A l’époque de Philippe de Lyon
Nizier Anthelme Philippe de Lyon nait en plein milieu du 19e siècle.

Dans tous les domaines, que ce soit, de la vie courante, de l’industrie, de la santé, des technologies, des communications, de la biologie, des transports, des inventions, qui vont transformer peu à peu les modes de vie. Un grand nombre de découvertes de ce siècle, modifiera considérablement les habitudes de vie dans les décennies suivantes. Vont ainsi voir le jour, la voiture, les chemins de fer, les bateaux à vapeur, la pile électrique, le téléphone, la cafetière, les allumettes, le stéthoscope, la machine à coudre……etc etc…La liste est longue.

La spiritualité n’est pas en reste, puisque les apparitions de la Vierge, au Saint curé d’Ars, à Sainte Thérèse de Lisieux, à Bernadette Soubirou à Lourdes, ou, rue du bac à Paris dans la chapelle des Filles de la Charité, à Catherine Labouré, pour ne citer que quelques faits de plus connus, seront les témoins privilégiés de présences divines sur la France, provoquant un engouement pour les pèlerinages et manifestations. Epoque ô combien ouverte aussi sur tous les domaines de l’occultisme, de l’ésotérisme.

site Maitre Philippe de Lyon www.philippedelyon.frCe qui nous occupe dans un premier temps: la photographie. Pourquoi ce domaine en particulier?
Du fait d’un certain nombre de photos et d’images représentant Philippe de Lyon. Comprendre notamment pourquoi elles montrent des personnes immobiles, voire figées,
La photographie, qui comme le cinéma va faire ses tous premiers pas tout au long de ce 19e siècle. La photographie semble-t’il en premier.
On trouve apparemment trace de la première « prise de vue » en 1820, par Niepce qui y travaille depuis quelques années.
Pour faire référence à cette première prise de vue, une allusion sur un document d’une grande marque actuelle de matériel photo qui nous dit ceci:
« Une des premières photographies au monde, il faut un temps d’exposition d’environ huit heures. Elle a été prise à Paris par Joseph Nicéphore Niépce dans le milieu des années 1820. L’image a été capturée sur une plaque d’étain enduite de bitume de Judée (un type d’asphalte). Ce matériau n’est pas très sensible, même à la lumière du jour lumineux. C’est le meme découvreur qui, associé à Daguerre va créer le premier procédé de prises de vues, dans une boite (photo). Avec toutefois un inconvenient: il est impossible de reproduire les photos prises.
Cependant, une fois la technique a fait ses preuves, des expériences ont été faites avec d’autres matériaux et durées d’exposition rapidement chuté à quelques minutes
 »

Récemment sur certains commentaires, il était fait allusion à l’aspect figé des personnages. Les sujets ainsi « mis en boite, n’avaient pas le choix, il fallait prendre la pause, et ne surtout pas bouger…

Il faut considérer que la prise de photos à cette époque-là est un véritable luxe, que tout le monde ne peut pas s’offrir, loin de là. En fait, le photographe a alors, infiniment plus de travail que le photographe d’aujourd’hui. Parce que pour la plupart des clichés, il faudra les retoucher. Il est même à la mode de les faire retoucher à son avantage. Les photos en couleurs apparaissent dès 1869.

« Au milieu du XIXe siècle, vingt-cinq ans après son invention, la photographie est encore considérée comme une simple curiosité scientifique. Mais entre 1850 et 1860 une dizaine de photographes, en France et en Angleterre, vont se battre pour faire admettre que la photographie est un art. Ce sera la décennie des Nadar, Le Gray, Baldus, Robison, Rejlander, Fenton. Les premiers à explorer toutes les possibilités de la création photographique et de ses rapports avec le réel. »
arte.tv/fr/la-programmation-2012/7002396.html

Les débuts du cinématographe, comme on l’appelle à l’époque, sont à l’origine, un des éléments d’un drame qui à l’époque a bouleversé la capitale: l’incendie du bazar de la charité du 4 mai 1897, et auquel Maitre Philippe fait référence quelques jours plus tard…

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63 pensées sur “A l’époque de Philippe de Lyon

  • 8 juillet 2013 à 15 h 54 min
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    Il parait qu’à Lyon, il y a un excellent musée sur les frères Lumière….
    C’est vrai que c’est « magique », si on réfléchit bien…
    Magique d’avoir des photos de ces grands mystiques de l’époque aussi…..

  • 9 juillet 2013 à 19 h 57 min
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    C’est rigolo car c’est exactement les réflexions que j’ai posées…dans le désert…Et je reviens donc à la charge.
    Primo, les appareils photographiques de l’époque nécessitaient une pose longue pour que les plaques soient imprégnées, il est donc tout-à-fait nécessaire que les sujets restent immobiles pour éviter tout flou (d’ailleurs certains photographes de ces moments-là s’en sont servi pour photogaphier des fantômes ou des ectoplasmes si chers au Capitaine Haddock…). Toutes les photos de personnes de l’époque ont donc cette allure figée.
    Deuzio, un appareil de photographie n’était pas, comme plus tard les instamatics ou les numériques, des objets courants et étaient maniés par des professionnels qui développaient eux mêmes leurs photos dans leur laboratoire.
    Troizio, il semblerait que tous nos héros aient eu une véritable passion pour être photographiés et ne rataient aucune occasion, le plus souvent en groupes.
    Il serait intéressant de retrouver trace des photogaphes qui tiraient leurs photogaphies en couleur sépia sur cartons toujours signés de leur main.
    Je ne me souviens pas des circonstances, mais j’ai vu un reportage télévision où ainsi on a retrouvé dans une malle ou un grenier tous les tirages d’un photographe de cette époque, passionné par un sujet spécifique, ce qui a permis, après nettoyages de créer un véritable musée.

  • 9 juillet 2013 à 20 h 34 min
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    Allure figée, dites vous Népomucène…
    Très interessant, vous étes assuremment, un excellent avocat pour les allures figées…
    « Mais… » ce fameux mais…
    N’oublions pas qu’avec les yeux de l’âme, aucune tricherie…Rien n’y échappe.
    Figé ou pas : l’essentiel saute aux yeux. Combien de beaux sourires ne sont que des cris de douleurs…Grimasses…
    Il n’empèche que la photo est un art absolument magnifique.
    Un peu comme dans la boule de cristal, on y découvre tout un monde qui défile tant…
    Bon là, j’arrête. Je ne suis pas madame Irma.

  • 12 juillet 2013 à 10 h 03 min
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    Je crois bien avoir compris pourquoi, dans au moins deux photographies, les sujets ont l’air figé. Il s’agit des deux vues prises dehors autour d’une table ronde.
    Nous savons que les temps de pose duraient un certain temps, et bien les participants étaient inquiets de voir la table tourner comme elle en avait l’habitude dans le salon…
    :P

    • 14 janvier 2014 à 14 h 45 min
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      J’ai sous les yeux un certain nombre de photos datant du début du XXième siècle et provenant des archives de mes arrières-grands parents de Savigny, c’est à dire à côté de l’Arbresle. Il apparait deux sortes de ces photos déjà à l’époque : celles prises avec poses dans le studio d’un photographe et celles, posées également, vraisemblablement lors de fêtes, foires, etc, devant une toile peinte représentant un vague paysage. En ce qui concerne celles en studio, elles sont signées : RULLIAT Portraits d’Art 18 rue du Marché L’ARBRESLE….!!!
      Et sont livrées dans un magnifique livret de bristol marron à la couverture ouvragée en relief présentant deux oiseau en vol : l’intérieur comporte en partie gauche une sorte de portefeuile et en partie droite un oval découpé mettant la photo en valeur. Et celui que je possède depuis hier (grâce à ma Mère) est en parfait état de conservation ainsi que les différentes photos.
      Cela est donc un témoignage incontestable d’un professionnel de la photographie à l’Arbresle en ce début du XXème siècle.

