Philippe de Lyon décède 2 aout 1905 Clos Landar à l’Arbresle

Clos Landar à l'Arbresle 2 aout 1905 décés de Philippe de lyonNizier Anthelme Philippe de Lyon s’éteint le 2 aout 1905, dans la maison du clos Landar à l’Arbresle.

Les obsèques ont lieu le 5 aout, il repose auprès de sa fille Victoire, de son fils Albert, de la famille Landar/Regny, composant l’entourage familial de son épouse, Jeanne Julie Landar, au cimetière de Loyasse, près de la basilique de Fourvière, à Lyon.

En 2013, pour les 108 ans, nous avons eu droit à un très beau moment d’orgue. Pour cet hommage, il ne nous semble pas déplacé de ré-utiliser ce bien joli cadeau, pour commémorer l’anniversaire du décès de Monsieur Philippe.

Voici donc un extrait de cette prestation, par un des visiteurs du site, passionné comme vous allez pouvoir l’entendre, à l’orgue en l’église St Paul de Lyon en hommage au Maitre Nizier Anthelme Philippe de Lyon.

Noter que le rejoindront dans cette sépulture, Emmanuel Lalande, son gendre, en 1926 et la seconde épouse de ce dernier, Marie Lalande, de son nom de naissance, Olga Chestakov, décédée en 1952.

Vous pouvez laisser un message si vous le désirez.

Précision 2021 : L’orthographe du nom Chestakov trouve des variantes selon les usages : Chestakov, sur certains documents officiels, Chestakoff, dans les livres, et Chestakow, sur d’autres papiers officiels et sur la tombe de sa mère….

Paroles de Philippe de Lyon sur la souffrance

Enseignements de Maitre Philippe souffrance philippedelyon.frParoles de Maitre Philippe sur: Le pain de l’âme dans la souffrance ou la lumière
Il est prêté à Philippe de Lyon des enseignements, par des paroles sur la notion du « pain de l’âme ». Selon une source, ce concept est issu de la lumière acquise au cours des incarnations précédentes, alors que selon d’autres livres, seule la souffrance dans notre vie, permet à l’âme d’évoluer.

La lumière

Tout ce que l’âme a acquis de lumière dans une incarnation, elle le garde à l’incarnation suivante. Il n’y a que l’erreur, les fausses opinions qui disparaissent, car la vérité ou la Lumière est le pain de l’âme ; elle s’en nourrit et ce qu’elle a acquis ne peut lui être ôté.

Les épreuves – La souffrance

— La souffrance est la nourriture de l’âme comme le froment est la nourriture du corps.
— Nous sommes sur la terre pour travailler et être travaillés par les ennuis, par les adversités. Il faut que nous laissions sur la terre l’orgueil, l’envie et l’égoïsme. Toutes les molécules de notre corps doivent se purifier par la souffrance.

— Celui qui souffre le plus est celui qui s’efforce de se rendre athée.
— Vous prenez la richesse matérielle comme un grand bien et, souvent, Dieu ne l’envoie que comme épreuve…
— Il ne faut pas fuir la tentation, car alors elle s’accumule dans un lieu donné et nous accable un jour d’autant plus que nous ne sommes pas exercés à la repousser.
— Sourire dans les ennuis, c’est le commencement du chemin qui mène à la foi. Ne jamais manifester sa tristesse ; se cacher pour pleurer ; sourire au dehors.

— Une dame m’a demandé de quelle façon on pouvait faire son devoir. En donnant à ceux avec lesquels vous vivez le bienfait de l’exemple, en payant de sa personne. N’est-il pas dit dans l’Ecriture que si vous vivez avec les méchants, et si ces méchants deviennent bons, les bons deviendront meilleurs ? Et si vous êtes avec courage parmi ceux qui vous persécutent et vous font souffrir, il viendra un moment où Dieu vous sortira d’avec les méchants.
— S’adressant à une dame : Ah oui, c’est affreux, il y a vraiment des peines qui font dire que Dieu n’est pas toujours juste. Pensez donc, une femme perdre son mari, et un mari perdre sa femme, une mère perdre ses enfants et des enfants perdre leurs parents ! Et tous vous pensez que vos peines sont terribles, et quant aux autres, ce n’est rien, mais moi, pensez donc !

— Les souffrances physiques font avancer et font comprendre celles d’autrui. Pour faire un bon soldat, il faut aller au feu. Pour comprendre le mal de votre frère, il faut le ressentir vous-mêmes.

— Peu d’entre vous n’ont pas dit dans les adversités : « Dieu n’est pas juste. S’il l’était, est-ce qu’il laisserait s’accomplir telle chose » ? Et je suis sûr que personne, absolument personne n’a remercié lorsqu’il lui arrivait des peines. Lorsqu’on est soldat et qu’on a une corvée à faire, on fait tout ce qu’on peut pour y échapper, et presque tous ces Messieurs ont été soldats. Cependant lorsqu’un commandant vous donne l’ordre de faire des exercices pénibles, il choisit pour cela les plus vigoureux et laisse les plus faibles. Pour être un bon soldat, il faut avoir fait de l’exercice 

— Il serait en mon pouvoir de vous enlever vos ennuis que je ne le ferais pas. Au contraire, je souhaite que vous en ayez autant que vous pouvez supporter, car nul n’entrera dans le Royaume du Ciel s’il n’a beaucoup souffert. Si vous êtes heureux sur cette terre, vous ne pouvez l’être de l’autre côté, car, qu’appelle-t-on « être heureux » ici ? Avoir des jouissances matérielles. Et comment peut-on les avoir lorsque l’on sent à côté de soi son prochain ne pas les avoir ? Les propriétaires menacent de mettre à la porte, et quelquefois mettent à exécution leur menace. Ils sont dans leur droit, selon la justice des lois sociales, car la Justice de Dieu n’existe pas sur la terre. C’est un sentiment de l’âme qu’elle ne peut acquérir que par la lumière, et la lumière ne s’acquiert que par la charité. On a souvent le remords de ce qu’on a fait le mal : c’est une preuve que l’âme conçoit la justice.

site Maitre Philippe de Lyon Enseignements de Maitre Philippe sur la souffrance et les épreuves

— Lorsque vous avez de la peine, ne dites pas à quelqu’un qui vous parle de la sienne que vous avez vous-mêmes de l’ennui, car si cette personne pense que vous n’en avez plus, elle reprendra courage en voyant que les peines ne durent pas toujours.
Du reste lorsque le fardeau est trop lourd, quoique Dieu ne laisse à chacun que ce qu’il peut porter, n’avez-vous pas été allégés ? Et si une mère manquait à ses enfants, ou que les forces aient fait défaut à quelqu’un qui en ait besoin, n’avez-vous pas trouvé des aides qui venaient à votre secours ?

Demande. – Alors il faut demander des peines ?
Réponse. – Oui, il faudrait y arriver. Quant à ceux qui n’ont pas de souffrances et qui ne font pas le bien, qui sont, en un mot, des plantes parasites, je demande pour eux un changement, et qu’on les « fouette » un peu, pour qu’ils ne perdent pas de temps, car je préfère une personne qui fera le mal à une personne ne faisant ni bien ni mal.
— On est soldat quand on veut l’être, et on l’est tout de même quand on ne veut pas…
— Dans l’invisible les épreuves apparaissent comme des champs de ronces.
— Les épreuves que l’on subit en se révoltant ne sont pas comptées.
— Il y a trois sortes de souffrances : les uns souffrent pour eux-mêmes, d’autres pour d’autres, d’autres par mission. – Celui qui souffre le plus est celui qui s’efforce de se rendre athée.
– Chacun a juste la quantité de souffrance qu’il peut supporter. – La souffrance est un signe que le Ciel ne nous oublie pas.
— Il y a plusieurs manières de souffrir. Certaines personnes souffrent en expiation pour elles-mêmes. D’autres pour leur famille. D’autres en mission pour leurs frères. Celui qui nous a mis sur terre sait ce qu’il nous faut, et il ne faut lui demander secours que lorsque nous n’en pouvons plus, tandis que nous lui demandons secours, toujours secours, lors même que nous ne manquons absolument de rien. Nous avons toujours peur que la terre nous manque et nous disons :
« Ah ! Si ceci ou cela arrivait ? » Les étoiles pourraient tomber ce soir et nous emporter que, je vous jure sur ceux que j’affectionne le plus, pas un de nous ne serait perdu, de l’autre côté comme de celui-là. Il y a longtemps que je vous connais et vous ne me connaissez pas.
— La Femme a l’esprit plus aigu que l’Homme ; elle souffre plus ; elle est, par conséquent, plus près du Père.
— Je suis sûr que personne ne pense à remercier Dieu quand il lui arrive des adversités. II faut être fort pour entrer dans le Ciel ; il faut être soldat et, pour l’être, il faut avoir fait de l’exercice. La faiblesse n’entre pas dans le Ciel, car les faibles sont paresseux.

Il faut avant tout chasser l’orgueil de notre coeur ainsi que la médisance. Les hommes, eux, se mettent quelquefois en colère contre un voisin qui a fait quelque chose qui leur déplaît, mais les femmes, elles, vont d’abord chez leur concierge raconter un secret qu’elles savent de leur voisin, puis chez l’épicière, etc. Nous vous avons souvent recommandé de ne pas faire ainsi.
Vous avez promis. En avez-vous tenu compte ?
Pas du tout. Quelquefois vous vous dites :
« N’allons pas là-bas » (aux séances de la rue Tête-d’Or), et malgré tout vous êtes poussés à y venir. Ce sont vos anges gardiens qui vous poussent, et ne trouvez-vous pas qu’en sortant d’ici vous êtes allégés, que vous vous sentez plus forts ?
Chapas et moi, nous vous tenons dans nos filets ; nous sommes les pêcheurs venus pour capturer ceux qui voulaient s’échapper. Celui qui voudra supporter les adversités avec courage sera mon ami, plus que mon ami : mon frère. Ah ! Personne ne voudrait les peines.

Si vous aviez compris, vous seriez obligés d’aimer votre prochain comme vous-mêmes. Ce serait la perfection, et la perfection n’est pas de ce monde. Je ne suis pas plus parfait que vous ; ce que je fais ce n’est pas moi, c’est quelqu’un d’invisible qui commande.
— Dieu donne à tous, graduellement, la lumière nécessaire pour franchir les petits obstacles.
— Nul n’entrera au Ciel qu’il n’ait payé ses dettes.
— Faites le Bien. Celui que vous jetterez pas la fenêtre reviendra par la porte. Et n’offensez pas Dieu qui a mis quelqu’un sur la terre qui vous suit partout. Ne dites pas : Dieu m’abandonne. N’est-il pas dit : « Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ».

— Nous avons l’entière responsabilité non seulement de nos paroles et de nos écrits, mais encore de nos pensées

Toutes ces citations sont extraites de paroles relevées sur les livres dans la bibliographie

On peut aller voir le chapitre d’autres paroles ou dans les prières

Paroles extraites de livres consacrés à Maitre Philippe référencés dans la bibliographie
Ou encore la seance des Paroles du 28 décembre 1894

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Philippe de Lyon Un Inconnu Sédir Yvon le loup

Portrait du Maitre Philippe, un Inconnu par Sédir Yvon le Loup

UN INCONNU

sedir yvon le loup disciple de Philippe de Lyon www.philippedelyon.frPour sublimes qu’elles soient, les figures que nous venons de contempler ensemble peuvent ne pas satisfaire tout à fait certains amateurs d’Absolu. De celle-ci le langage peut-être un peu sec et l’attitude un peu rigide déçoivent les amis d’une grâce plus proche de la commune faiblesse; celle-là, fixant ses regards sur une cime, devient aveugle aux éblouissements des sommets voisins; une autre se retire trop à l’écart de cette foule piétinante et pitoyable où nous vivons; ou bien l’atmosphère enivrante de certaines altitudes l’a mise hors d’elle-même et, lorsqu’elle redescend vers nous, son exaltation nous déconcerte.
Le pain des Anges serait-il un trop riche aliment et l’eau des fontaines éternelles un breuvage trop fort ? Non. A l’encontre de l’opinion générale, je suis certain qu’il est possible de se maintenir dans l’aisance intérieure la plus harmonieuse, tout en s’imposant le plus rigoureux ascétisme. Je voudrais vous présenter ce soir la preuve de ce paradoxe que je me permets d’affirmer que j’ai eu, durant une longue période, le bonheur de voir vivre un homme qui, sans effort apparent, réalisait la perfection de l’Évangile. C’est une entreprise ardue que de peindre une personnalité aussi rare et aussi complexe ; je resterai certainement au-dessous de ma tâche; mais, je l’espère, ce même désir de joindre la beauté spirituelle, qui m’ordonne une entière franchise et qui nous anime tous, vous comme moi, suppléera aux lacunes et aux maladresses de mon récit.

