Gérard Encausse

Toutes ces lettres sont publiées dans des ouvrages référencés dans la bibliographie

On peut découvrir bien d’autres données, comme tout ce qui est étudié ici, en lisant attentivement les publications de toutes sortes. Il est cependant indispensable de ne rien prendre à la lettre.

Nous trouvons des propos tenus également dans le cadre des séances:
…. »Vous me demandez ma protection ; mais je ne peux pas plus que vous protéger personne. Vous venez ici, vous êtes soulagés. Les uns viennent pour maladie, les autres pour des peines morales, mais tous vous demandez du soulagement. Vous restez quelques heures dans de bons sentiments avec l’esprit vers le bien. (26-5-1903)
Quelquefois vous vous dites : N’allons pas là malgré tout vous êtes poussés à y venir. Ce sont vos anges gardiens qui vous poussent ; et ne trouvez-vous pas qu’en sortant d’ici vous êtes allégés, que vous vous sentez plus forts ? (27-11-1894)
Vous serez tous un peu soulagés, mais il faut me promettre d’être sages. Savez-vous ce qu’il faut faire pour cela ; Simplement ne pas dire du mal de son prochain.
Ah ! si, je vous permets d’en dire mais en sa présence ; (12-7-1897)
Tout ce que je vous ai dit et que je vous dis, je l’ai prouvé, car Celui qui m’a envoyé m’a donné le pouvoir de vous présenter des preuves. Y en a-t-il qui puissent dire que je n’ai pas prouvé tout ce j’ai dit ; On lui répondit : « Maître, vous avez tout ce que vous avez dit
»….

Ou dans un récit narré par un des témoins. L’anecdote est ici entière pour comprendre le contexte des propos:
Un épicier, installé dans un quartier populeux et vendant à crédit, vint trouver. Philippe qu’il connaissait déjà et lui dit que son fils, pour qui il avait cependant demandé, malade de la diphtérie, venait de mourir.
– Eh bien ; lui fut-il répondu, je serai chez toi tout à l’heure.
Arrivé à la maison de l’épicier, M. Philippe demanda à celui-ci :
– Y a-t-il beaucoup de gens qui te doivent de l’argent ;
– Oui, tenez, de tous les clients inscrits sur ce gros cahier, c’est à peine si j’ai reçu quelques acomptes.
– Exiges-tu le paiement de toutes ces dettes ?
– Non, et même je vais le mettre au feu.
Et il jeta le cahier dans la cheminée où flambait un bon feu.
Le Maître entra dans la chambre du mort où se trouvaient déjà des personnes venues pour prier auprès de lui.
– As-tu déjà demandé au médecin de constater le décès ;
– Non, je suis allé d’abord chez vous.
Alors le Maître appela le jeune homme par son prénom, et le rendit vivant à son père. Puis il recommanda aux assistants de ne rien raconter de ce qu’ils avaient vu,
« parce que, dit-il, il est défendu de faire des miracles ».
Un jeune homme nommé Fier, qui avait un goître, avait ait demander par M.Laurent sa guérison au Maître.
– A quoi bon, dans un an il doit partir de l’autre côté.
Après cette réponse catégorique, dit M. Laurent, j’osai insister en lui disant :
« Malgré tout je vous en supplie, ô Maître, daignez guérir Fier de son goître ».
Quelques jours plus tard, je vis Fier venir à moi et me remercier d’avoir obtenu sa guérison. Je lui fis remarquer que le Maître seul devait être remercié.
Un an plus tard, le Maître me dit : « Fier est bien malade ; veuillez aller voir si sa mère a quelque besoin ».
Je me rendis auprès de Fier qui était au plus mal. Sa mère en pleurs me dit :
« Vous voyez ma triste situation ; non seulement mon père que vous voyez malade est au lit depuis longtemps, mais mon fils est à ses derniers moments. Cette nuit je vais sans doute me trouver toute seule et j’appréhende de le voir mourir ».
Je fis tous mes efforts pour réconforter cette pauvre mère et, au moment où je lui disais que le Maître m’envoyait à elle, le Maître entrait et, s’approchant du lit de Fier, il dit après quelques secondes de silence :
« Fier, regarde ».
Et, élevant la main il lui désigna un endroit.
– Vois-tu ce que je te montre ?
– Oh ; que c’est beau ;
– C’est beau ; c’est là que tu vas aller. N’oublie pas, lorsque tu seras là, ceux que tu laisses ici-bas.
Puis, après quelques secondes, le Maître dit au jeune homme : « Fier, rends-moi ton âme ».
A ce moment, Fier, dont un sourire baignait les lèvres, poussa un profond soupir et rendit son âme à celui qui la lui demandait.
Mme Boudarel, Mlle Félicie, ainsi que la mère de Fier étaient présentes
.