  • 19 juillet 2013 à 10 h 02 min
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    A l’époque de Nizier-Anthèlme Philippe ? Fin du XIX ième/ début du XX ième siècle.
    Et justement, à lire les témoignages, les écrits des disciples et autres, les habitants du Clos Landar ne semblaient vivre que des paroles du paterfamilias. Voudrait-on nous faire croire que Monsieur Philippe, sa famille, ses proches, ses visiteurs n’avaient pas une vie comme tout le monde ?
    Personne ne se pose la question seulement de l’intendance du Clos : une telle propriété nécessite pas mal de personnel, même deux ou trois personnes n’y suffiraient pas. Et l’organisation ? L’entretien, la préparation des repas, le service des nombreux invités séjournant ou non sur place, l’approvisionnement. Et pour aller à l’Arbresle et en revenir : nous savons certes que la ligne de chemin de fer partait de la gare Saint Paul à Lyon, mais ce n’est pas suffisant, la gare de l’Arbresle n’est pas à côté du Clos Landar, et le transport des bagages ?
    Le Clos avait-il, compte-tenu des images considérables, son photographe attitré ?
    Quant à Monsieur Philippe lui-même, il est certain qu’il voyageait beaucoup, longtemps et loin : comment s’organisaient ses voyages ? On le voit sur les photos, toujours élégant, il devait posséder une garde-robe en conséquence, gérée par sa femme ?
    Telles sont quelques exemples des questions qui auraient pu être posées sans être obnubilé par ses paroles…et il y en a bien d’autres, telles son implication dans le vie de la commune, par exemple au sein du conseil municipal, ses promenades en Bollée, etc…
    Certains peuvent dire que cela n’a aucun importance, et bien non, cela a une grande importance pour permettre de le saisir au sein du monde où il vivait.

  • 31 juillet 2013 à 17 h 22 min
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    Et bien puisque personne ne semble se soucier de Monsieur Philippe en son temps, je continue.
    Il est écrit : A L’Arbresle, le phylloxéra avait attaqué toutes les vignes, sauf les siennes.
    Cela signifie donc que la famille Philippe possédait des vignes. Je ne les imagine pas se déguiser en viticulteurs ou en vendangeurs : déjà à l’époque où, certes, le vin ressemblait plus à de la piquette qu’à du Coteau du Lyonnais contemporain (que l’on peut déguster à Sain Bel à 2 kms de l’Arbresle) , cela représentait un gros travail et une certaine infrastructure puisque les coopératives n’existaient pas et que tout était traité chez le propriétaire ou le vigneron.
    Moi-même au niveau petite proprété familiale, j’ai eu à connaitre à côté de l’Arbresle une telle installation, à Savigny. Et dont l’origine remontait à cette époque puisque ma grand-mère est née dans cette maison en 1900 et que l’installation y existait déjà ! Cela sous-entend au moins un vigneron permanent, un pressoir, des cuves, : y aurait il eu un tel emplacement au Clos Landar ?
    Voilà encore une question que personne ne semble se poser et qui est pourtant inhérente au fait de posséder des vignes.
    D’autre part concernant la terrible épidémie de phylloxera qui ravagea le vignoble français (et ailleurs) : il existait déjà des méthodes de protection mises au point par de savants chimistes et là où elles furent appliquées l’attaque des pucerons fut évitée mais cela était rare car peu de gens ne connaissaient ces traitements.

    • 4 décembre 2013 à 8 h 59 min
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      Lors de notre dernier gueuleton que nous tenons chaque mois rue du Boeuf, notre pôte Claudius Cottivet s\’est souvenu de ce détail concernant Philippe : il possédait selon les archives plusieurs vignes autour du Clos. Il y a quelque part écrit que le batiment du fond de cour était le cellier avec de grandes cuves, ce qui parait important. Alors Philippe était producteur de vin ? On nous dit aussi qu\’il fréquentait pas mal de cafés : est ce que c\’était ses clients ?

      • 4 décembre 2013 à 11 h 30 min
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        Nous nous sommes posés bien des questions quant à ce batiment, et réflexion faite j\’en ai vu plusieurs de ce modèle en Bourgogne, notamment à Beaune (je dois en avoir photo quelque part) et aussi sur un plus vaste plan à la Maison de la Dime au coeur du Beaujolais à Juliénas. Ce genre de batiment plus généralement en campagne, serait donc peut être plus ancien que la maison de maitre (jeu de mot), notamment par les colonnes supérieures de la facade, et cela ne serait pas étonnant compte tenu de l\’ancienneté de la propriété.
        Quant aux vignes, en effet il semblerait, d\’après les descriptifs, qu\’elles aient eu une certaine importance.
        Il ne faut pas oublier, qu\’à l\’époque, les vins de catégorie ordinaire n\’étaient pas alcoolisés comme maintenant, ils étaient considérés comme la boisson ordinaire de tous (même à l\’école !) et plutôt comme une boisson hygiénique.

  • 31 juillet 2013 à 23 h 58 min
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    Donc, la question à se poser est: Le vigneron, Monsieur Philippe ou les deux connaissaient-ils ce traitement anti-phylloxera? Qui était le savant chimiste…?

    • 1 août 2013 à 8 h 17 min
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      Mais surtout pour moi cela donnerait preuve de grands mouvements de personnes au Clos Landar : du personnel, des fournisseurs et autres …Pas du tout ce que le catéchisme nous présente, une sorte de thébaïde forteresse isolée du monde extérieur : MP n’allait pas jusqu’à faire sortir la table ronde du salon sur le perron toute servie avec la vaiselle…
      Et quand on visite la maison on est impressionné par la quantité de pièces, de couloirs, de chambres et par les installations de cuisine (celle de la petite cuisine qui a été publiée quelque part est fausse) et de salles de bains (gigantesques baignoires à pattes de lion). De même pour la quantité de batiments internes de la cour, et l’entretien du parc et de l’étang. On ne me fera jamais croire que deux personnes suffisaient pour la maintenance de l’ensemble.

  • 1 août 2013 à 0 h 26 min
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    j’ai lu récemment un descriptif de la propriété du domaine Landar, qui d’ailleurs ne s’appelait pas du tout Landar à cette époque, mais plutôt le Domaine des Collonges ou Cologne, du nom de la colline sur laquelle il se situe.
    Je pense que l’appellation « clos Landar » n’est arrivée qu’à la fin du XIXe siècle.