Échappant aux curieux, refusant les polémiques, muet sous les calomnies, imposant silence aux enthousiasmes de ses disciples, l’être admirable dont je voudrais vous rendre sensible l’émouvante lumière prit toujours toutes sortes de précautions pour demeurer inconnu. Je croirais desservir ses desseins en dévoilant son identité. Les détails de biographie deviennent inutiles lorsqu’il s’agit d’un caractère à la formation duquel aucune des influences de race et de milieu ne paraissent avoir concouru. Jamais d’ailleurs je n’aurais entrepris la présente étude, si je ne m’étais cru obligé d’offrir un témoignage véridique de la constance des promesses divines, dans une époque où toutes les chimères revêtent de si séduisantes couleurs.
Peut-être quelques âmes inquiètes reprendront elles courage si un de leurs compagnons leur affirme que les promesses du Christ sont réelles parce qu’il en a vu et touché les preuves expérimentales.
Ce Christ Notre Seigneur a dit un jour qu’Il donnerait à ses Amis le pouvoir d’accomplir des miracles plus grands que les Siens; j’ai vu ces accomplissements.
Le Christ dit encore à Ses Amis qu’Il demeurerait avec eux jusqu’à la fin; j’ai vu cette présence cachée. La vie de mon Inconnu n’est qu’une suite de telles preuves; par le peu que je peux vous en dire vous reconnaîtrez en lui, je l’espère, un de ces « frères » mystérieux du Seigneur, un des plus grands, le plus grand peut-être, des hérauts de l’Absolu.

Il fallait une observation attentive pour découvrir chez cet homme les privilèges divers des mystiques célèbres, tant sa personnalité les harmonisait avec mesure, tant ses manières étaient simples et comme oublieuses des plus magnifiques prérogatives. La bonhomie toute patriarcale de son accueil et de son langage, même dans des minutes qui paraissaient graves au jugement commun, montrait combien à ses yeux les grandeurs humaines, les tragédies terrestres sont petites en face des oeuvres de Dieu, dont la splendeur immense et toujours nouvelle absorbait ses regards. En imaginant un être capable de se tenir en équilibre sur tous les points par où l’infini rentre dans le fini, on s’éclaircirait les contradictions que notre personnage accumulait comme à plaisir.

Familier avec la plupart, inaccessible à quelques-uns, téméraire et prudent, méticuleux ou hâtif, parlant en poète tour à tour et en homme d’affaires, connaissant une infinité de secrets et insoucieux de sa science, habile à tous les métiers, sensible aux choses de l’art, respectant les suprématies intellectuelles ou sociales tout en laissant sous-entendre qu’elles sont vaines en face du Crucifié; d’une indulgence pour les autres et d’une rigueur pour lui-même également excessives; se laissant tyranniser par les faibles, quoique sachant faire obéir les plus despotiques; aussi bien à l’aise dans la mansarde et dans le palais, parlant à chacun son langage; multiple enfin comme la vie dont il admirait toutes les richesses et constamment semblable à lui-même, comme son maître, le Christ, dont il s’estimait le plus indigne serviteur.

Fils de paysans fort pauvres, aîné de cinq enfants, on l’envoya très tôt à la ville prochaine, où il sut, tout en gagnant sa vie, poursuivre assez loin ses études. Déjà, au village natal, il avait opéré des guérisons miraculeuses sans autre procédé visible que la prière; dans le grand centre industriel où s’écoula presque toute son existence, les incurables, les miséreux, les désespérés connurent vite ce bienfaiteur discret dont la jeune sagesse leur rendait, avec la santé, le courage et la résignation si nécessaires aux petites gens dont les fatigues obscures soutiennent tout l’édifice social.

On lui demandait toutes sortes de choses autres que guérir; le succès d’une démarche, la réussite d’une entreprise, la sauvegarde d’un soldat, la solution de problèmes techniques, l’éclairement d’une crise d’âme; souvent, en retour, il exigeait que le demandeur indemnise en partie la justice divine par une aumône, par une réconciliation, l’abandon d’un procès, l’adoption d’orphelins. Et le miracle, la chose improbable et impossible, avait lieu sans bruit, sans que l’on puisse démêler comment. Tout ce que les témoins purent jamais savoir, c’est que notre thaumaturge condamnait les pratiques de l’ésotérisme comme contraires à la loi divine, ne les employait sous aucune forme et n’en recommandait pas les théories.

Sa doctrine était l’Évangile seul, et il n’estimait les livres qu’en proportion de leur concordance avec cet enseignement. Il proclamait la divinité unique de Jésus, Sa souveraineté universelle et la perpétuité de Son oeuvre rédemptrice. Il acceptait à la lettre les récits des Apôtres, tenant pour superflues les exégèses modernes. « Si l’on s’efforce, disait-il, d’aimer son prochain comme soi-même, le Ciel nous dévoile le sens vrai des textes ». Il donnait parfois de brefs commentaires aux Écritures, d’un tour neuf et vivant et qui offraient la propriété singulière de répondre d’un coup aux variantes des originaux et de concilier les divergences des traducteurs et des commentateurs. Malheureusement, comme il jugeait ses contemporains trop épris d’intellectualisme, comme il croyait la pratique de la vertu seule capable de nous conduire à la perfection, il se montrait peu prodigue de discours; il plaçait l’amour fraternel avant tout, avant la prière et même avant la foi.
« C’est la charité, disait-il, qui engendre la vraie foi et qui nous enseigne la prière; la prière sans la charité, c’est facile, et la foi sans la charité, ce n’est pas la foi ».

Il conseillait l’obéissance à toutes les lois, civiles ou ecclésiastiques, aux règlements, aux coutumes, afin qu’en donnant de bonne grâce à « l’injuste Mammon » l’or ou les gênes qu’il exige, notre trésor dans le Ciel se constitue en réserve.
« Les débonnaires dont parle Jésus sont ceux qui se laissent tout prendre par le Prince de ce monde, même le salaire de leur travail, même leur vie. Et c’est en retour de ce dépouillement que, plus tard, ils posséderont la terre ».

Il condamnait par-dessus tout l’orgueil et l’égoïsme; ou plutôt, il ne condamnait pas ces défauts, il les signalait comme les plus grands obstacles à notre avancement.
« Les orgueilleux, disait-il, le Ciel les ignore ».
– « Si vous n’allez pas vers les pauvres et les petits, comment les Anges viendront-ils auprès de vous ? »
– « Il faut que l’on exerce la charité envers toutes les formes de la vie, envers ses semblables, envers les animaux, envers les plantes; il faut être charitable envers l’adversité que votre voisin repousse, envers les découvertes et les inventions que vous devez répandre gratuitement, puisque vous les avez reçues gratuitement, envers les lois qui vous frappent, croyez-vous, injustement, puisque, si vous les évitez, elles tomberont sur votre frère et que votre frère, c’est vous-même ».

A la suite des bonnes oeuvres et de la discipline intérieure, ce grand praticien du mysticisme plaçait la prière.
« Il faut prier sans cesse et remercier. On peut prier n’importe où, n’importe quand, parce que Dieu n’est jamais loin de nous, c’est nous qui nous tenons loin de lui… Il suffit de demander du fond du coeur, sans formules savantes, car chercherait-on partout, dans les millions de mondes et de soleils semés par la main du Père, jamais on ne trouvera mieux que l’Oraison dominicale; et si vous n’osez vous adresser à ce Père si bon, priez la Vierge et elle présentera votre requête à son Fils, qui l’acceptera.

Cependant, ajoutait notre héros, pour que votre voix monte jusqu’au Ciel, il faut être tout petit, le Ciel n’écoute que les faibles ».
Ces simples enseignements, si purs, si directs, cette parole forte et bonne, précise à la fois et palpitante de la poésie la plus grandiose, cachaient, à la grande surprise de quelques-uns, une science très concrète et pour ainsi dire universelle. Cet homme, dépourvu de diplômes supérieurs, mettait en défaut les spécialistes de tout ordre. Je l’ai entendu, par exemple, rappeler à des gens de loi tels arrêts oubliés, éclaircir un texte à des paléographes, fournir un dispositif à des physiciens, indiquer à des botanistes le lieu d’une plante rarissime. Des métaphysiciens le consultaient, comme des médecins ou des industriels engagés dans une affaire hasardeuse. Des hommes d’État, des financiers prenaient parfois ses directives. Lui-même composait des médicaments, inventait des appareils et des produits utiles, s’ingéniant sans cesse pour toutes sortes d’améliorations à la science appliquée.

Or ni ses connaissances théoriques, ni cette habileté technique ne paraissaient acquises par les méthodes ordinaires; les deux ou trois familiers qu’il admettait dans ses laboratoires n’ont jamais raconté grand-chose de ses travaux. Mais certaines paroles permettent d’entrevoir les principes dont il s’inspirait. En voici quelques-unes recueillies à différentes époques.
« Un enfant de Dieu, un être assez pur pour se sacrifier à n’importe lequel de ses frères et pour oublier aussitôt son sacrifice, connaît tout sans étude. Il interrogera n’importe quelle créature et elle lui répondra; l’étoile lui révélera son secret, et la pierre de ce mur lui dira le nom de l’ouvrier par qui elle fut taillée; les plantes lui expliqueront leurs vertus et il déchiffrera sur le visage des hommes leurs actions et leurs pensées. Dieu nous invite tous à recevoir ce privilège, moyennant de la patience et l’amour du prochain ».
– Et encore : « Tout possède la pensée, la liberté, la responsabilité, en diverses mesures; tout est vivant; les idées, les choses, les inventions, les organes, tout cela, ce sont des créations individuelles, tout cela se touche, tout cela s’influence mutuellement ».

Maitre Philippe de Lyon site www.philippedelyon.frEntre autres exemples, il donnait celui-ci : Un philosophe poursuit une vérité métaphysique. Le vrai drame ne se joue pas dans son cerveau même, mais au delà; c’est une rencontre, parfois une lutte, parfois un céleste dialogue entre quelqu’un de ces génies irrévélés dont nous parlent les poètes et l’esprit humain qui habite momentanément un corps terrestre, tout oppressé sous les effluves de la Présence inconnue. C’est le reflet cérébral de ces colloques inaudibles que l’on appelle intuition, inspiration, invention, hypothèse, imagination, et qui devient le noyau autour duquel s’organisent, par un pénible et patient effort, les éléments d’une formule, d’une machine, d’un art plus sublime, d’une doctrine plus profonde. Si nous sommes aveugles à ces spectacles, c’est que nous ne les croyons pas possibles, par orgueil, par pusillanimité intellectuelle, et aussi parce que le Père ne veut pas compliquer notre besogne ni nous charger de trop lourdes responsabilités.

Si toutes les branches du savoir moderne paraissaient familières à ce singulier chercheur, chose plus surprenante encore, quand il m’arriva de le questionner sur certaines de ces opinions antiques que l’on qualifie à notre époque de superstitieuses, il me répondit abondamment et me fournit diverses preuves expérimentales de leur vérité. Bien avant nos physiciens actuels, il enseignait la pesanteur de la lumière, les correspondances des couleurs et des sons, la chromothérapie, la relativité de l’espace et du temps et la multiplicité de leurs formes, la complexité des corps simples, l’existence de métaux inconnus, d’autres particularités encore que je tais parce qu’elles sembleraient à l’heure actuelle un peu trop incroyables aux esprits positifs.