Comment affirmer dans ce contexte que Philippe de Lyon n’a jamais été appelé Maitre, et pas uniquement par ses disciples, de son vivant?
Nous n’avons par contre, pas connaissance d’éléments pouvant induire qu’il ait demandé d’être appelé Maitre. Cependant, si l’on prend en compte les propos rapportés sous diverses formes quant à l’humilité, comme le « statut » qu’il s’est donné lui-même de « Chien du berger« , il nous semblerait contradictoire d’envisager cette possibilité.

Pour conclure, nous reprendrons une phrase empruntée à Mme Jouffroy Grandjean nous donnant alors une belle illustration de l’appellation de « Maitre Philippe »:

« …Dire Maitre Philipe, c’est reconnaitre la force que Dieu mettait en lui, pour lui permettre de réaliser son destin, sa vocation »

Ne semble-t’il donc pas légitime que Monsieur Philippe ait entendu ou lu ce qualificatif de son vivant?

Le site présente ses voeux

site Maitre Philippe de Lyon preparatifspourlejourdelan-1885 www.philippedelyon.fr site voeuxLe site dédié à Maitre Philippe est poussé à faire des voeux. Ce site consacré à Monsieur Philippe ne saurait franchir le cap de cette nouvelle année sans présenter tous ses voeux et ses remerciements les plus chaleureux à toutes les visiteuses, à tous les visiteurs et participant(e)s, qui permettent, par les commentaires de découvrir, de donner envie d’échanger, d’enrichir, d’apprendre, de lire, sur tout ce qui peut se rapporter à Nizier Anthelme Philippe…
Puissions-nous persévérer sur ce chemin de convivialité, de partages, de recherches, de quêtes individuelles et collectives….

Il est à noter qu’il n’a pas été davantage possible de trouver d’allusion, de quelque nature que ce soit, sur cette période des fêtes de fin d’années, que constitue le réveillon de la St Sylvestre, que pour les fêtes de Noel, objet d’un précédent article.
Ces derniers jours, les différentes lectures tournant essentiellement sur le sujet de Maitre Philippe, les yeux ont été portés sur une phrase, extraite de l’édition 1985 du livre de Philippe Encausse, « Maitre Philippe de Lyon, Thaumaturge et Homme de Dieu » (cité dans la bibliographie):
« C’est très difficile de prier, et tous nous sentons cela. Voilà pourquoi nous sommes poussés à faire des vœux. »
Précision est également faite que je n’ai pas trouvé trace de voeux ailleurs que dans ce livre. Cette phrase, étant extraite de ce seul ouvrage n’avait pas d’autres objectifs, pensons-nous, que le thème de la prière.
Le titre de cet article peut donner à penser qu’il aurait subit des pressions, mais il n’en est rien. La seule teneur de cette phrase a donné l’idée du titre. :o)
Nous espérons qu’il ne nous sera pas fait grief d’avoir un peu détourné ces mots de leur contexte.

site Maitre Philippe de Lyon www.philippedelyon.fr sapin de noel 1880L’illustration vient des images google où quelques minutes de recherches ont été nécessaires pour trouver une illustration de ces fêtes, à la fin du XIXe siècle, en entrant la requête: nouvel an 1885.
Néanmoins, cette image d’époque énonce plutôt les préparatifs d’une fete de fin d’année dans un milieu plutôt aisé, voire dans une certaine opulence. La population ne devait probablement pas avoir les moyens de s’offrir un tel apparat. Certaines lectures, et notamment de Victor Hugo et Emile Zola en donnent une description des plus réaliste, bien différente de l’ambiance raffinée qui se dégage de cette oeuvre.
Dans ce cadre, nous évoquerons l’image qui a illustré l’article sur Philippe de Lyon à Noel, laquelle semble un peu plus correspondre à la réalité d’une société, essentiellement composée de ruraux, qui représentent alors environ 80% de la population…