    Jusque là, le domaine est une vaste exploitation à l’époque.
    Si vaste qu’elle se constitue de terres et de vignes, de près, de jardins, terrasses et pièces d’eaux, soit suffisamment de surface agricole pour qu’il y ait des employés à demeure.
    Leur outillage n’ayant rien à voir avec celui de notre époque actuelle.
    Il ne reste presque rien de ce qui fut le domaine de grands propriétaires terriens de l’époque.
    Des employés, du personnel de maison et se permettre en plus d’acquérir un patrimoine immobilier constitué entre autres d’immeubles sur Lyon.

    Donc entre autre de la vigne. Il y est fait allusion..
    si j’ose dire, dans « Initiations » de Sédir, dans un chapitre intitulé « La vigne » qui donne une idée de ce que pensait Philippe de Lyon, qui sous les traits d’Andréas, et par la plume d’Yvon le Loup, évoque des traitements en effet déjà en vogue à l’époque…..Son commentaire aujourd’hui, serait probablement bien plus sévère et critique…..

    Mais voici le texte, qui semble très approprié sur ce sujet:

    « Au lieu de nous en retourner directement à Paris, Andréas prit le train de Chinon, et descendit à l’lle-Bouchard. De là, nous montâmes dans un petit chemin de fer d’intérêt local, avec toute une cohue de fermiers et de fermières qui s’en retournaient du marché.
    La petite locomotive avançait en haletant, entre des collines chauffées au grand soleil d’été. Séparés par des murs de pierres sèches, les vignobles étageaient leurs lignes de ceps, et à perte de vue se succédaient des plantes aux feuilles bleuies par le sulfatage.
    La saison s’annonçait mal. Les paysans gémissaient, la récolte serait à peine la moitié de celle d’une année ordinaire. Le vin ne pourrait probablement pas se garder ; ni poudres, ni liquides, ni engrais, ni croisements n’arrêtaient des maladies toujours nouvelles. La ruine se prévoyait. Il en faudrait des bonnes années pour se rattraper un peu.
    – Vous en avez eu, des bonnes années, leur répliquait Andréas ; à quoi cela vous a-t-il servi ? Vous avez serré vos écus, vous ne vous êtes pas payé seulement un plaisir de plus. Votre conseil municipal a-t-il arrangé les chemins ou fait quelque chose pour les indigents? Non. Eh bien ! pourquoi voulez-vous que la terre soit meilleure que vous ?
    – Vous ne comptez pas, répliquaient les paysans, tout ce qu’on a dépensé en plants d’Amérique, en fumures, en engrais, en arrosages.

    – Ils vous ont servi à grand-chose, cette année, leur répondit Andréas. Et, en effet, rien n’avait arrêté la maladie. La science des agronomes avait dû avouer son impuissance, et l’on retournait aux pratiques empiriques que rappelaient les vieux, assis sous le noyer, la canne au menton et la pipe à la bouche.
    – Oui, continuait Andréas, dans le temps, on promenait le bon Dieu dans les champs ; mais, aujourd’hui, vous êtes trop malins. Votre bon Dieu, c’est le sulfate de cuivre, et ses anges, c’est les phosphates. Tirez-en donc quelque chose, maintenant que vous avez épuisé la terre. Vous avez eu la paresse de ne plus semer de pépins, ce n’est pas naturel, Vous savez bien que si un homme ne prenait que du marc sans manger, il mourrait bientôt. Il ne faut pas forcer ; vous savez bien ménager vos chevaux et vos boeufs ; faites tout ainsi pour la vigne.
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    Et les paysans écoutaient sans rien dire, pour ne pas avoir l’air d’être des girouettes ; mais certains convenaient bien en eux-mêmes que ce monsieur pouvait dire vrai.
    – Pourtant, demandai-je à Andréas, vous ne voulez pas ramener ces gens à l’église et au curé ?
    – Pourquoi pas ? me répondit-il. Eux, n’ont pas besoin d’avoir des vues générales de gouvernement. Ils sont nés paysans ; cela veut dire qu’ils n’ont qu’à obéir pour cette fois-ci. Sache bien que le catholicisme est la meilleure des religions.
    – Oui, mais quel rapport a-t-il avec les maladies de la vigne ?
    – De très étroits, docteur ; et aussi avec les maladies du bétail, et avec la grêle, la pluie, le vent et bien d’autres choses encore.
    – Comment cela ?
    – Mais d’une façon toute naturelle. Tu sais bien que le propre de la religion de Jésus, c’est d’unir à Dieu la création tout entière, puisque c’est la religion du Verbe. Comprends-tu cela ?
    – Oui, à peu près. Mais il me semble que j’aurais bien de la peine à l’expliquer à des philosophes.
    Oh ! nous n’en sommes pas là. Il faudrait d’abord leur faire saisir la réalité objective de la religion. Ils n’y voient, eux, qu’un ensemble de formules subjectives ; ils ne voient dans les dogmes que des symboles intellectuels et dans les rites que des symboles moraux. Le dogme est quelque chose par soi-même, et le rite contient par lui-même une vertu ; si, en plus, le prêtre est un saint, cette vertu augmente.
     »
    Sédir

  • 2 août 2013 à 9 h 16 min
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    Maître Philippe recommandait de travailler la vigne et le vin la nuit.

    • 2 août 2013 à 9 h 52 min
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      Intéressant cela ! Immédiatement on pense aux phases de la lune, qui plus tard ont servi de base à l’agriculture biologique inspiré par Rudolf Steiner ; d’autant plus qu’un institut de formation à ce sujet a été (je ne sais pas maintenant) installé en plein coeur du Beaujolais, vers Beaujeu. Succession des processus de pensée ?
      J’ai moi-même visité une pépinière artisanale gérée selon ces méthodes : les résultats en qualité et quantité étaient étonnants.

  • 23 août 2013 à 20 h 32 min
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    Je reviens sur le sujet du laboratoire de la rue du Boeuf : les locaux occupés par Monsieur Philippe et son gendre le docteur Lalande (Marc Haven), sans parler de l\’appartement de Berthe Mathonnet, se situaient au rez-de-chaussée du 6 de la rue. Certains ont pu être surpris de voir certaines photos montrant une sorte de devanture sur la rue.
    Il est donc nécessaire de préciser les choses : suivez le guide !

    Les marches qui surélèvent le rez de chaussée sur la rue du Boeuf existent bien sûr. Il y a un couloir central partant de la rue et ce couloir débouche sur la cour centrale de l\’immeuble. Quand, dans la rue, on regarde la façade: à gauche du couloir se trouvaient les locaux occupés par le docteur Emmanuel Lalande (Marc Haven) à l\’époque MP; il n\’y a pas de porte sur la rue, par contre une porte d\’accès se trouve au milieu du couloir.
    Toujours par rapport à la façade: à droite du couloir les locaux/laboratoire de MP ; là aussi, il n\’y a pas de porte sur la rue et il y a une première entrée au milieu du couloir (comme pour en face le local Lalande), et une seconde entrée par la cour intérieure . Si l\’on passe par celle-ci, on débouche sur une première pièce , avec un lavabo carré à droite de l\’entrée et la cheminée sur l\’autre mur à gauche (cette cheminée a été conservée par l\’actuel Hôtel de la Cour des Loges). D\’autre part, on communique par une autre porte sur la deuxième pièce (celle qui donne sur la rue), où se trouve également un grand trappon lequel débouche sur un escalier de pierre qui descend à la cave (voûtée).
    A l\’heure actuelle l\’ex-local Lalande est devenu un bar, et les deux pièces MP deux salons.
    Avant 1961, le maraicher du marché St Antoine qui y stockait ses produits avait ouvert directement la partie qui donnait sur la rue pour faciliter les chargements/déchargements.
    Cela permet de connaitre les lieux occupés par le laboratoire.