Or ce chrétien, ce philanthrope, ce savant était en outre le thaumaturge le plus extraordinaire. Toutes les merveilles opérées par des saints comme Vincent Ferrier, François de Paule, Joseph de Cupertino, le curé d’Ars, par des volontés entraîneuses de peuples comme Bernard de Clairvaux, François d’Assise ou Jeanne d’Arc, je les lui ai vu accomplir; les miracles fleurissaient sous ses pas; ils semblaient naturels, immanquables, certains, et rien d’autre ne les provoquait que la prière.
Hypnotisme, pensera-t-on ? Un enfant atteint du croup à quarante lieues de la ville où habite le guérisseur est-il hypnotisable ? Suggestion ? Des tissus cancéreux, tuberculeux, peuvent-ils recevoir une suggestion ? Au reste, notre inconnu condamnait également l’hypnotisme, la sorcellerie campagnarde ou la savante magie; il déconseillait toujours l’emploi de la volonté, ou de la médiumnité; quant aux pouvoirs mystérieux que certains sages conquièrent, nous dit-on, par le moyen de méthodes millénaires, il les réprouvait plus fortement encore, comme conduisant tout droit à l’Antéchrist.

Il ne s’agissait donc là que de simple prière telle que Jésus nous l’apprend. Mais tandis que, dans l’immense majorité des cas, les saints reçoivent le don des miracles à la suite de pénitences extraordinaires, d’oraisons et d’extases, tandis que leur corps devient le théâtre de phénomènes inexplicables à la physiologie, notre thaumaturge vivait de la façon la plus commune. Il recevait ses visiteurs n’importe où, n’importe quand, et, à peine la demande formulée, répondait quelques mots : Le Ciel vous accordera telle chose; ou : Rentrez chez vous, votre malade est guéri. Sa parole se réalisait à l’instant même; puis il se dérobait à la gratitude de ses obligés.
Il exerçait le même pouvoir et sans plus d’apprêts sur les animaux, sur les plantes, sur les événements, sur les éléments.

A plusieurs reprises, il se prêta au contrôle de médecins et de savants; toutes ces épreuves réussirent, mais on peut fouiller les comptes rendus des académies et des sociétés scientifiques, jamais aucun expérimentateur n’osa signer le récit de faits aussi peu explicables.
Parlerai-je d’autres dons encore, toujours spontanés, inattendus et bienfaisants ? Le passé, l’avenir, l’espace lui étaient translucides. Il disait aussi bien à un consultant : Ton ami fait en ce moment telle chose en tel endroit, – qu’à un autre : Tel jour de telle année, tu as eu telle pensée. Au surplus, les anecdotes que je pourrais vous raconter dépassent de si loin toute vraisemblance que je préfère m’en tenir là. Un prodige, en effet, vaut, spirituellement, ce que vaut son auteur.
Certes le don des miracles intéresse la foule et conduit vite à la célébrité, mais c’est l’âme du miracle qui, bien plus que sa forme, passionne les esprits religieux. Je voudrais donc vous attacher uniquement à l’âme de mon héros, vous la faire voir telle qu’elle m’apparut dans ma jeunesse privilégiée, toute surhumaine, toute divine, comme une étoile enfin, fille de celle qui se leva sur les ténèbres terrestres, voici vingt siècles. Si, en m’écoutant, vous cherchez autre chose que le Ciel, tout mon récit devient inutile et inopportun.

Etre témoin de miracles n’est pas très rare; faire des miracles, de vrais miracles, n’est pas très difficile. Mais penser, aimer, sentir, peiner, s’enflammer, vouloir selon des lignes constamment concordantes avec les rayons éternels qui aboutissent au ministère du miracle, cela, c’est une tâche surhumaine. Dans ce sens, le miracle venu du Ciel constitue un signe, le Signe par excellence, et apparaît ici l’arbre de la Croix, encore mystérieux après vingt siècles d’études et d’adorations. Voyez-vous comment, chez l’homme dont je vous parle, guérir une typhoïde était aussi naturel que payer le terme d’un pauvre, ou donner la formule d’un réactif ? Tout en lui était paternelle indulgence et native bonté. Tout de lui était exhortation ingénieuse et tendre, afin que les pauvres hommes et les pauvres femmes reprennent le courage d’un effort quand même et reçoivent l’allégement d’une amélioration. Comme le peintre devant la nature regarde et comme le musicien écoute, lui vivait dans l’Amour et pour l’Amour, à cause de l’Amour et par l’Amour.

Il ne parlait jamais de cette flamme admirable, il cachait son savoir et cette sorte de toute-puissance déconcertante sous les dehors d’une vie très bourgeoisement quelconque. Il dissimulait vertus et supériorités comme nous dissimulons nos vices, et il fallait le suivre tout le long de ses longues courses dans les faubourgs populeux pour découvrir l’excès de ses libéralités. Mères de famille aux abois le guettant au coin des rues, ménages par dizaines dont il payait le loyer, orphelins qu’il entretenait, et de quelles attentions n’entourait-il pas les vieillards et les infirmes, avec quelle délicatesse il offrait son secours aux timides et aux humbles, combien il était patient avec les importuns, avec les demi-savants prétentieux, avec le triste troupeau des médiocres !

Et autant que notre coeur, à peine encore humain, peut pressentir les mobiles secrets d’un coeur si noblement surhumain, les innombrables gestes de sa bénévolence, de son inépuisable et toujours judicieuse bienfaisance jaillissaient d’un sentiment incompréhensible pour nous : la conviction de sa propre inanité. Un jour, quelqu’un demandait une faveur spirituelle à ce personnage énigmatique, et il répondit, après avoir, la minute précédente, sauvé quelque incurable :
« Pourquoi me demandes-tu cela, à moi ? Tu sais bien que je ne vaux même pas ce pavé sur lequel nous marchons ». A tous les témoignages de reconnaissance ou d’admiration, il répondait de même :
« Je ne suis rien, je ne puis rien, c’est le Ciel qui fait tout ici ».
Un jour, je le trouvai dans sa cuisine, debout, déjeunant d’un morceau de pain sec et d’un verre d’eau, et, comme je m’étonnais de sa frugalité, cet homme, qui ne s’appartenait pas une minute, qui donnait tout ce qu’il possédait, qui passait ses jours et ses nuits à travailler, à souffrir pour les autres, me répondit bonnement :
« Mais je déjeune très bien, et, d’ailleurs, ce pain que le bon Dieu me donne, je ne l’ai pas gagné ». Il ne se départait jamais de cette attitude incroyablement humble. Dans notre vie moderne où règne le « chacun pour soi », il reculait toujours au dernier rang, subissant les passe-droits, les impatiences, les grossièretés, jouant le rôle de dupe volontaire et souriant comme s’il ne s’apercevait jamais de rien.

On lit dans de vieux livres que les sages, à force de s’abstraire aux sereines splendeurs de l’Absolu, ne daignent plus voir les incidents terrestres et méprisent les piqûres de la foule; cependant, en fait, les philosophes sont rares qui laissent prendre leur tour à un guichet encombré, par exemple. Petites faiblesses, sans doute, mais la solide vertu exige davantage qu’un héroïsme accidentel. On rencontre des gens capables de beaux gestes isolés dont le fond moral reste un peu mesquin et, d’accord avec les maîtres de la vie intérieure, je crois que la perfection ne réside pas en quelques actes éclatants, mais plutôt en vertus patiemment exercées tout le long du jour et tout le long de l’existence. Ainsi, l’humble tenue de notre mystique doit nous découvrir la Lumière mieux que ses miracles ou ses enseignements. « Jugez l’arbre à ses fruits », est-il écrit.

Les sages dont j’ai parlé tout à l’heure ne m’apportent qu’un idéal lointain, toujours reculant derrière des précipices ou des falaises; leurs systèmes présentent toujours des fissures; leur élan, quelque beau qu’il soit, se perd dans l’abstraction, et leurs fortes mains laissent échapper la vie, comme le sable de la grève coule entre les doigts du petit enfant.
Tandis qu’avec cet homme si proche de nous tous, on embrassait du même regard l’idéal avec le réel, la théorie avec la pratique, le divin s’insérant dans le terrestre, et tout cela ensemble dessinait la plus vivante image de ce que durent être autrefois les leçons vivantes de Notre Seigneur le Christ. Aucune tare, aucun déséquilibre dans la personne morale de ce parfait Serviteur; constamment homogène, solide et souple, il apparaissait unique par l’harmonie profonde de ses qualités les plus diverses.

L’histoire des saints nous montre des thaumaturges merveilleux, des intelligences gigantesques, des coeurs flamboyants; mais, chez les uns, le souci des pauvres, par exemple, gêne l’envol de la contemplation. Chez d’autres, le don des miracles empiète sur celui du savoir; très rarement trouve-t-on toutes ces beautés réunies, comme chez notre héros; encore plus rarement leur force éclate-t-elle avec une telle absence d’effort. Nous voyons les plus sublimes théologiens méditer, les plus puissants conducteurs d’âmes veiller, jeûner, pleurer. Mais lui, toujours semblable à tout le monde, guérissait, renseignait, secourait, consolait, à l’instant, de la même voix si calme, avec le même sourire si paternel.

Je ne puis appuyer toutes ces affirmations que de mon seul témoignage. D’autres ont assisté aux mêmes merveilles, mais ils ont des motifs pour se taire; moi, j’en ai pour parler. Je ne vous demande cependant pas de me croire. Imaginez-vous seulement que ces choses sont peut-être possibles; cela me suffit. L’acceptation de cette hypothèse vous rendra plus tard sensibles à la Lumière, et mon but sera atteint. Car je ne parle pas pour rendre justice à un être qui ne se souciait pas de la justice terrestre; c’est pour vous seulement que je parle, pour votre avenir, pour que vous trouviez le courage dans vos minutes d’épuisement d’avancer quand même encore un peu.

Ce Français, si semblable à ses compatriotes et à la fois si différent, était de taille moyenne et de complexion athlétique. Rien dans son costume, ses manières, ni son langage ne le distinguait de la foule.
Il vivait comme tout le monde, sauf pour les heures du sommeil, qu’il supprimait presque entièrement. Marié assez jeune, il avait eu une fille et un fils.
D’une activité incessante, ni son corps, ni son cerveau ne paraissait connaître la fatigue. Tous ses moments étaient remplis; recherches chimiques et mécaniques, fondations d’assistance que géraient des amis, réformes sociales qu’il faisait soumettre aux autorités, inventions qu’il donnait à quelque besogneux, sans cesse toutes sortes de bienfaits, mais toujours en se cachant.
Il n’aimait pas les discours; si compliqué que pût être le cas sur lequel on le consultait, il répondait en quelques mots définitifs. Il enseignait fort peu, sauf par de brefs aperçus qu’il donnait aux chercheurs humbles et sincères; pas de corps doctrinal coordonné, mais, à la longue, les lueurs sans lien apparent que l’un ou l’autre disciple recueillait avec patience finissaient par s’organiser en correspondance avec le tour d’esprit, les besoins, les travaux propres de chacun; il instruisait les individus et leur donnait en somme tout le nécessaire pour qu’ils se construisent leur système personnel, mais il ne promulgua jamais une synthèse générale du Savoir. L’action le préoccupait beaucoup plus.
« L’homme, disait-il, qui aimerait son prochain comme lui-même saurait tout ».

Un réalisme total où les abstractions même deviennent des faits, où toutes les minutes de la durée deviennent actuelles et toutes les distances présentes, voilà quelle figure prenait pour notre mystique le monde sensible et l’invisible. Affermi dans l’insondable mais vivante Unité dont les extases des saints nous rapportent quelques rapides éclairs, cet ami de Dieu distribuait sans cesse sur les choses et sur les créatures les semences régénératrices de l’Esprit.
Vous le savez, de siècle en siècle la lampe éternelle se transmet par les mains pieuses des ouvriers secrets du Père, s’efforçant de parachever l’oeuvre du Christ. Or Celui-ci, possesseur de toute magnificence, seigneur de toute créature, S’est placé au bas de toutes les grandeurs temporelles, Il a épousé toutes les formes de l’abjection; pauvre de biens, pauvre de gloire, pauvre d’amis, Il donna aux hommes jusqu’à Sa Mère et, du fond de ce dénûment parfait, partit à la conquête du monde. Chacun de Ses disciples doit donc reproduire un des visages de la divine Pauvreté selon la ténèbre propre de l’époque où l’Esprit le suscite.