Si une personne peut apporter des indications ou des éclaircissements sur les différents éléments.
Ou encore, si quelqu’un veut profiter de l’occasion pour faire des suggestions ou émettre des idées d’articles …..Ne pas hésiter…Autant de voeux possible pour faire évoluer le site, ainsi que chacun(e) des éléments entrant en ligne de compte…

Maitre Philippe s’est-il réincarné, est-il de retour?

Maitre Philippe de Lyon s'est-il réincarné?Maitre Philippe de Lyon est-il de retour parmi nous? Mr Philippe S’est-il réincarné? La même question peut également être ainsi formulée: le Maitre Philippe…..exerce-t’il aujourd’hui, quelque part…?

Ces interrogations ont été formulées aussi bien en emails reçus, qu’en requêtes aboutissant sur ce site, sans compter les demandes qui peuvent émaner des rencontres sur et autour de Nizier Anthelme Philippe, de Lyon.

Ce sujet certes peut être sensible et permettre à des personnes d’abuser, et à d’autres, d’être abusées. Il est possible que ce soit une seule annotation qui ait incité un certain nombre d’individus, pas des mieux intentionnés, à tenter, dans les années suivant la parution du livre, jusqu’à aujourd’hui, à se faire ni plus ni moins passer pour le Maitre Philippe de Lyon…Rien que ça.

Un seul livre, y fait en effet allusion, émettant lui-même de grandes réserves sur l’aspect presque fantaisiste de ces insinuations, dont les conséquences peuvent cependant être des plus dommageables.

Selon cette note de bas de page, Philippe de Lyon aurait dit :
Lorsque je reviendrai, je serai plus grand…Le nez mieux fait…On ne me reconnaitra pas.
La note se situe dans plusieurs éditions d’un seul livre: le Maitre Philippe de Lyon, Thaumaturge et Homme de Dieu.

Cette citation n’est pas extraite à proprement parler d’un texte, pas davantage de paroles prononcées en public, en cours de séances. Du moins, c’est ce que l’on peut déduire du fait que ces insertions ne figurent qu’à titre d’annotations, en bas de la meme page 31, dans certaines éditions: 1966 et suivantes de cet ouvrage, cité dans la bibliographie.

Comme toute phrase, évoquée dans un seul ouvrage, en « simple » annotation, la crédibilité de cet écrit peut être remise en cause.
Il y a lieu de préciser, que cette note est établie dans le contexte du décès de Marie Lalande, seconde épouse de Marc Haven, Emmanuel Lalande, époux en première noce de Victoire Philippe, fille de Monsieur Philippe.
Le décès de Mme Lalande née Chestakoff, est, quant à lui, daté du 27 décembre 1952, au Clos Landar à l’Arbresle.
Ce n’est en rien volontaire, mais nous constatons que nous sommes, pour le début de rédaction de cet article, à la date anniversaire de cette disparition.
Du moins espérons-nous que cette date est exacte…

L’auteur évoque, les longs moments vécus dans ce meme lieu par le Maitre Philippe et précise qu’il s’agissait alors de sa plus récente existence terrestre. Suit cette annotation selon laquelle Philippe aurait annoncé ses possibles retours sur terre, notamment dans une prédiction, dont voici le texte:

Ce devrait être alors dans une famille comptant plusieurs enfants et dont il serait l’ainé. D’autres part, les prénoms respectifs, du père et de la mère devrait être Joseph et Marie
Précisions fournies par le maître « dans 50 ans je serai là de nouveau, parti est revenu». (Dimanche 15/11/1903–Monsieur Comte).
Quand je reviendrai j’aurai le corps d’un enfant de six ans qui en paraîtra dix. A douze ans, ceux qui doivent me reconnaître me reconnaîtront (Santa–Maria).
Il y aura, quand je reviendrai, une grande maison avec une chapelle et un hôpital et j’y prêcherai.
Au cours d’un entretien qui eut lieu en 1895, le Maître aurait donné à entendre à un disciple que, dans sa prochaine réincarnation terrestre, il serait plus grand, plus brun, qu’il aurait le nez mieux fait, qu’on ne Le reconnaîtrait pas… et que certains même, lui jetteraient des pierres. À l’occasion d’une autre conversation, il aurait fait état d’un autre retour parmi nous et il aurait donné des détails assez précis permettant à certains de Le reconnaître. (Ph. Encausse).
 »

Modifié le 1-1-2014:
Nous trouvons dans le livre des Enseignements oraux de M. Philippe, dont nous rappelons ici, qu’il est le dernier livre sorti dans le courant de l’année 2013, juste après la réédition du livre Monsieur Philippe, Homme de Dieu, sur le sujet de Philippe de Lyon, cité aussi dans la bibliographie, fait état du même type de propos tenus dans la dernière partie du livre intitulé, « Monsieur Philippe par lui-même », à la page 256, les phrases suivantes, dont il est précisé, en début de chapitre, « qu’elles proviennent de sources publiques et d’archives privées. Elles ont été prononcées pendant des séances de guérison et notées par des témoins« :

« …Il est vrai que si je pars, je reviendrai presque aussitôt. Mais dans le passé je ne suis pas venu aussi souvent que vous le croyez. Si je reviens cette fois très vite, c’est que j’ai un Ami qui m’a permis de partir et de revenir comme il me semble bon.… »

Nous pouvons aussi lire un peu plus loin:
… »toi, tu voudrais être ma mère à mon retour mais ce n’est pas possible. Tu as encore à vivre, et même si tu partais tout de suite, tu n’aurais pas le temps. Lorsque je reviendrai tous ceux de ma famille, seront autour de moi et comme je reviendrai pour régner, ceux qui m’entourent seront ministre, généraux, etc.…
Je sais quand je partirai et quand je reviendrai : plusieurs d’entre vous, ils sont petits enfants ne viendront avant d’être âgés, mais pas avec le même visage. Plusieurs me reconnaîtront cependant.
Je reviendrai bientôt et ce sera pour être un martyr… »

Donc, il est dans le meme temps établit que des témoins ont noté ce type de paroles, dans le cadre des séances de la Rue Tete d’Or…
Il semble que toutes les personnes présentes, n’ont pas accordés la même importance à ces phrases.
Mais il ne parait pas hors de propos pour autant de leur prêter une certaine attention.
Fin de modification

Dans cette brèche donc, se sont infiltrés nombre de sinistres personnages, se faisant connaitre comme étant des successeurs de Monsieur Philippe. Ils ont, pour la plupart, purement et simplement annoncé, détenir les même pouvoirs que le Maitre…
Certains n’ont pas hésité à ameuter les journaux et annoncer qu’ils garantissaient des guérisons, en séances publiques. Exactement comme s’ils étaient Rue Tete d’or. Plusieurs d’entre eux ont meme carrément choisit le Clos Landar, à l’Arbresle, comme lieu privilégié pour faire des démonstrations.

Une personne d’une boutique à Lyon nous a racontés avoir vu et voit toujours défiler dans son magasin, un nombre impressionnant de personnes se faisant passer pour le Maitre Philippe.
Les journaux en ont suivit certains….. On en retrouve même dans certaines émissions de télévisions.

Que ces imposteurs, parce ce que c’est le seul mot qui peut les caractériser, se soient, sous quelque forme que ce soit, sentis le droit de s’adjuger les mêmes pouvoirs que ceux observés et non affirmés par le Maitre Philippe, relève au moins de l’irresponsabilité.

Nous espérons cependant que les victimes potentielles se renseigneront avant de donner une quelconque suite à des procédés qui relèvent dans le meilleur des cas, du seul qualificatif d’arnaque….

Ne juge-t’on pas l’arbre à ses fruits?