    • 29 avril 2014 à 5 h 08 min
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      La métamorphose de ce quartier est impréssionnante.
      Il y a une quarantaine d’années, il n’est pas exagéré de parler de lieux sordides…
      Etonnante réhabilitation.
      Il y a plus d’un siècle, on peut s’interroger ?

      • 29 avril 2014 à 9 h 00 min
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        Pas tout-à-fait : il existe une photographie inédite publiée par Philippe Encausse prise à l’époque et on voit de très hauts immeubles de style haussmannien, tant au 33 de la rue Tête d’or qu’en face à l’angle de la rue Laurent Vibert actuelle.

        • 29 avril 2014 à 16 h 46 min
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          Il était question du quartier St Jean.
          Les rues sombres et étroites, encore pavées…
          Style rue Juiverie, dont une arrière cour discrète datant de 1535. Immeuble magnifiquement restauré.

          • 29 avril 2014 à 17 h 25 min
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            Ah pardon ! Mais cela aura servi à donner des indications sur le quartier Tête d’or et de suggérer quelques réflexions complémentaires aux curieux attentifs…

  • 25 août 2013 à 9 h 37 min
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    Excusez moi si je reviens sur le sujet de…Monsieur Philippe.
    Je vous ai fait profiter d\’un témoignage exclusif sur le laboratoire de MP et les locaux de Marc Haven son gendre (le docteur Emmanuel Lalande) de la rue du Boeuf à Lyon.
    Et pourquoi j\’isnsite sur ce genre de faits ? Parce que, et personne ne ne semble l\’imaginer, MP n\’était pas un être éthéré, et il ne vivait pas seulement de paroles christiques.
    Il vivait bien intégré à son monde, soignant ses patients et aussi en fabriquant des produits pharmaceutiques qui eurent un grand succès ; et cela dans ses laboratoires.
    J\’ai déjà écrit qu\’il me paraissait connaitre et appliquer la devise des Bénédictins, Ora et Labora, prie et travaille, dans ton oratoire et dans ton laboratoire.
    Comme la mouvance Philippe se nourrit de citations, je vais vous donner référence du livre de Serge Caillet réédité sous le titre de Monsieur Philippe, l\’Ami de Dieu (qui par ailleurs confirme la géographie des lieux de la rue du Boeuf) : le passage est trop long pour être intégré ici mais il figure aux pages 109 à 114 du livre et explique ses travaux de chimie, voire d\’alchimie, secondé en cela par son gendre. Et on découvre ainsi (certainement un jeu de mots voulu) que les étiquettes des flacons d\’héliosine, son fameux élixir de guérison, portaient la mention « Orando Laborando » !!! Exactement la devise des Bénédictins écrite au futur ! Je prierai et je travaillerai ! (c\’est d\’ailleurs le titre du chapitre de Serge Caillet).
    Nous avons là une preuve formelle, ce n\’est pas une supputation , ce n\’est pas du « on dit que », ce n\’est pas « Untel a écrit », c\’est une vérité : nous connaissons ses laboratoires il nous reste à connaitre ses oratoires…
    Je n\’aurai de cesse d\’insister sur de tels faits, car tout le monde reprend des écrits, des témoignages, parfois eux-même repris d\’autres témoignages ; on fait des supputations sur sa pensée, sur ses connaissances mais sans rien en savoir.
    On ne peut connaitre un homme sans en connaitre son environnement, le monde dans lequel il vit, et dans le cas de MP on ne se pose aucune question essentielle, car on reprend, parois béatement la légende qui a été forgé dessus.
    Ici même j\’ai essayé de suggérer par des questions qu\’il y aurait peut être matière à réflexion sur des points précis non éclaircis ou équivoques, et je continuerai de le faire.

  • 30 août 2013 à 16 h 09 min
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    Pour connaître un homme, il nous faut savoir : d’ou vient-il, qui est-il, qui sont ses parents, sa famille, son métier, ce qu’il cherche et aussi comment mange t’il, quels vins il aime, quelles sont ses Amours et ce qu’il abhorre, déteste et évite…Comment réagit-il face à la naissance, la beauté et la laideur, la maladie et la viellesse, la Mort, l’outrage et comment il agit envers plus faible que lui et aussi plus fort….Sur tous ces thèmes Monsieur de Lyon nous à éclairés, et il est d’ores et déjà possible d’affirmer que c’était un « gentilhomme »…Ce que beaucoup, de nos jours, sont incapables de reconnâitre et s’autorisent, au nom de « vérités » à affirmer authentiques, tels ou tels autres points de détail de la vie de cet homme, venu parmi nous…Pour ma part, c’est un manque de modestie, et aussi une recherche dérisoire, compte tenu de l’immense héritage que cet homme à laissé, notamment dans ses actes de « guérison ». Un autre point me semble crucial, Philippe de Lyon, vivait comme un homme de son temps, et selon les chroniques de l’époque, savait s’amuser et vivre en société. Ce n’est pas toujours le cas , pour nous, qui même à travers des pages virtueles, arrivons à détester l’autre, sans même avoir pris la peine de faire à minima un peu connaissance…Triste précipitation, funeste résultat, car si effectivement, il faut éviter de penser et dire du mal d’autrui, il est aussi vrai, qu’il ne faut pas en écrire..N’étant pas grand expert, ni même petit expert en MP, je me cantonne à lire et appliquer quelques « commandements » qu’il avait énoncés, et qui permettent, à TOUS de vivre en bonne intelligence ( du Coeur, évidemment) comme des voisins en harmonie.

    Bises à tertous

  • 3 septembre 2013 à 10 h 45 min
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    Un autre détail matériel concernant Nizier-Anthèlme Philippe : la voiture offerte par le Tsar. On connait la photo de l’époque où on le voit conduire cette petite voiture Bollée, il est dit quelque part que son gendre Emmanuel Lalande (Marc Haven) l’utilisait également.
    Mais j’avais lu, au cours de mes pérégrinations dans les livres, le nom d’une autre marque de voiture ; j’ai donc recherché…et j’ai découvert qu’il y avait deux voitures !
    Et cela m’a été confirmé par au moins deux sources. La seconde était une imposante voiture à vapeur fabriquée dans ses années là (autour de 1900) qui, selon Serge Caillet, était digne d’un chef d’Etat ! Il s’agissait d’une imposante Gardner-Serpollet (marque franco-américaine, pour les détai!s et photos voir Wikipédia) blanche, de six places et d’une puissance de 40 chevaux ! D’une valeur importante pour l’époque de 35 000 francs. Le docteur Louis Maniguet, dans sa thèse parue à Lyon en 1920 sous le titre Un empirique lyonnais Philippe, rapporte qu’elle ne servit guère car trop lourde et difficile à manoeuvrer. Elle fut vendue aux enchères pour seulement 1200 francs (!!!) le 8 novembre 1905 avec une partie de la succession de Maitre Philippe.
    Cela est encore un autre élément fort méconnu et passé sous silence car ce cadeau d’une immense valeur est un autre témoignage de l’attachement qu’avait le Tsar envers Monsieur Philippe.