Or en notre temps de progrès, où les infirmes ont leurs hôpitaux, les miséreux, leur Assistance publique, les orphelins, leurs asiles; où, officiellement, il n’y a plus d’esclaves; où, parce que personne n’est guère convaincu de rien, on ne persécute presque plus, le visage de la Pauvreté que revêtit mon héros anonyme fut de n’être rien. Rien : ni mendiant pitoyable, ni malade effrayant, ni philanthrope célèbre, ni chef d’école persécuté, ni hors-la-loi pourchassé, ni en haut de l’échelle sociale, ni en bas; juste au milieu, au milieu de tout, au point neutre. Quelqu’un « semblable à l’un de nous », et qui réalise devant l’opinion la forme la plus incolore du dénûment : la médiocrité. Telle fut, pour notre dix-neuvième siècle, l’invention admirable de la miséricorde divine, puisque cette insipide médiocrité servira d’excuse au dernier jour à ceux qui n’ont pas aperçu la Lumière parce que la lampe était banale; tel fut le subtil stratagème de la Sagesse divine, se dérobant aux curiosités des pervers grâce à l’insignifiance de la forme humaine par qui elle opérait.

Un dernier mot, enfin.
Jésus le Pauvre est Jésus le Patient. Il souffre, Il subit, Il Se résigne, Il persévère, Il obéit et Il Se tait. Ses Amis, Ses frères et Ses héritiers vivent donc sans éclat, perdus dans la multitude pour laquelle ils acceptent de souffrir et qui les ignore; plus ils sont grands devant Dieu, plus ils sont méconnus, plus ils restent inconnus. Ainsi notre siècle, où rien ne peut rester caché, ignore cependant l’homme dont je vous parle, qui tenait tout dans ses mains pour traîner la foule après soi. Ainsi notre siècle, par la voix de quelques-uns de ses grands, a bafoué, calomnié, vilipendé ce même homme, des fatigues secrètes duquel il profitait; et ce sauveteur de tant de naufrages n’ouvrit jamais la bouche pour se défendre, ne permit jamais à ses fidèles de confondre les persécuteurs, gagnant ainsi le droit de redire la divine demande du Crucifié : « Père, pardonne-leur, parce qu’ils ne savent ce qu’ils font ».
Et c’est parce que je trouve en cet Inconnu la ressemblance la plus parfaite avec le Christ, victime volontaire, qu’il m’a semblé utile de vous en esquisser la physionomie.

Sédir Paul Sédir, Yvon Le loup
Extrait d’un livre figurant dans la bibliographie

Un certain nombre d’éléments étonnants émaillent ce texte… Vous êtes invités à en discuter, dans la plus notable courtoisie et néanmoins le plus évident des respects.

Philippe de Lyon L’incarnation de l’Elu Gerard Encausse

Portrait de Maitre Philippe de Lyon l’incarnation de l’Elu par Papus.
Dr Gerard Encausse a ainsi publié plusieurs facettes de sa Rencontre avec le Maitre spirituel qu’est devenu Philippe de Lyon, ou encore la présence en continu sur terre de trois envoyés. Voici son approche de l’Elu…

L’INCARNATION DE L’ÉLU

A mon maître Philippe, de Lyon.

Papus Gerard Encausse pour le site philippedelyonfr site Maitre Philippe de Lyon Sur un fond d’un bleu sombre je voyais un merveilleux paysage astral, où chaque être, chaque plante se distingue par une lumière très douce qu’il émane.
Puis je vis apparaître une longue théorie d’Esprit lumineux dont le visage indiquait une grande douleur. Tout en avant, un être voilé venu d’un monde supérieur enveloppait de sa lumière éclatante un autre Esprit dont on devinait l’élévation à son intense rayonnement. C’étaient là les ancêtres venant présider à la mort sur le plan astral, à la naissance sur le plan matériel, d’un fils chéri entre tous les fils de l’homme.

Alors il me fut permis d’entendre dans mon humble esprit la voix de l’être ailé, et cette voix disait :
«Parvenu au terme de ton ascension, ta prière s’est élevée jusqu’au trône de l’Ineffable, et tu as demandé de souffrir encore, toi dont la souffrance s’était éloignée; tu as imploré la descente dans la sombre matière physique, toi dont la matière était définitivement illuminée, et tu as dit :
« O Père céleste, ô Vierge dominatrice des constellations, permets-moi, maintenant que le cycle de mes personnelles douleurs est terminé, de redescendre et de souffrir encore pour ceux qui te méconnaissent et qui meurent en leur âme pour ne t’avoir point senti…»

Ta prière, créature belle entre les créatures, fut alors élevée à l’existence réelle par une larme de la céleste Vierge, et je naquis, et je reçus l’ordre d’être ton idéal et ton ami alors que les barrières corporelles briseraient tes lumineuses émanations.
Écoute…
Voici le Destin créé par ta demande et que le Père veut te révéler quand il en est temps encore.
C’est sur la plus terrible des planètes que ton corps naîtra, et le sombre Destin, à qui tu déclares la guerre par ton sacrifice sublime, demande que les obstacles les plus grands se dressent devant ta volonté. Tu naîtras pauvre et humble, condamné à l’humiliation et aux tâches les plus rudes. Les pouvoirs que te confère ta décision, nul ne peut te les arracher; mais ils seront vains pour toi et pour tes proches, et tu seras incapable de commander à l’esprit de ton propre enfant, alors que tu auras tout pouvoir sur les étrangers, et ce sera encore là une source d’humiliations, car les aveugles diront :
«Regardez donc ce trompeur qui prétend guérir les autres et qui ne peut pas empêcher la maladie et la mort d’atteindre ses enfants!» Car telle est la loi, l’Humanité t’appartient, mais ta famille appartient intégralement ainsi que ton corps à ton ennemi le Destin.»

Il est temps encore, ô mon créateur, détruis-moi par un nouveau désir, et l’image de ton incarnation sera détruite et tu resteras au milieu des tiens.
Tous les cœurs des ancêtres émanèrent de suppliants désirs à ce moment, et cependant l’esprit du Sacrifié dit :
«Je prierai Dieu de me donner la force de l’aimer toujours, et je supporterai la raillerie des hommes.»
Alors la voix de l’Être ailé reprit :
«Ce n’est pas tout encore; les créatures du Destin, les méchants te traîneront devant les tribunaux des hommes, et là ton ennemi se dressera et te dira :
«Dis l’origine de tes pouvoirs, montre à tes juges qui tu es; aie la fierté de leur dire combien tu leur es supérieur, et je m’allierai à toi et je les écraserai, et tu sortiras du Tribunal avec l’auréole des prophètes et des rois, et les riches seront tes esclaves et te couvriront d’or. Si tu refuses, c’est la condamnation humiliante et sans recours… Ce sont les pleurs et les angoisses de tes proches.»
Que répondras-tu à ton ennemi?
– Que Dieu m’accorde cette terrible épreuve et je dirai au Destin : « Je suis né dans la pauvreté et c’est par l’humilité que je veux progresser. Tu m’offres la puissance issue de l’orgueil, et c’est par ce piège que tu saisis dans le principe le Désir d’Adam.
Arrière trompeur, et que la condamnation du tribunal des hommes disant que les hommes ne m’ont pas donné le droit de guérir, vienne, et elle sera reçue et je la recevrai avec reconnaissance, si elle peut servir à l’évolution des esprits de mes juges. Car dans le monde des hommes je suis le serviteur des lois des hommes et je m’inclinerai avec respect devant elles. Je suis venu pour les ignorants et pour les pauvres; qu’ai-je besoin de l’or et des compliments des riches!… Que ma souffrance soit bénie en notre Père.»

site Maitre Philippe Philippe de Lyon www.philippedelyon.frAlors l’Être venu des cieux supérieurs dit encore :
«O mon créateur, tu n’as pas voulu me priver de l’existence que m’a donnée ton désir de souffrir de nouveau. Sois béni et écoute ma voix.
«Oui, tu seras humble, et cette humilité même sera la preuve de ta grandeur aux yeux des voyants; car les humbles seuls sont marqués du sceau de l’agneau et les orgueilleux sont marqués du sceau de la fausse lumière. Tu enseigneras aux hommes la certitude de la bonté de Dieu et le mépris de la volupté et tu seras écouté par les pauvres et par les élus. – Va, mon créateur aimé, descend dans la matière, et, quand tu rentreras triste et découragé, appelle-moi et je te servirai comme les anges ont jadis servi notre Christ dans le désert. Va et dis aux élus qui te demanderont la clef de ton pouvoir. «Je ne suis rien, je suis moins que rien, mais j’ai un ami bien puissant qui m’apprend à souffrir et à prier… Va et sois béni…»

Et il ne me fut pas permis d’écrire le mystère de cette incarnation quand onze élus
passèrent par le soleil pour accompagner celui qui revenait volontairement sur la terre, et les onze arrivèrent au soleil cinq années après la moitié du siècle.
Papus.

La source de ce texte est un des livres figurant dans la bibliographie, dans lequel il constitue une note de bas de page. Il figure cependant, selon les éléments trouvés sur internet, dans une revue citée sur les revues et journaux, dans un numéro datant de l’année 1895. Nous ne garantissons cependant pas que ce texte soit complètement celui d’origine.
Merci d’avance de nous informer, depuis la page contact, ou par les commentaires sous cette publication, s’il y a lieu de l’existence d’une autre version.

Que vous inspire ce texte?

Jean Chapas sauvé par Maitre Philippe de Lyon

Jean Chapas site Maitre Philippe philippedelyon-frJean Chapas, surnommé le Caporal, sauvé par Maitre Philippe de Lyon

Le fait relaté relève de l’extraordinaire, d’une intervention que l’on ne peut que qualifier de miraculeuse: une résurrection…
Cette anecdote, touche celui qui deviendra le principal et premier disciple de Philippe de Lyon: Jean Chapas.

Nous précisons que seul le premier récit raconté dans les livres est ici exprimé. Certains livres nous rapportant quelques fois que Monsieur Philippe aurait sauvé à deux autres reprises Jean Chapas ; bien des années après.

Sur cette guérison miraculeuse touchant à celui qui deviendra le Caporal, nous notons évidemment que les sources ne sont pas davantage d’accord entre elles, que pour plusieurs autres faits.
À la vue des extraits suivants, nous pouvons même nous demander s’il n’y en aurait pas d’autres. Il n’est pas certain que toutes ces anecdotes ne concernent que Jean Chapas. Pourquoi alors, compte tenu du caractère exceptionnel de ces interventions, n’y est-il pas fait davantage référence et avec bien plus de précisons?

Plusieurs versions sont ainsi rapportées, par des témoins qui sont très certainement sous le choc d’un acte extraordinaire. Il est alors normal d’en trouver différentes facettes. Un seul récit, le premier est fait par un témoin direct…….A ceci près, qu’il soulève un certain nombre de questions comme nous allons le voir.

Voici une version:

« Le début de notre histoire se situe dans une cour où des menuisiers s’affairent à préparer un cercueil. Un petit cercueil.
Pour un enfant. J’étais l’un de ces menuisiers. Deux médecins sortent du petit immeuble par la porte principale et sont encore en pleine discussion.
–On n’a vraiment rien pu faire pour le sauver, cet enfant ! La science est encore bien faible !
–De toutes façons, même prévenus plus tôt, nous n’aurions pas pu le sauver. Je crois avoir diagnostiqué une méningite fulgurante.
Et vous, cher confrère ?
–Vous avez sans doute raison.
Puis insouciants : « pas vraiment mauvaise cette petite eau de vie que nous servi le père Chapas!»