    • 28 avril 2014 à 16 h 47 min
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      Nous avons vu que la puissante Gardner-Serpollet de 40 chevaux offerte par le Tsar (et non la pétrolette Bollée toujours présentée en photos) fut bradée aux enchères le 8 novembre 1905 avec une partie de la succession Philippe (repris d’un livre). Quand on consulte les documents officiels de succession (dont on est en train de faire traduire les termes techniques par un notaire), il apparait que les scellés avaient été posés au Clos Landar, et qu’un rendez-vous pour leur levée avait été enregistré le 23 aout 1905, inscription officielle quelque peu surprenante.
      Il m’avait été dit que Nizier-Anthèlme Philippe avait fait son gendre Emmanuel Lalande héritier (bien que le Clos soit issu de la famille Landar de son épouse ?) : cela m’a été dit mais non prouvé sur document, il serait intéressant d’avoir là aussi la vérité officielle.
      Car dans le cas de Maitre Philippe, tant de choses ont été écrites, dites et rapportés dès son époque, qui se sont avérées fausses, modifiées ou inventées que l’on arrive à douter de tout sans présentation des preuves formelles.

      • 29 avril 2014 à 0 h 34 min
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        Oui, entre les recensements que l’on ne peut même pas recouper entre eux…les recenseurs se sont tellement mélangés les pinceaux, que meme Jeanne Marie Victoire se retrouve deux fois belle-mère, dans deux villes différentes……
        Et les témoignages qui tentent de rapporter des paroles qui…finissent par « légèrement » se contredire:
        dans le livre « Vie et Paroles« , nous lisons:
        « Après la séance, M. Philippe m’invita à monter avec lui au deuxième étage où se trouvait son appartement. Là il s’occupa de son volumineux courrier, et je fus stupéfait de voir cet homme, que je savais si charitable, qui écoutait avec tant de bonté les doléances des malheureux, prendre les lettres, puis les jeter l’une après l’autre dans la cheminée, sans les ouvrir ni les lire. Certainement il en savait le contenu sans avoir besoin de les parcourir« .
        Alors que nous lirons à la page 143 de « Confirmation de l’Évangile« , dans lequel est relatée une séance du 31 mars 1903…
        Qui nous dit :
        « le 35 rue Tête-d’Or est connu sur toute la terre ; d’ici quelques temps, je vais prendre des secrétaires, et nous répondrons à toutes les lettres. »

        • 29 avril 2014 à 8 h 52 min
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          Il est un fait certain et avéré, c’est que le 35 rue Tête d’or à l’époque du propriétaire Tapissier (qui vendit par la suite à J.Chapas)ne possèdait qu’un entresol, un rez de chaussée un étage et les combles. Cela est prouvé non seulement par les inscriptions cadastrales, mais encore par les photographies de l’époque (le second étage ayant été rajouté par la suite : Philippe Collin in album souvenir). Si on nous dit que M.Philippe avait son appartement au dessus de la salle de soins, au second étage, cela signifie qu’il habitait dans les combles.

  • 31 décembre 2013 à 16 h 35 min
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    Monsieur Philippe en son temps … Et si on réfléchissait un peu sur sa jeunesse ? Il nous est dit qu’il fut envoyé en 1860 (à l’âge de 11 ans donc) par ses parents comme apprenti-boucher chez son oncle maternel Hugues Vachod-Pilat 22 rue d’Austerlitz à la Croix Rousse.
    C\’est l’ouvrage, dit de fantaisie, du docteur Léon Nicolaïevitch Weber-Bauler (Philippe guérisseur de Lyon à la Cour de Nicolas II/La Baconnière Lausanne) qui soulève la question. En effet l’organisation de boucherie de l’époque n’était pas telle que maintenant avec séparation des métiers, c’est le boucher lui-même qui achetait les bêtes vivantes puis le tuait et les dépecait. Donc, forcément le petit Philippe a assisté et participé à de telles scènes, et cette image est bien loin de celle aseptisée, javelisée, sanctifiée que l’on veut nous montrer ; il existe même un essai de portrait du jeune apprenti-boucher, bien propret, portant un beau tablier blanc…
    De telles activités sanglantes frappent l’esprit d’un enfant ou d’un adolescent, et cette période de vie et ses souvenirs semblent gommée définitivement de la vie et de la mémoire de Nizier-Anthelme.

    • 31 décembre 2013 à 22 h 17 min
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      En effet, cet enfant là…Les yeux ouverts très tôt :
      Il faut que le guérisseur sache ce que c\’est que de souffrir corps et esprit .

    • 14 janvier 2014 à 9 h 31 min
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      Je suis quelque peu étonné que cette réflexion n’ait trouvé que si peu d’échos ! Le conçois qu’il soit plus facile de parler de la Béatitude de Sainte Marie des Terreaux que des pratiques sanguinolentes d’un garçon-boucher de la Croix Rousse.
      Mais les faits sont là : quand on compare l’hypothèse d’une sanctification à la vérité de la boucherie, on peut comprendre que certains et même beaucoup répugnent à en parler…
      Est ce que c’est parce que l’on veut nous présenter à tout prix Nizier-Anthèlme pour un saint ? Un saint ne tue pas, ne dépèce pas des animaux, ne découpe pas de quartier de viande…
      Et pourtant cela est une tranche de sa vie ! Et d’autant plus à une période où l’être enfant puis adolescent est en pleine formation de son futur d’adulte.
      Alors, on oublie le couteau de boucher pour ne retenir que l’auréole ?

    • 14 janvier 2014 à 15 h 06 min
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      En effet, j\’ai aussi l\’impression que même si le livre est romancé, il contient pas mal de choses vraies. Donc entre autre, je ne comprend pas pourquoi ce qui est décrit ait pu à se point indisposer certaines personnes.
      J\’ai lu que Nizier a assisté à certaines scènes particulièrement sanglantes dans cette boucherie. On lit meme qu\’il s\’est évanoui devant le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Que ce soit vrai ou non, nous pouvons tout de meme l\’envisager, sans pour autant critiquer ce fait.
      Il y a tellement de choses que l\’on ne sait pas…qui ne nous sont pas encore parvenues peut etre…

      Nous avons aussi, l\’illustration à laquelle Nepomucèhne fait référence. Je vais demander l\’autorisation de pouvoir l\’afficher ici, avec protections évidemment.
      Mais en tout état de cause, il n\’y a pas de raisons de ne pas exposer cette oeuvre, dont on peut dire en plus, qu\’elle est de belle facture.
      Elle est de la main de l\’artiste Gerard Gasquet, qui apparait sur le dvd « le chien du berger », réalisé à l\’occasion du centenaire du décès de Monsieur Philippe.

      • 14 janvier 2014 à 15 h 46 min
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        Il ne fait aucun doute, qu\’importe les anecdotes, qu\’importe les descriptions, et il est incontestable qu\’un garçon-boucher ne manipule pas de la farine ni n\’épluche des pommes de terre…. Et il est en effet incontestable qu\’un tel métier ait amené le jeune Nizier-Anthèlme à manipuler, à découper des viandes d\’animaux, si ce n\’est abattre même ces animaux. On imagine ce que cela peut avoir d\’influence sur l\’esprit d\’un garçon de 11 ans.

        • 14 janvier 2014 à 16 h 30 min
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          Nous découvrons là encore une anomalie de dates : l\’album photo publié par le Mercure dauphinois écrit en première page que né en 1849 il est arrivé à Lyon en 1860 (=11 ans) Or d\’autres auteurs à commencer par Gérard Encausse nous donnent l\’âge de 14 ans. Décidément dans les moindres détails on découvre de telles anomalies ! Mais cela n\’enlève rien au problème du garçon-boucher.

          • 14 janvier 2014 à 17 h 16 min
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            Pourquoi « le problème du garçon boucher » ? Parce que cela mous met mal à l’aise en fonction de notre perception de ce que devrait être la sainteté ? Ce qui peut être triste, c’est qu’un enfant ait été placé en une telle situation – en regard de notre conscience de l’enfant d’aujourd’hui -, mais qu’en était-il à l’époque ? A l’école primaire, j’avais des copains du même âge dont les parents étaient éleveurs de bétail, avaient des poules et des lapins, des cochons parfois aussi, etc. Ces jeunes ne bougeaient pas d\’un cil en tuant l’un ou l’autre de ces animaux, ou en les voyant tuer, même si pour ma part cela me fendait l’âme en deux. mais leur nécéssité de vie était tout autre. Étaient-ils moins humains pour cela ? Qui pourrait dire quelles étaient alors les obligations de Monsieur Philippe en ce temps là ? Sa vie d’homme témoigne de sa belle nature et cela, personnellement, suffit amplement.

        • 14 janvier 2014 à 17 h 16 min
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          je viens de retrouver l’image de l’oeuvre
          cependant, il faudra noter que le tablier de Nizier Anthelme est d’un blanc immaculé…..
          on ne l’imagine donc que difficilement en train de manipuler…
          J’ai lu, toujours dans le livre de M.Weber, qu’il aidait aux livraisons, ce qui lui permettait de toucher des pourboires.
          Donc peut etre ne participait-il pas trop à l’aspect sanguinolent de ce métier
          La demande d’autorisation de publication est en cours

          • 18 janvier 2014 à 5 h 39 min
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            Dans l’ouvrage de Renée-Paule Guillot : PHILIPPE DE LYON (1994) :

            « Quelques semaines après son arrivée à Lyon Nizier Anthelme s’est blessé à la main en aidant son oncle à la boucherie.
            Il s’est sectionné les tendons du pouce et de l’index de la main gauche. »

            Voici un élément qui permet de penser qu’il fut épargné…
            Assigné de ce fait, uniquement aux courses et livraisons.

            • 18 janvier 2014 à 13 h 13 min
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              Lorsque l’on pense à boucherie cela suggère d’office le mot couteau. Or, pour se sectionner des tendons, cela nécessite un outil tranchant. Néanmoins, rien n’est dit de plus précis à ce sujet. L’usage de ce couteau venait-il du découpage de viande déjà abattue par son oncle, de ficelage de paquets, etc ? Quoi qu’il en soit, la « Providence » changea très vite la donne !

              • 18 janvier 2014 à 14 h 41 min
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                Bonjour Philippe D,

                Je viens de ressortir l’Alfred Haebl de 1994. Une petite parenthèse, c’est le seul livre ou j’ai vibré autant, l’impression d’être à l’unisson avec l’esprit du livre.
                Et page 20 : ….en dépeçant une bête M. philippe se coupa les tendons du pouce et de l’index de la main gauche…….
                Amicalement

              • 18 janvier 2014 à 16 h 40 min
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                Bonjour à vous Mea Culpa,

                Il est en effet des textes ou le contenu nous chavire totalement; vous étiez donc parfaitement en phase avec l’ouvrage d’Haeh.

                Je vois fort bien le jeune Monsieur Philippe découper de la viande dans la boucherie de son oncle; pourquoi pas ? La question reste posée de savoir si lui-même abattait des animaux. Avec sa sensibilité à l’égard de toute forme de vie, l’on peut en douter, bien que rien d’historique en rapport avec son activité dans la dite boucherie n’aille dans ce sens… ou son contraire. Permettez-moi néanmoins une digression; cela me fait quelque peu songer à l’activité interdite le jour du sabat et l’échange entre Jésus et les pharisiens. Ce premier leur a nettement démontré en son temps qu’une activité ayant un but noble prime sur la loi ancestrale. Alors, imaginons que le jeune Monsieur Philippe ait effectivement dû abattre des animaux dans la boucherie de son oncle. N’y aurait-il pas une cause profonde à cela ? A chacun d’y débattre en son for intérieur.

                Cordialement à vous,

                Philippe D

              • 18 janvier 2014 à 16 h 46 min
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                D’après tous ces éléments qui concordent…
                Nous voici donc tous rassurés :
                Nizier Anthelme Philippe fut bien apprenti boucher !

              • 18 janvier 2014 à 17 h 20 min
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                Chère Lucie, il me semble qu’être rassuré nécessite auparavant d’avoir eu peur. Serait-ce le cas ?

                Affectueusement,

                Philippe D

              • 18 janvier 2014 à 19 h 31 min
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                Ah, la peur…Philippe D…
                La peur est un bien môvais endroit qu’il faut fuir comme la peste.
                Comme certains individus, du reste.
                Ô ! Pardon, c’est très vilain ce que j’exprime sur ce magnifique site où règne une fraternité exemplaire.
                La crainte d’apprendre un de ces jours que Monsieur Philippe n’est pas Monsieur Philippe…
                Belle journée à vous.
                Fraternellement
                Lucie

              • 18 janvier 2014 à 20 h 23 min
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                Ah Lucie, « la crainte d’apprendre un de ces jours que Monsieur Philippe n’est pas Monsieur Philippe… »; relisez les évangiles et vous verrez que la foi est un saut dans le vide… sans filet. Qui perd sa vie la gagnera ! C’est si difficile à accepter pour nous autres humains… Les oeuvres de Monsieur Philippe témoignent de lui pour ceux qui en ont besoin, rien d’autre. Nous pouvons grandir grâce à elles, mais si nous doutons de la Magnificence qui en est sous-jacente, elles ne deviennent que nuages emportés par le vent…

                Affectueusement,

                Philippe D

            • 18 janvier 2014 à 14 h 04 min
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              Un coup de foudre vient de sectionner un pouce du Christ de Rio !
              Etrange, non ?
              Pourquoi donc la foudre s’en prend t’elle au Christ ?

              • 18 janvier 2014 à 14 h 53 min
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                il a dû dire quelque chose qui a déplu à Maitre Philippe…

              • 18 janvier 2014 à 17 h 08 min
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                A lire en ligne :
                Les caprices de la foudre (Camille Flammarion)
                Des témoignages étonnants quant à ce phénomène.