Jean Chapas sauvé par Maitre Philippe site Maitre Philippe de Lyon philippedelyon-frIls s’éloignèrent dans la cour et continuèrent à pavoiser sans plus penser à l’enfant ni à la douleur des parents.
Je secouai la tête en les regardant partir. Les deux docteurs passèrent le porche quand aussitôt deux jeunes hommes les croisèrent, comme pressés.
–Il est mort il y a déjà quelques heures. J’ai mis du temps à te trouver ! Il y a eu un coma avant a dit le docteur… tu sais ce que c’est, toi, un coma ?
–Ce n’est rien, ce n’est rien. Pressons-nous.
Ils s’arrêtent devant la porte et frappent. On ouvre. Un homme, d’une quarantaine d’années, les fait entrer. Manifestement, ils se connaissent.
–Monsieur Claude (poignées de main) m’a appris la nouvelle. Nous sommes venus vous présenter nos condoléances, à vous et à Madame Chapas.
–Oh, comme tu es bien gentil, Nizier.
Nizier Philippe salua Madame Chapas qui ne dit rien.
–Viens, mon garçon, il est allongé sur son lit.
Ils montent l’escalier. La mère qui les suit les dépasse dans le long couloir et leur ouvre la porte.
Nizier Philippe entre dans la pièce, se signe, fait asseoir tout le monde, cherche autour de lui madame Chapas et lui demande:
–« Me donnes-tu ton fils maintenant ? »
Elle lui répond : « oui » sans bien comprendre ce qui est qui arrive ; alors Nizier Philippe s’approche du lit, se concentre, debout, puis lance : « Jean, je te rends ton âme ! »
Et l’invraisemblable se produit. Le défunt, blanc, reprend à mesure sa couleur de vivant, voit Nizier Philippe et lui sourit.
Émotion et joie dans l’assistance.  »

Récit dont nous pouvons convenir qu’il ne peut que soulever un certain nombre de questions…Comme par exemple:

  • Comment sait-il d’où viennent les médecins? Ou même, qu’ils sont médecins?
  • Nous notons la présence de deux médecins….Les parents sont dits d’origine modeste, mais peuvent faire venir deux médecins? Le milieu ouvrier, dont les sources nous ont donné des détails qui semblaient sérieux, n’a pourtant pas les moyens à l’époque ; et seuls quelques bourgeois plutôt aisés peuvent s’offrir un tel luxe.
  • S’il assiste à toute la scène, c’est parce qu’il a suivit les deux jeunes gens qui viennent d’arriver, dont il ne sait pas du tout, au départ, qu’ils viennent voir la famille Chapas… Nous ne voyons pas de présentations entre Nizier Anthelme et le témoin, dans ce récit.
  • Donc, comment le témoin sait-il qu’il est en présence de Philippe de Lyon, âgé d’une vingtaine d’années, et que celui-ci est là, rien moins que pour ressusciter Jean Chapas!!!
  • Non?
  • Pourquoi les suit-il? Pourquoi n’a t’il pas suivit les précédents visiteurs???
  • Ce témoin note toutes leurs paroles…..! Soit cette cour est petite et permet d’entendre tous les dialogues, soit…..serait-ce un hôtel particulier?
    Comment peut-il avoir noté tous ces échanges?
  • Nous notons aussi le tutoiement de Monsieur Chapas père envers Nizier Anthelme……Avons-nous d’autres échanges de cette nature, impliquant un tutoiement envers Monsieur Philippe, de la part d’un proche d’un malade? Cette attitude indique notamment, à quel point il les connait bien…..

Une autre version, qui selon des sources, relate aussi la résurrection du disciple préféré du maitre… :

 » Un épicier, installé dans un quartier populeux et vendant à crédit, vint trouver .
Philippe qu’il connaissait déjà et lui dit que son fils, pour qui il avait cependant demandé, malade de la diphtérie, venait de mourir.
– Eh bien ; lui fut-il répondu, je serai chez toi tout à l’heure.
Arrivé à la maison de l’épicier, M. Philippe demanda à celui-ci :
– Y a-t-il beaucoup de gens qui te doivent de l’argent ;
– Oui, tenez, de tous les clients inscrits sur ce gros cahier, c’est à peine si j’ai reçu quelques acomptes.
– Exiges-tu le paiement de toutes ces dettes ?
– Non, et même je vais le mettre au feu.
Et il jeta le cahier dans la cheminée où flambait un bon feu.
Le Maître entra dans la chambre du mort où se trouvaient déjà des personnes venues pour prier auprès de lui.
– As-tu déjà demandé au médecin de constater le décès ;
– Non, je suis allé d’abord chez vous.
Alors le Maître appela le jeune homme par son prénom, et le rendit vivant à son père. Puis il recommanda aux assistants de ne rien raconter de ce qu’ils avaient vu, « parce que, dit-il, il est défendu de faire des miracles
».

Nous notons ici que Maitre Philippe demande aux témoins de ne rien raconter, de garder le secret sur ce qui vient de se dérouler, a priori en leur présence. Comme sur nombre de données relevées ici et là, manifestement la notion de secret n’a pas été respectée…
Pourquoi aurait-il avancé la défense de faire des miracles?

En voici une petite dernière qui donne une date de 1866, ne correspondant pas, pour changer, à la date inscrite dans plusieurs livres, affichant plutôt l’année 1870:

« L’une de ses premières guérisons remonte à 1866 à la Gorge du Loup. Un enfant était mort. Deux médecins étaient venus. On prenait déjà les mesures du cercueil quand Philippe, appelé par un voisin, dit à l’enfant de se lever, ce qu’il fit au grand émoi des assistants. »

Nous pouvons constater qu’ici, il est question de « guérison » alors qu’il est spécifié que l’enfant est mort, quelques mots après, dans la même phrase…Ce qui dénote là aussi que tout est une question d’interprétation, et de point de vue.

Nous laissons aux lecteurs la liberté d’interprétation de ces lectures. A préciser cependant qu’en dehors du fait des observations d’éléments qui peuvent interpeller, le propos ne juge pas, mais relève plutôt des incompréhensions.

Il y a très certainement des questions ou étonnements auxquels nous ne pensons pas. Vous êtes invités à évoquer les points pouvant enrichir le sujet.

Ces données montrent également la distance qu’il est nécessaire de prendre, dans toute lecture. Tous ces extraits figurent dans des livres recensés dans la bibliographie, puisque ce fait est rapporté par des livres consacrés à Philippe de Lyon.

Paroles de Philippe de Lyon dans une séance 35 rue tête d’or

Citations du Maitre Philippe de Lyon site Monsieur Nizier Anthelme Philippe de Lyon www.philippedelyon.frDes paroles dans une séance du Maitre Philippe de Lyon
Voici quelques enseignements de la dernière séance. Peut-etre devrions nous évoquer « les dernières séances… » ?

Ce n’est qu’en persévérant que l’on arrive au but. Cela peut être long et difficile, mais le Ciel peut l’accorder parfois tout d’un coup. Dans quelques temps Dieu accordera la guérison à ceux qui auront persévéré dans la prière. Plus qu’un peu de patience, avec l’espérance, malgré tout, et une grande confiance.

Soyez complètement désintéressés. Si vous êtes malade et que vous demandiez la guérison dans vos prières, que ce ne soit pas pour en retirer un profit ou une satisfaction personnelle, mais bien pour que d’autres que vous en profitent, ou une oeuvre agréable à Dieu.
Je vais entreprendre un voyage qui durera peut-être un mois, peut-être davantage. Malgré mon absence apparente, je serais toujours parmi vous.
Promettez-moi de mettre en pratique ce que je vous ai toujours dit. Si vous voulez obtenir du Ciel quoique ce soit, suivez toujours bien ses lois.
Aimez votre prochain comme vous-mêmes et Dieu par-dessus toutes choses. Vivez en paix les uns avec les autres, priez, car par la prière on obtient tout du Ciel, c’est une arme dans les tentations, un soutien dans les passages difficiles et le seul moyen pour obtenir miséricorde de Dieu.
Mais avant de vous quitter, nous allons vous distribuer à tous un sou percé, il sera pour vous non seulement un souvenir mais aussi un soutien.

En février 1903 il dit adieu à ses fidèles : « Vous ne me verrez plus je m’en vais où j’ai à faire. On ne me verra ; pas partir, je m’en vais, mais je vous laisse le Caporal – c’est ainsi qu’il désignait son disciple le plus cher, Jean Chapas-. Vous lui demanderez et il prendra sur lui de vous accorder des choses que moi-même je vous refuserais, comme à l’école les enfants s’adressent au pion qui leur donne ce que le maître d’école leur refuserait peut-être. Vous savez bien que moi aussi je ne vous abandonnerai jamais ».

Ces phrases sont issues de  trois sources n’indiquant pas la même date pour ces dernières interventions de Monsieur Philippe dans les séances au 35 rue Tete d’or à Lyon. Ces données les situent en février 1903, en aout 1903, en novembre 1903 voire aout 1904, quand ce n’est pas fin 1904.

Ces données ne peuvent être comme la bibliographie, qu’exhaustives …Si vous avez vous-même des éléments permettant de l’enrichir, n’hésitez pas en commentaires.

Philippe de Lyon les lecteurs dans l’erreur depuis 1905

lecteurs dans l'erreur site Maitre philippe de lyonLes lecteurs des livres sur Maître Philippe de Lyon, sont dans l’erreur depuis 1905….
Cette publication, en date du 3 mai 2015, est issue, à quelques mots près, depuis un commentaire, du 31 janvier 2015, véritable coup de poing, établit notamment suite aux nombreux reproches reçus par ce site, mais aussi suite à une publication dans une revue, sans oublier un grand nombre de malversations et de malhonnêtetés, dénotant des attitudes d’une veulerie sans limites…

Ce site, à sa création n’avait d’autre motivation que de publier des phrases, des citations, ou méditer sur des paroles. Certes, naïvement, mais telle était l’intention. Cela se lit dès le premier article: avoir un ange gardien
Ce n’était pas méchant.
Pourtant il a reçu des menaces et des critiques, qu’il reçoit encore aujourd’hui. Pourquoi? parce qu’il est question de Monsieur Philippe.
Un site internet, si si, sur lequel vous lisez ces mots, avec en plus la possibilité de participer, ose parler, ose évoquer une telle personnalité……
Or, personne, enfin presque, ne devrait parler sur le sujet de Philippe de Lyon…
Les critiques émanent, qui plus est, de personnes, d’associations ou de groupes, ayant un site évoquant très clairement le Maitre Philippe… ! Seulement ces sites peuvent, ils prônent la discrétion, mais eux ont le droit, on ne sait pas à quel titre d’ailleurs, mais ils ont le droit de parler de Philippe… En plus, ils publient ce qui est affiché dans les livres…!!! ….lire les articles depuis novembre 2013 pour comprendre cette allusion
Aujourd’hui, ces critiques sont reçues avec le recul provoqué par les publications des mois qui viennent de s’écouler.

Malgré les articles, les preuves, les sources citées clairement et affichées tout aussi visiblement, ce site fait encore en effet aujourd’hui, l’objet de sarcasmes, de la part de ces mêmes personnes, qui avec un manque de tact des plus notable, mélangent ce site, à nombre de publications, de toutes natures.

Les auteurs de ces quolibets n’ont manifestement pas compris comment fonctionne internet.
Merci à cette récente publication dans une revue, qui a permis des visites à des personnes qui ont pu venir sur place, se rendre compte du sérieux des écrits et des recherches.

Au fait, avant que j’oublie….Ce site n’est pas un forum et n’en a jamais été un. C’est un blog, dans le seul sens où il permet une interactivité, donc une participation de la part des visiteurs.
Mon expérience d’internet, dix ans, en 2012, de sites et blogs, m’a poussée tout à fait logiquement à proposer des participations sur des méditations autour des paroles de Philippe de Lyon.
Quoi de plus naturel?
Dans ces mêmes propos irrespectueux du travail accomplit, il a été aussi mélangé à des pages Facebook…..Or ce site a certes, une page Facebook… comment est possible ce sacrilège??? Philippe de Lyon sur Facebook??? je fais un gros effort pour rester correcte…. vous voyez ce que je veux dire…. qui ne publie que dans le plus grand respect de Monsieur Philippe, le plus souvent, les articles qui viennent d’être publiés sur ce site.
Il n’y a aucune raison que la page se dénote du contenu du site. Il serait un minimum correct de ne pas mélanger là aussi avec les autres pages, qui publient ce qu’elles veulent, et dont le contenu n’a rien à voir tant avec la page qu’avec ce site.

Ce site lui n’a rien demandé, n’a rien cherché. Je crois que cela se lit dès les premiers articles.

Or, sans avoir rien à chercher, les éléments sont venus, petits à petits, les lectures, plus les relectures des livres ont amené à réaliser que bien des choses sur Monsieur Philippe ne pouvaient pas s’être déroulées, comme elles s’affichaient pourtant sur nombre de livres.

Le site a alors démontré, à longueur d’articles et de commentaires, à quel point, les lectures un peu sérieuses des ouvrages montrent des données et des faits, qui ont été manipulés à un moment ou à un autre.
Qui a fait quoi, qui a participé, qui a ajouté, a enlevé……On ne sait pas, et presque peu importe, tant l’ensemble fait ressortir d’invraisemblances.

Avant même de regarder les recensements et les documents d’état civil, bien des données, au moins, ne tiennent pas la route.
Cela a aussi été dit en commentaires ; sans oublier qu’il a été fait allusion à bien des manipulations

Il est dommageable, voire déplorable, de laisser les lecteurs d’un livre notamment, devenu une véritable bible pour bien des personnes, dans une telle erreur.
C’est malencontreusement en plus, de loin le livre le plus lu…..Il dit n’importe quoi, mais personne ne s’en est rendu compte, et c’est le plus lu ; une véritable Bible vous dis-je!
Certaines pourtant, sont dans une quête légitime de paroles pouvant les aider. Pas besoin de le nommer plus que les autres, alors qu’il a été démontré ici qu’il est truffé des mêmes désinformations que les autres……
D’ailleurs, certaines personnes n’ont de connaissance de Philippe de Lyon, que par cet ouvrage. Peut être même, ont-ils lu qu’il y en avait pour des siècles de lectures et de travail à le découvrir….On peut avancer qu’il vaudrait même mieux ne pas insister….Puisqu’à peu près rien ne tient la route.

Prendre de la distance, une très grande distance avec ces écrits est indispensable. Ce site n’en avait pas l’intention, comme je viens de le préciser, mais les faits sont ainsi présentés, que les articles et les commentaires ont pu prouver les dysfonctionnements et les manipulations évidentes de certaines données.

Les découvertes, les articles, les enquêtes, les analyses n’empêchent nullement de respecter Monsieur Philippe, comme de respecter celui ou celle qui voudrait le découvrir.
Aujourd’hui, quand je reçois une demande de conseils pour un livre……je mets d’énormes distances, et je considère que ce n’est pas normal du tout. Je ne peux pas conseiller un livre….L’un des derniers qui a beaucoup de paroles, contient aussi un règlement de comptes. Le tout sur le dos de Maitre Philippe.

Ce thaumaturge a commis des guérisons exceptionnelles, nous n’en doutons pas. Mais la façon dont les humains ont traité le sujet, à travers des manipulations, des actes ineptes, devient choquante.
Nous lisons dans un passage d’un livre, que l’hôte du narrateur déplore une mauvaise interprétation entraînant une mauvaise compréhension et diffusion d’un passage de la Bible. On peut avancer aujourd’hui, qu’il en est de même pour tout ce qui touche à Monsieur Philippe.

Même les documents, comme ceux réunis au fond Encausse, de la Bibliothèque Municipale de Lyon ont été emportés par les consultants…Il n’en reste presque rien aujourd’hui. Quel écœurant constat. Il n’est alors pas difficile de dire que l’on détient des secrets….Quel choquant bilan. Quelle indignation sur le dos de Nizier Anthelme Philippe.

Il n’est pas impossible que ce commentaire devienne un article, c’est chose faite sur cette publication, tant certaines attitudes ont dépassé les bornes, aussi bien pour l’irrespect évident marqué envers ce site, que pour les lecteurs des livres.

Sans oublier le cambriolage d’une immense bibliothèque, très connue dans les milieux, dits autorisés, contenant notamment un grand nombre de données sur Monsieur Philippe, dont beaucoup des plus importants volumes se sont quand même, malgré cette origine malhonnête, retrouvés dans des ventes aux enchères, aussi bien sur internet, que dans de grandes maisons spécialisées. l’origine de chaque ouvrage est connue, mais cela n’a pas empêché

J’espère que se lit ici une immense déception quant à un tel tableau.
L’admiration pour les faits et paroles de Philippe de Lyon est restée intacte.
Cette mise au point, n’en doutez pas, ne sera pas la dernière.
Attention donc à toute publication, sur quelque support que ce soit.
L’évolution de ce site, comme celle des enquêtes donne à penser que les différents composants de cette aventure sont sur la bonne Voie.
Je confirme aussi que ce site n’a aucune vocation publicitaire que ce soit, envers quelque produit ou support que ce soit.
La neutralité défendue dans les articles et commentaires permet de ne plus nécessairement évoquer de titres de livres en particulier, et encore moins d’auteurs.

En 2020, à ces attitudes scandaleuses, s’ajoutent, ces dernières années, les découvertes de videos et d’interviews, par des conférencier.e.s racontant n’importe quoi, comme sur tous les sujets qu’ils s’autorisent, à aborder, sans aucune étude sérieuse, sans aucuns source, sans aucun respect des auditeurs, sur le dos de Philippe de Lyon devenu une marque, servant de support publicitaire pour des gens incapables de diffuser des données sérieuses. Ces malhonnêtetés sont allées jusqu’à récupérer des images de ce site, à les recadrer n’importe comment, et les incruster dans ces ramassis d’erreurs. Est-il utile de rappeler que tous les intervenants et interviewers sont responsables de diffuser, de propager n’importe quoi…. Quelles responsabilités prises ! D’autant plus déplorable, qu’ils sont très suivis, par des personnes admiratives !

Philippe de Lyon appelé Maitre Philippe de son vivant

philippedelyon.fr Mr Philippe appelé Maitre Philippe de son vivant portrait Philippe de LyonMaitre Philippe de Lyon n’a jamais été appelé « Maitre » de son vivant par ses disciples, et pas uniquement par ces derniers comme nous allons le voir, mais aussi par une partie des personnes l’ayant approché.

Certes ici-même, dans les premières publications, nous avons avancé que jamais Monsieur Philippe n’avait été appelé Maitre durant son existence.
Eh bien c’est tout à fait inexact.

Ce site a débuté en ayant lu les premiers livres, mais pas si attentivement que cela manifestement. Nous trouvons en effet un certain nombre d’éléments qui ne peuvent prêter à confusion sur ce sujet en particulier.
Pour une fois que nous avons à notre disposition, une donnée dont tous les éléments nous apportent la preuve de l’authenticité, nous aurions tort de bouder notre plaisir.

Pour énoncer une des définitions émises par plusieurs éminents hermétistes, nous choisissons de débuter en citant Papus, dont certains extraits de la conférence de juin 1912, consacrée à son approche du terme de « Maitre », sont publiés par l’auteur d’un des premiers livres consacrés à Philippe de Lyon. Nous trouvons dans ces quelques mots, un aperçu de ce que représente le Maitre spirituel, rapportés par le fils de Gérard Encausse, Philippe Encausse:

« Le Maître proprement dit, celui qui, seul, a véritablement droit à ce titre celui qui est chargé d’évoluer les facultés spirituelles de l’humanité, qui fait appel à des forces que bien peu comprennent et dont la puissance est extraordinaire. C’est le Maître spirituel, selon l’expression même de Papus, celui qui a été nommé le Maître inconnu par Marc Haven dans son très bel ouvrage consacré à « Cagliostro » et l’Homme libre par Paul Sédir dans ses émouvants commentaires sur l’Evangile. C’est de lui que Sédir a dit dans une de ses conférences : Mais lorsque le Maître paraît, c’est comme un soleil qui se lève dans le coeur du disciple ; tous les nuages s’évanouissent ; toutes les gangues se désagrègent ; une clarté nouvelle s’épand, semble-t-il, sur le monde ; l’on oublie amertumes désespoirs et anxiétés ; le pauvre coeur si las s’élance vers les radieux paysages entrevus, sur lesquels la paisible splendeur de l’éternité déploie ses gloires ; plus rien de terne n’assombrit la nature ; tout enfin s’accorde dans l’admiration, l’adoration et l’amour. »

et, dans le même temps, toujours dans le même propos…:

Il est dangereux de se laisser appeler « Maître », parce que, outre l’évocation des êtres d’orgueil qui veillent autour de nous, cela donne à celui qui accepte ce titre la responsabilité de toutes les fautes commises par ses soi-disant disciples

Ainsi votre serviteur, qui n’est réellement qu’un pauvre soldat dans cette armée n’ayant même pas pu y obtenir les galons de caporal, est désagréablement impressionné chaque fois qu’on lui envoie par le nez le titre de « Maître »

Je me console en me figurant que je fais un voyage en Italie. Dans ce charmant pays, on vous donne un titre nobiliaire selon la valeur du pourboire que vous distribuez aux employés (les trains ; pour 50 centimes, vous êtes chevalier : pour 1 franc, vous êtes duc ou excellence ; et pour 5 francs, vous êtes au moins prince. Le nombre de Maîtres qui sont maîtres, comme le voyageur en Italie est prince, est tellement grand sur terre, surtout dans les centres intellectuels, que le véritable Maître a raison de rester inconnu. »
Nous pourrions presque attribuer ces dernières phrases à Monsieur Philippe…..

philippedelyon.fr appelé Maitre de son vivant portrait PapusCette présentation, qui ne sera peut-être prononcée qu’une seule fois, à l’occasion d’un discours, en 1912, donc bien après le décès de M.Philippe, en 1905, ne laisse cependant pas de doutes sur une des nombreuses expressions de la part de Gérard Encausse pour évoquer la personnalité de Nizier Anthelme Philippe, pour lequel il n’a eu de cesse de manifester son admiration. Comme nous allons le voir, ce « Balzac de l’occultisme », comme plusieurs autres témoins et disciples, n’a pas attendu le décès de celui que nous pouvons désigner alors comme le Maitre Philippe, pour exprimer à quel point les pouvoirs manifestés par ce thaumaturge, ne pouvaient que faire l’objet de cette appellation.
Ce point de vue, peut nous permettre de mieux appréhender pourquoi nous pouvons trouver plusieurs passages relatifs aux appellations données à Monsieur Philippe, dont une du Dr Encausse lui-même.
Nous allons en effet voir que le terme de « Maitre » parvient plusieurs fois, du moins, pour ce qui nous est parvenu, dans les livres…Comme nous allons le lire, tant aux oreilles, qu’aux yeux de Monsieur Philippe.
Nous en trouvons même trace dans le discours d’ouverture de l’école de magnétisme de Lyon, en 1895.

A commencer par le sonnet récité à l’occasion de sa fete, objet d’un des derniers articles, mais que nous reprenons sur ces lignes:

Cher Bienfaiteur, mon Ange gardien m’a dit :
Va mon enfant chéri, va toi le plus petit
Parler bien doucement, comme dans ta prière,
A l’apôtre Divin que Dieu mit sur la terre.

Au nom de tous, dis-lui que le sien est béni,
Que notre coeur lui donne un amour infini ;
Dis-lui que sa grande âme, enfant nous est bien chère,
Qu’il est notre Sauveur, notre bienveillant père.

Pour célébrer sa douce et sainte fête,
Ouvre ton coeur, joins les mains, sois poète,
Dis, pour nous tous, en accents très émus :
O Maître aimé votre beau front rayonne,

D’une éclatante et céleste couronne,
Auréole d’Amour faite de vos vertus.

En suivant, nous avons, du premier de ses disciples, la lettre de Jean Chapas adressée à Maitre Philippe,

site Maitre Philippe de Lyon Jean-Chapas-www.philippedelyon.frJe reconnais parfaitement que de tous les maux que j’ai, je mériterais beaucoup plus.
Je voudrais mieux faire ; chaque fois que je me suis promis cela, je n’ai pas tenu. Je vous demande, mon cher Maitre, votre aide et votre protection pour améliorer ce mal qui est en moi. C’est l’orgueil, la paresse, la gourmandise, ainsi que les autres péchés capitaux.
Je voudrais faire ce que vous nous demandez, cher Maitre ayez pitié de ma faiblesse.
S’il me faut des adversités pour que mon coeur soit meilleur, ne m’épargnez pas, car je voudrais si c’est possible, être au nombre de vos soldats..