              • 18 janvier 2014 à 17 h 43 min
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                En ce qui concerne Camille Flammarion, pour ceux qui ont lu l’enquête complète avec preuves à l’appui que nous avons confiée aux Editions Arqa pour édition et compléments, cela ne les surprendra pas…Camille Flammarion est également évoqué dans le recueil de Thierry F.Garnier des mêmes éditions intitulé « Sur les remparts de Saint Jean d’Acre » dans la chronique Les fils du Tonnerre, où sont précisés les contacts qu’il avait avec Papus !
                Nous avons également repris biévement notre enquête sur notre blog personnel ainsi que sur le présent site.

    • 20 juin 2015 à 12 h 50 min
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      Combien Nizier-Anthèlme Philippe a-t-il eu de métiers ?
      On le connait gardien de troupeaux à Loisieux, apprenti-boucher à la Croix Rousse (certains disent plutôt livreur), étudiant en médecine, responsable de salle à l’Hotel Dieu, docteur en médecine, chimiste, magnétiseur, rentier ( et même général en Russie…).
      Sans compter les occupations non officielles qui découlent des informations à son sujet : guérisseur, alchimiste, préparateur en pharmacopées, etc…
      D’ailleurs il continue de nos jours, puisque, pour certains, il donne des tuyaux (de l’anglais channeling) et pour d’autres des consultations par téléphone à 15 euros…

  • 14 janvier 2014 à 12 h 47 min
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    Il est très difficile de comprendre de nos jours l’agonie.

    « …..Je me souviens d’une promenade sur une route côtière. Je rêvai sur l’horizon lointain de la mer Egée quand tout à coup des cris stridents, des gémissements plaintifs, saisirent ma curiosité. Je m’avançai vers un local vétuste. Un mouton et deux agneaux se trouvaient là. L’un était convulsif suite à la saignée mortelle, et les deux autres étaient éperdus de terreur face à l’échéance de leur mort. Je ne pouvais rester insensible à un tel spectacle. Oui ! J’éprouvais de la compassion. Je ne contenais plus mes sanglots de voir souffrir ces innocentes créatures pour l’unique plaisir de satisfaire nos papilles gustatives. Ce tremblement de cœur m’obligea à prendre la résolution immédiate de ne plus manger de viande. Mon abstinence dura un, deux, trois jours ; mais le quatrième, ma promesse succomba à un alléchant slouvaki au goût amer de mon indignité……. »

    Peut être des allers-retours entre le garçon boucher et l’auréole?
    « Toucher du doigt » l’agonie pour comprendre l’essence même de la vie!

    • 14 janvier 2014 à 18 h 40 min
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      « Toucher du doigt »…
      Monsieur Philippe n\’ a t\’ il pas été touché à un doigt du temps de la boucherie ?

      • 15 janvier 2014 à 5 h 16 min
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        Légende ou pas, on peut lire dans l\’ouvrage de Marie Lalande : Lumière Blanche (édition 1948)

        Il gardait les animaux au dehors et allait en classe; son curé l\’aimait beaucoup et, le trouvait très intelligent, voulait en faire un prêtre; mais vers l\’âge de 14 ans il quitta la Savoie et descendit à Lyon; pieds nus .
        Il habita pendant quelque temps chez son oncle Vachod qui était établi comme boucher à Lyon, faisant des courses pour son oncle, mais sans faire partie du commerce de boucherie.

        Pourquoi donc serait-il parti pieds nus ?
        Il serait intéressant d\’effectuer le parcours de Loisieux à Lyon, pieds nus ou pas…
        La durée de ce voyage, ect…

        De mémoire, on peut lire ailleurs…
        Qu\’il aurait eu un problème à une phalange d\’un doigt et que depuis, on lui confia livraisons et courses.

        De mémoire encore…
        Il se passait des choses parfois si étranges, au contact de l\’enfant, le curé y voyait un signe du diable.

        A l\’époque, le monde est encore bien marquer par le parcours du saint Curé d\’ Ars.

        • 15 janvier 2014 à 14 h 27 min
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          Une question en passant; Et si l’on apprenait soudainement via la découverte d’un manuscrit encore plus ancien que ceux connus à ce jour, que Jésus était boucher dans son enfance ?

          Affectueusement à vous

          Philippe D

          • 15 janvier 2014 à 14 h 34 min
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            En effet faudrait être bouché pour ne pas y réfléchir…D\’autant plus que comme Monsieur Philippe ses dévots ont bien arrangé les choses à leur façon.
            Bien à vous,

            • 15 janvier 2014 à 15 h 12 min
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              D’autant plus que comme Monsieur Philippe ses dévots ont bien arrangé les choses à leur façon.

              Au royaume des aveugles les borgnes sont rois et les voyants maudits… (Mille pardons, mais je ne sais vraiment plus de qui est cette citation que je trouve fort à propos.)

              • 15 janvier 2014 à 18 h 23 min
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                Il me revient en mémoire…
                D\’après un certain documentaire, Jésus n\’ aurait jamais été charpentier.
                Nizier Anthelme Philippe…Apprenti boucher ou non…
                Tout ce que je peux affirmer :
                Déjà que je n\’étais pas grand\’ chose…
                Sans Eux, je serais une moins que Rien !
                Peu de choses à savoir, beaucoup de choses à faire .

        • 28 janvier 2015 à 18 h 18 min
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          Je voulais revenir sur le même passage des Lumière blanche cité par Lucie : mais point n’est besoin puisque cela est déjà écrit. Il est bien dommage qu’une fois encore tout le monde soit passé à côté de cette information ! Personnellement j’ai toujours eu de sérieux doutes quant à son implication directe dans le métier de boucherie, d’autant plus qu’un recensement de cette époque ne le fait pas apparaitre avec les deux autres apprentis bouchers logés par son oncle. J’ai lu quelque part ailleurs qu’il était chargé des livraisons aux clients.
          Si cela était, une fois encore on nous a raconté un leurre en poussant le vice en le présentant avec un tablier de boucher blanc comme neige. Comme quoi dans cette saga il faut toujours être prudent et n’assurer que des faits probants et non des on-dit : les ouvrages au sujet de Philippe (comme il demandait à Olga de l’appeler) en sont pleins ou alors référencés à des documents tellement secrets que jamais personne ne les a vus.
          Et il faut se souvenir que, malgré toutes les critiques adressées à Olga Lalande, elle fut parmi les plus proches et bénéficia de ce que son mari Emmanuel en savait.
          Ah ! A propos je possède un document secret…mais je ne vous le dirai pas…

        • 16 avril 2015 à 10 h 55 min
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          En effet, le petit Savoyard fit pieds nus (il est bien connu qu’à l’époque on voyageait pieds nus) le long chemin de Loisieux à Lyon croix-rousse ; mais l’histoire ne dit pas si, en chemin, il rencontra Jean Valjean…

  • 15 janvier 2014 à 18 h 56 min
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    Sans Eux, je serais une moins que Rien !
    J\’ai le sentiment que non, chère Lucie; tout est précieux au regard du Ciel. C\’est au nôtre que tout semble si compliqué…

    Peu de choses à savoir, beaucoup de choses à faire .