Je me reconnais indigne de tout cela, même de vous demander, car je me rends compte que tout en moi ne vaut rien. Je me fais honte tellement je reconnais que je vaux peu de chose.
J’espère, mon Cher Maitre, que vous exaucerez mes demandes, dans la mesure du possible.
Votre serviteur

comme une autre lettre adressée elle par Gérard Encausse, Papus, également à Maitre Philippe, que nous reproduisons ici:

Cher et bon Maitre,

J’ai reçu votre lettre et vous en remercie, car c’est toujours une joie de voir votre écriture si désirée. ce que vous me dites est trop juste pour que je ne vous assure pas de mon obéissance immédiate. Je vous en ai parlé lors de notre entrvue à Lyon et vous ne m’avez pas fait d’objection à ce moment. Vous m’avez fait connaitre et aimer le Christ
De cela, je vous suis éternellement reconnaissant et je n’ai pas pu m’empêcher de prononcer le nom de l’Ami, en parlant du Grand Berger.
Si j’ai fait ainsi appel à votre autorité, c’est que depuis plusieurs années et en ce moment encore nous nous battons contre un mouvement anti-chrétien très solidement organisé.
Ce mouvement se fait par des revues et par des livres et c’est sur ce meme terrain que je m’efforce de combattre, bien qu’étant très certainement plus pêcheur et plus orgueilleux que mes frères qui attaquent le Christ.
Mais du moins, je m’efforce de faire aimer les évangiles et leur auteur.
Mr Philippe appelé Maitre Philippe de son vivantLe ciel m’est témoin qu’en Russie, je vous ai fais aimer sans vous nommer et que c’est l’indiscrétion d’un Martiniste qui a fait connaitre votre nom aux puissants de là-bas.

Ils l’ont chèrement payé, puisque les petits ont perdu votre visite et qu’ils ne vous ont plus jamais vu du jour où vous avez été appelé par le palais. Chaque fois que je suis passé quelque part, on vous a aimé et honoré ; chaque fois qu’on est venu vers vous à la suite de mon enthousiasme, on vous a un peu compris et plus aimé.
Je ne vous cacherai pas que, chaque fois aussi, on s’est détourné de moi et on m’a mis en accusation. Que m’importe puisque votre amitié me reste.
Je viens encore à vous, cher maitre, et je vous demande de ne pas laisser ceux qui se battent pour les idées que vous leur avez appris à aimer. Ne nous abandonnez pas si nous sommes pécheurs ou orgueilleux et soyez toujours notre bon Philippe, comme je voudrais etre toujours,
Votre bien dévoué petit fermier

Gérard Encausse

Toutes ces lettres sont publiées dans des ouvrages référencés dans la bibliographie

On peut découvrir bien d’autres données, comme tout ce qui est étudié ici, en lisant attentivement les publications de toutes sortes. Il est cependant indispensable de ne rien prendre à la lettre.

Nous trouvons des propos tenus également dans le cadre des séances:
…. »Vous me demandez ma protection ; mais je ne peux pas plus que vous protéger personne. Vous venez ici, vous êtes soulagés. Les uns viennent pour maladie, les autres pour des peines morales, mais tous vous demandez du soulagement. Vous restez quelques heures dans de bons sentiments avec l’esprit vers le bien. (26-5-1903)
Quelquefois vous vous dites : N’allons pas là malgré tout vous êtes poussés à y venir. Ce sont vos anges gardiens qui vous poussent ; et ne trouvez-vous pas qu’en sortant d’ici vous êtes allégés, que vous vous sentez plus forts ? (27-11-1894)
Vous serez tous un peu soulagés, mais il faut me promettre d’être sages. Savez-vous ce qu’il faut faire pour cela ; Simplement ne pas dire du mal de son prochain.
Ah ! si, je vous permets d’en dire mais en sa présence ; (12-7-1897)
Tout ce que je vous ai dit et que je vous dis, je l’ai prouvé, car Celui qui m’a envoyé m’a donné le pouvoir de vous présenter des preuves. Y en a-t-il qui puissent dire que je n’ai pas prouvé tout ce j’ai dit ; On lui répondit : « Maître, vous avez tout ce que vous avez dit
»….

Ou dans un récit narré par un des témoins. L’anecdote est ici entière pour comprendre le contexte des propos:
Un épicier, installé dans un quartier populeux et vendant à crédit, vint trouver. Philippe qu’il connaissait déjà et lui dit que son fils, pour qui il avait cependant demandé, malade de la diphtérie, venait de mourir.
– Eh bien ; lui fut-il répondu, je serai chez toi tout à l’heure.
Arrivé à la maison de l’épicier, M. Philippe demanda à celui-ci :
– Y a-t-il beaucoup de gens qui te doivent de l’argent ;
– Oui, tenez, de tous les clients inscrits sur ce gros cahier, c’est à peine si j’ai reçu quelques acomptes.
– Exiges-tu le paiement de toutes ces dettes ?
– Non, et même je vais le mettre au feu.
Et il jeta le cahier dans la cheminée où flambait un bon feu.
Le Maître entra dans la chambre du mort où se trouvaient déjà des personnes venues pour prier auprès de lui.
– As-tu déjà demandé au médecin de constater le décès ;
– Non, je suis allé d’abord chez vous.
Alors le Maître appela le jeune homme par son prénom, et le rendit vivant à son père. Puis il recommanda aux assistants de ne rien raconter de ce qu’ils avaient vu,
« parce que, dit-il, il est défendu de faire des miracles ».
Un jeune homme nommé Fier, qui avait un goître, avait ait demander par M.Laurent sa guérison au Maître.
– A quoi bon, dans un an il doit partir de l’autre côté.
Après cette réponse catégorique, dit M. Laurent, j’osai insister en lui disant :
« Malgré tout je vous en supplie, ô Maître, daignez guérir Fier de son goître ».
Quelques jours plus tard, je vis Fier venir à moi et me remercier d’avoir obtenu sa guérison. Je lui fis remarquer que le Maître seul devait être remercié.
Un an plus tard, le Maître me dit : « Fier est bien malade ; veuillez aller voir si sa mère a quelque besoin ».
Je me rendis auprès de Fier qui était au plus mal. Sa mère en pleurs me dit :
« Vous voyez ma triste situation ; non seulement mon père que vous voyez malade est au lit depuis longtemps, mais mon fils est à ses derniers moments. Cette nuit je vais sans doute me trouver toute seule et j’appréhende de le voir mourir ».
Je fis tous mes efforts pour réconforter cette pauvre mère et, au moment où je lui disais que le Maître m’envoyait à elle, le Maître entrait et, s’approchant du lit de Fier, il dit après quelques secondes de silence :
« Fier, regarde ».
Et, élevant la main il lui désigna un endroit.
– Vois-tu ce que je te montre ?
– Oh ; que c’est beau ;
– C’est beau ; c’est là que tu vas aller. N’oublie pas, lorsque tu seras là, ceux que tu laisses ici-bas.
Puis, après quelques secondes, le Maître dit au jeune homme : « Fier, rends-moi ton âme ».
A ce moment, Fier, dont un sourire baignait les lèvres, poussa un profond soupir et rendit son âme à celui qui la lui demandait.
Mme Boudarel, Mlle Félicie, ainsi que la mère de Fier étaient présentes
.

Comment affirmer dans ce contexte que Philippe de Lyon n’a jamais été appelé Maitre, et pas uniquement par ses disciples, de son vivant?
Nous n’avons par contre, pas connaissance d’éléments pouvant induire qu’il ait demandé d’être appelé Maitre. Cependant, si l’on prend en compte les propos rapportés sous diverses formes quant à l’humilité, comme le « statut » qu’il s’est donné lui-même de « Chien du berger« , il nous semblerait contradictoire d’envisager cette possibilité.

Pour conclure, nous reprendrons une phrase empruntée à Mme Jouffroy Grandjean nous donnant alors une belle illustration de l’appellation de « Maitre Philippe »:

« …Dire Maitre Philipe, c’est reconnaitre la force que Dieu mettait en lui, pour lui permettre de réaliser son destin, sa vocation »

Ne semble-t’il donc pas légitime que Monsieur Philippe ait entendu ou lu ce qualificatif de son vivant?

Philippe de Lyon Un Inconnu par son gendre Emmanuel Lalande

Marc Haven Emmanuel Lalande Portrait de Maitre philippedelyon.frEmmanuel Lalande, dresse ici un portrait du père de son épouse Victoire, dont il est lui-même si proche, Monsieur Philippe.

Pour ce portrait de Philippe de Lyon, le Dr Lalande, semble brosser entre les lignes de son ouvrage, Le Maitre Inconnu Cagliostro, les traits d’un autre authentique Maitre qu’est à ses yeux, Nizier Anthelme Philippe, son beau-père…
Ce site s’est permis cet emprunt parce qu’il ne serait pas concevable de laisser de côté ce témoignage.

En suivant, nous retrouvons des éléments d’une lettre évoquant également Monsieur Philippe, toujours sous la plume d’Emmanuel Lalande, mais rapportés par sa seconde épouse, Marie Lalande, utilisant aussi le pseudonyme Zohra, née Olga Chestakov.

Voici donc ce qui constitue l’épilogue du livre cité plus haut, le Maitre Inconnu:

« Qu’importaient à ses disciples les heures de sommeil de Cagliostro ? Qu’importent à l’histoire les journées muettes de son enfance ?

Il paraît séchant les pleurs, relevant les blessés de la vie, donnant au voyageur égaré la force et le courage de marcher jusqu’au jour, semant dans les ténèbres la joie et la beauté, illuminant des cieux héroïques, glorieux échanson du breuvage d’immortalité. Voilà ce qui importe à l’humanité, ce dont la terre se souvient; ce sont là les diamants que la terre enfouissait précieusement en soit sein et qui marqueront éternellement chacun des actes de sa vie. Ces lettres de lumière, on peut les lire; ces voix de la terre, on peut les entendre, elles parlent de, lui. Si nos yeux sont bien troubles encore et nos oreilles bien inexpertes pour en recevoir le témoignage, du moins n’est-ce pas à des phrases de gazetiers, à des rapports de policiers que nous demanderons son nom, ses titres et sa race. C’est Cagliostro lui-même qui nous les dira; faisons passer devant nous les tableaux de cette existence merveilleuse, que nous avons essayé de rétablir dans leur véritable lumière, ces dix années d’enseignement, de bienfaisance et de martyr; évoquons ces foules à genoux, ces grands de la terre, si petits devant lui; revoyons cet être, aussi sublime dans l’amour que dans la sagesse, et, à la clarté de cette vision lumineuse, reprenons les pages, si odieusement ridiculisées, où Cagliostro nous a parlé de lui (2). Voici ce que nous y lirons :

Je ne suis d’aucune époque ni d’aucun lieu ; en dehors du temps et de l’espace, mon être spirituel vit son éternelle existence, et, si je plonge dans ma pensée en remontant le cours des âges, si j’étends mon esprit vers un mode d’existence éloigné de celui que vous percevez je deviens celui que je désire. Participant consciemment à l’être absolu, je règle mon action selon le milieu qui m’entoure. Mon nom est celui de ma fonction et je le choisis, ainsi que ma fonction, parce que je suis libre ; mon pays est celui où je fixe momentanément mes pas. Datez-vous d’hier, si vous le voulez, en vous rehaussant d’années vécues par des ancêtres qui vous furent étrangers ; ou de demain, par l’orgueil illusoire d’une grandeur qui ne sera peut-être jamais la vôtre ; moi je suis celui qui est.

Je n’ai qu’un père : différentes circonstances de ma vie m’ont fait soupçonner à ce sujet de grandes et émouvantes vérités ; mais les mystères de cette origine, et les rapports qui m’unissent à ce père inconnu, sont et restent mes secrets ; que ceux qui seront appelés à les deviner, à les entrevoir, comme je l’ai fait, me comprennent et m’approuvent. Quant eu lieu, à l’heure, où mon corps matériel, il y a quelque quarante ans, se forma sur cette terre ; quant à la famille que j’ai choisie pour cela, je veux l’ignorer ; je ne veux pas me souvenir du passé pour ne pas augmenter les responsabilités déjà lourdes de ceux qui m’ont connu, car il est écrit : « Tu ne feras pas tomber l’aveugle ».

Je ne suis pas né de la chair, ni de la volonté de l’homme : je suis né de l’esprit. Mon nom, celui qui est à moi et de moi, celui que j’ai choisi pour paraître au milieu de vous, voilà celui que je réclame.

Celui dont on m’appela à ma naissance, celui qu’on m’a donné dans ma jeunesse, ceux sous lesquels, en d’autre temps et lieux, je fus connu, je les ai laissés, comme j’aurais laissé des vêtements démodés et désormais inutiles.