    Etre, simplement être… mais cela demande un si long apprentissage !

  • 18 janvier 2014 à 17 h 14 min
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    Revoyant ce bel appareil photographique dans le sujet général, il m’est venu ce qui suis à l’esprit ce matin, alors que « Bibi » (un petit Shi Tzu croisé avec un caniche nain, avec lequel nous vivons), me promenait au beau soleil de cette journée.

    Pour nous autres humains, le chemin est habituel, mais que faut-il d’épreuves pour que nous songions à enfin prendre le Chemin ! Or, une photo, bien qu’exposée, reste invisible sans l’usage d’un révélateur; pourtant, tout y est déjà. N’en est-il pas de même pour nous ? Fondamentalement, tout le matériel utile à l’apparition du Chemin est déjà là, en nous, depuis toujours. Le Christ ne dit-il pas que le Royaume est en nous ? Puis, un jour, tout comme le cliché exposé mais sans image apparente, les conditions requises pour l’usage du révélateur s’activent, que ce soit un produit chimique en photo ou Monsieur Philippe pour beaucoup d’entre nous. La révélation est alors là et l’image devient visible, avec ses détails, ses effets de profondeur, ses couleurs, tout ce qu’elle signifie. Quel enchantement ! Nous voici exalté devant une telle découverte, frétillant d’allégresse ! Mais attention, ce n’est ici que l’ouverture du Chemin… Tout comme la photo, sans fixateur, l’image alors exposée en pleine lumière est brûlée, inutilisable. Il en est de même pour nous. Combien de fois avons dû nous remettre l’ouvrage sur le métier ? Commbien d’espoir, de joie, puis de relâchement sur notre si long cheminement vers le Chemin ? C’est pourquoi il est important d’être « fixé », nous aussi, une fois pour toute dans la bonne direction. C’est alors que le Chemin ne disparait plus, tel un mirage saisonnier.

    Bref, toute cette mauvaise prose pour oser dire que Monsieur Philippe est LE révélateur pour bien des êtres, mais que c’est à chacun, individuellement, de se fixer un cap. Ainsi, comme il est dit, le Ciel aura fait la moitié du Chemin, et nous l’autre.

    Bon Cap à toutes et à tous !

    Affectueusement

    Philippe D

    • 18 janvier 2014 à 17 h 47 min
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      Je suis bien d’accord avec cette notion de révélateur puisque je l’ai déjà écrit plusieurs fois sur ce site, tout en précisant qu’il semblait y avoir autant de Monsieurs Philippe que de commentateurs…
      Quant à la quantité de photos dont nous disposons, pour l’époque cela est surprenant, à croire qu’un photographe officiel suivait partout Nizier-Anthèlme et ses proches !

  • 7 avril 2015 à 11 h 40 min
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    En relisant cet article et ses commentaires, il me vient une question concernant les évolutions techniques de l’époque : qu’en était il de l’installation électrique, notamment dans les lieux fréquentés par N-A. Philippe ?

    • 16 avril 2015 à 11 h 43 min
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      En effet, comme parfois lorsque je pose une question, c’est que j’en connais la réponse… Et bien, et cela est officiel, les travaux ont commencé à Lyon en mai 1888, tant au point de vue équipement public (très importants travaux de rues) que de l’usine de fabrication (par la Compagnie du Gaz, dont le siège était rue de Savoie) ; quant au premier fonctionnement, il était annoncé pour l’automne 1888. Un article complet publié le 18 mai 1888 en décrit tous les détails techniques, et vient d’être republié par le journal Autrefois d’Avril 2015. (journalautrefois.fr)

      • 6 mai 2015 à 17 h 16 min
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        C’est volontairement que j’ai abordé ce thème du modernisme électrique pour éviter que des propos fantaisistes ne soient tenus. Il en est de même du téléphone qui, par contre, pourrait très bien nous intéresser dans le cadre de nos aventures philipiennes. Le 29 mai 1888 un article de journal lyonnais parle du réseau téléphonique Paris-Lyon-Marseille. Il annonce sa finition jusqu’à l’entrée de Paris, avec un prolongement à venir jusqu’à la Bourse. Le 26 mai des essais secrets ont eu lieu entre Marseille et Vincennes, via Lyon. Le journal confirme par ailleurs l’existence des réseaux urbains dans les grandes villes et par ailleurs annonce la prochaine installation de la ligne Lyon-Saint Etienne. (cité par Autrefois, numéro de mai 2015).
        il nous reste à trouver l’annuaire avec le numéro des Philippe…

  • 24 avril 2015 à 9 h 15 min
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    Je reviens sur deux remarques que j’ai faites depuis très longtemps :
    1/quand on lit le catalogue des voyages effectués par le mage Philippe, on est étonné de sa grande variété, au moins dans toute l’Europe ; quelle était son organisation pour ses voyages, car cela nécessite une infrastructure, on imagine peu Philippe se présenter à la gare des Brotteaux ou de Perrache (créées à peu près en 1857/1858) en disant « je veux prendre un train pour Moscou ». Aurait-il fait appel à une agence de voyage, non seulement pour les billets, l’organisation des correspondances, les hotels éventuels ? Ou alors il lui suffisait de claquer les doigts pour que tout se réalise ?
    2/on connait de très nombreuses photos de Philippe, de son entourage, de sa famille, on le dirait parfois photographié à tous les coins de rue (sur sa pétroleuse, attendant le train à l’Arbresle, descendant de la gare St Paul, au parc de la Tête d’or, etc…). A l’Arbresle aussi, les photos de groupes abondent, en famille, avec les amis. Donc avait il un photographe attitré chargé de réaliser ces reportages ? On remarque présenter toujours la même image d’une famille bourgeoise bien tranquille avec le maitre de maison tiré à quatre épingles. Mais attention ! Je ressens comme une orientation (une censure ?) des photos : on dirait que les sujets sont choisis, voulus. Ainsi nous connaissons son travail considérable de soins pendant des années ainsi que ses cours de magnétisme : et bien rien, absolument rien, contrairement à d’autres (par exemple les Durville, ou Papus ou d’autres).

    • 24 avril 2015 à 23 h 29 min
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      Eh bien, nous trouvons des séances de magnétisme mélangées à des séances de « guerisons » dès….1893…! or l’école de magnetisme, si on en croit les dates figurant dans les livres, n’a pas existé avant 1895, fin de l’année.

      A l’époque qui plus est, le travail des ouvriers était si éprouvant, que la plupart d’entre eux se retrouvaient dans un grand état de misère. La journée de travail d’alors était de 11h30, 7j/7…dimanche compris!
      Donc la phrase sur le travail du dimanche, qui lui est prêtée, on ne sait à quelle date….. que voici: « Il disait : Inutile de travailler le dimanche : on se reposerait dans la semaine ! »
      Nous sommes au regret d’informer que les ouvriers travaillaient le jour du Seigneur, et qu’ils n’avaient pas du tout le choix!
      C’est comme les décorations…..

      Nous trouvons en effet toujours les memes images. Nous serions peut-être très étonnés de découvrir qu’il en existe plein d’autres….C’est surement le cas.
      Cela dit, il ne doit pas y en avoir tant que cela, si on observe…

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