Marc Haven Emmanuel Lalande Portrait de Maitre philippedelyon.frMe voici : je suis noble et voyageur ; je parle, et votre âme frémit en reconnaissant d’anciennes paroles ; une voix, qui est en vous, et qui s’était tue depuis bien longtemps, réponds à l’appel de la mienne ; j’agis, et la paix revient en vos coeurs, la santé dans vos corps, l’espoir et le courage dans vos âmes. Tous les hommes sont mes frères ; tous les pays me sont chers ; je les parcours pour que, partout, l’Esprit puisse descendre et trouver un chemin vers vous. Je ne demande aux rois, dont je respecte la puissance, que l’hospitalité sur leurs terres, et, lorsqu’elle m’est accordée, je passe, faisant autour de moi le plus de bien possible ; mais je ne fais que passer.
Suis-je un noble voyageur ?

Comme le vent du Sud (3), comme l’éclatante lumière du Midi qui caractérise la pleine connaissance des choses et la communion active avec Dieu, je viens vers le Nord, vers la brume et le froid, abandonnant partout à mon passage quelques parcelles de moi-même, me dépensant, me diminuant à chaque station, mais vous laissant un peu de clarté, un peu de chaleur, un peu de force, jusqu’à ce que je sois enfin arrêté et fixé définitivement au terme de ma carrière, à l’heure où la rose fleurira sur la croix. Je suis Cagliostro.

Pourquoi vous faut-il quelque chose de plus ? Si vous étiez des enfants de Dieu, si votre âme n’était pas si vaine et si curieuse, vous auriez déjà compris !

Mais il vous faut des détails, des signes et des paraboles ; or, écoutez ! remontons bien loin dans le passé, puisque vous le voulez.

Toute lumière vient de l’Orient ; toute initiation de l’Égypte ; j’ai eu trois ans comme vous, puis sept ans, puis l’âge d’homme, et à partir de cet âge, je n’ai plus compté. Trois septénaires d’années font vingt et un ans et réalisent la plénitude du développement humain. Dans ma première enfance, sous la loi de rigueur et de justice (4) j’ai souffert en exil, comme Israël parmi les nations étrangères. Mais comme Israël avait avec lui la présence de Dieu, comme un Métatron le gardait en ses chemins, de même un ange puissant veillait sur moi, dirigeait mes actes, éclairait mon âme, développant les forces latentes en moi.(5) Lui était mon maître et mon guide.

Ma raison se formait et se précisait ; je m’interrogeais, je m’étudiais et je prenais conscience de tout ce qui m’entourait. J’ai fait des voyages, plusieurs voyages tant autour de la chambre de mes réflexions que dans les temples et dans les quatre parties du monde ; mais lorsque je voulais pénétrer l’origine de mon être et monter vers DIEU dans un élan de mon âme, alors, ma raison impuissante se taisait et me laissait livré à mes conjectures.

Un amour qui m’attirait vers toute créature d’une façon impulsive, une ambition irrésistible, un sentiment profond de mes droits à toute chose de la terre au ciel, me poussaient et me jetaient vers la vie, et l’expérience progressive de mes forces, de leur sphère d’action, de leur jeu et de leurs limites, fut la lutte que j’eus à soutenir contre les puissances du monde (6) ; je fus abandonné et tenté dans le désert ; j’ai lutté avec l’ange comme Jacob, avec les hommes et avec les démons, et ceux-ci, vaincus, m’ont appris les secrets qui concernent l’empire des ténèbres pour que je ne puisse jamais m’égarer dans aucune des routes d’où l’on ne revient pas.

Un jour ? après combien de voyages et d’années ! ? le Ciel exauça mes efforts ; il se souvint de son serviteur et revêtu d’habits nuptiaux j’eus la grâce d’être admis, comme Moïse devant l’Éternel.(7)Dès lors je reçus, avec un nom nouveau, une mission unique.

Libre et maître de la vie, je ne songeai plus qu’à l’employer pour l’oeuvre de Dieu. Je savais qu’Il confirmerait mes actes et mes paroles, comme je confirmerais son nom et son royaume sur la terre. Il y a des êtres qui n’ont plus d’anges gardiens (8); je fus de ceux-là.

Voilà mon enfance, ma jeunesse, telle que votre esprit inquiet et désireux de mots la réclame ; mais qu’elle ait duré plus ou moins d’années, qu’elle se soit écoulée au pays de vos pères ou dans d’autres contrées qu’importe à vous ? Ne suis-je pas un homme libre ? Jugez mes moeurs, c’est-à-dire mes actions, dites si elles sont bonnes, dites si vous en avez vu de plus puissantes, et dès lors, ne vous occupez pas de ma nationalité, de mon rang et de ma religion.

Si poursuivant le cours heureux de ses voyages quelqu’un d’entre vous aborde un jour à ces terres d’Orient qui m’ont vu naître, qu’il se souvienne seulement de moi, qu’il prononce mon nom, et les serviteurs de mon père ouvriront devant lui les portes de la ville sainte. Alors qu’il revienne dire à ses frères si j’ai abusé parmi vous d’un prestige mensonger, si j’ai pris dans vos demeures quelque chose qui ne m’appartenait pas!

1) Epilogue du livre « Le Maitre Inconnu, Cagliostro » p.281 à 284 paru aux éditions Pythagore en 1932, cité dans la bibliographie
2) Mémoire pour le comte de cagliostro accusé contre 1e Procureur général. S.L. (Paris), 1786. in-16, – page 12 sqq,
3) Cagliostro, d’après deux racines Italiennes, peut s’interpréter : le vent du Sud qui se fixe, qui adoucit et tempère.
4) Médine. Loc.cit. p.12
5) Althotas. Loc.cit. p.13
6) Trébizonde. Loc.cit. p.16
7) La Mecque. Loc.cit. p.19
8) Mort d’Althotas. Loc.cit. p.19

Dans cette seconde partie, nous retrouvons des éléments qui selon les faits rapportés par Marie Lalande, sa seconde épouse, seraient issus d’un courrier envoyé par Emmanuel Lalande, à un ami :

 » Il était, Lui, tellement différent de nous, tellement grand en connaissance, si libre, que nulles de nos mesures ne s’adaptaient à Lui. Logique, morale, sentiment de la famille, tout cela n’était pas pour Lui ce que c’est pour nous, puisque la vie entière se présentait à Lui avec le passé et l’avenir liés ensemble en un seul tout spirituel dont Il savait la nature, l’essence, les raisons, les lois ; dont Il possédait les rouages. Parler de Lui ? Mais il faudrait déjà avoir pu pendant des jours parler avec celui à qui on voudrait exprimer sa pensée, de tout ce qui nous entoure, matière et force, pensée et sensation, et être arrivé à une conception parfaite, identique, tous deux, de tout l’Univers et de nous. Après, il faudrait que celui qui écoute, arrivât à se représenter, à sentir surtout – car le centre de tout en nous, c’est le coeur et non pas la raison – la réalité, la vérité d’un être tel que Lui, non comme possible, mais comme nécessaire. Et alors celui qui parlerait de Lui pourrait être compris, peut-être ! »

« … Et puis je vous l’ai dit aussi, l’enseignement de M. Philippe se résumait à peu, bien peu de choses. Un seul point d’où tout dépend : la modification de soi-même, la forge, le modelage, la trempe du moi, jusqu’à ce qu’il ne soit plus que néant comme égoïsme, qu’amour, qu’acte de bonté pour autrui. Parce que sans cela tout est nécessairement faux, appelé à la mort, science comme vertus, actes comme théories ou pensées, vie ou bonheur, tout ! Et qu’avec cela tout est donné, progrès, harmonie, pouvoir, bonheur et possibilité de faire des heureux, et connaissance progressive de tout, du monde, des hommes et de Dieu.

« Je vous jure que c’est tout et que M. Philippe n’a enseigné ni pratiqué rien d’autre. Mais comme Lui était déjà haut sur cette route, si haut que nous ne pouvons pas dire s’il était aux trois-quarts du sommet ou par-delà le sommet, puisque nous sommes en bas. Il avait, Lui, cette connaissance, ce pouvoir dont je vous parle plus haut et dont notre désir rêve, et il donnait par ses bienfaits, cures morales et physiques, actes de science ou de miracle (c’est-à-dire sur-science pour nous) des preuves que son enseignement était vrai. » Docteur Lalande : Marc Haven.

Précision 2021 : L’orthographe du nom de la deuxième épouse d’Emmanuel Lalande, Chestakov trouve des variantes selon les usages : Chestakov, sur certains documents officiels, Chestakoff, dans les livres, et Chestakow, sur d’autres papiers officiels et sur la tombe de sa mère….

Jésus Christ et Philippe de Lyon Maitre ascensionné

Maitre Philippe maitre ascensionné philippedelyon.frMaitre Philippe de Lyon se retrouve au milieu des maitres ascensionnés!
Le choc est grand de découvrir que Nizier Anthelme Philippe se trouve catalogué dans les impressionnants messages reçus par les canalisations du nouveau genre.

Une pointe d’explication: On peut poser en effet la question: qu’est ce qu’un maitre ascensionné?
Un maitre dit ascensionné, serait, selon les lectures, une personnalité, dont les actes de dévouements sur terre ont été tels, qu’à leur décès, ils ont ascensionnés, pour rejoindre leur origine divine.

Il nous vient une question, peut-être innocente, mais que nous poserons quand même :
Comment savons-nous que ces personnalités ont ascensionné, comment savons-nous leur origine divine? Comment savons-nous ce qui s’est passé, dès leur décès?

Parce que l’humain, quelque soit son âge, a un besoin irrépressible d’être guidé. Peut-on rêver mieux que d’un maitre ascensionné, pour tenir ce rôle ?
Alors même que nous ne connaissons pas notre propre degré d’évolution, comme peut-on avancer qu’un être humain peut être un maitre ascensionné?
Quelque soit le nom donné à ces propos rapportés d’on ne sait quelle sphère, force est de constater cette récupération à grande échelle. Avec bien d’autres tels Padre Pio ou Jean Marie Vianney, le curé d’Ars, pour ne citer que ceux déjà évoqués précédemment sur le site, mais pas forcément pour les mêmes raisons.
Padre Pio-Francesco Forgione site Maitre Philippe de Lyon Bien des mouvements ou des personnages avançant des prétentions tous azimuts ont franchi un certain nombre de limites, qui pour vendre, qui pour propager des idées dont l’origine est plus qu’incertaine.
Leurs références ne se limitent pas à Maitre Philippe, mais couvrent un horizon plutôt large. Sont ainsi récupérés par exemple, Mahatma Gandhi, Peter Deunov, Omraam Mikhaël Aïvanhov, l’Abbé Pierre, Jean Paul II, ou même Martin Luther King, pour n’en citer que quelques uns….Nous allions oublier Mère Thérésa et Nelson Mandela!

Nous avions déjà évoqué le Padre dans une référence précédente, à l’occasion d’une marque déposée, puisqu’il a été, aux côtés de Nizier Anthelme Philippe, embrigadé dans des créations de cosmétiques et autres onguents aux vertus exceptionnelles puisque diffusant rien moins que des pouvoirs de guérisons miraculeuses. Leurs noms respectifs se retrouvent ainsi côte-à-côte, sur les produits vendus, mais sous la seule appellation de « Maitre Philippe… ». Comme nous l’avancions sur le précédent fait, ce nom est probablement plus vendeur, que celui de Padre.

La preuve que oui, puisqu’on trouve un florilège impressionnant de Maitre Philippe en tant que « Maitre ascensionné ».
Eh oui, c’est une découverte: le mot « Maitre » fait vendre plus que tout autre. C’est même un vocable tellement vendeur que nombreux d’entre eux ont choisi ce titre ou ce nom, pour monnayer un service ou un produit ou faire croire à un mirage.

Sans compter les personnes qui, moyennant finances, parce que bien-sûr, ils font payer, pour discuter dans le cadre d’un rendez-vous avec Philippe de Lyon, font croire qu’ils vont faire passer des messages.

Il est vrai qu’à force de lire dès les premières publications, que Monsieur Philippe a réalisé des miracles comme le Christ, qu’un portrait établit par un disciple le présente comme s’il était le Christ réincarné, même si le moment de la réalisation de l’oeuvre pose quelques problèmes.
….En aparté, à ajouter au fait qu’il était appelé Maitre, de son vivant par ses disciples et amis, contrairement à ce qui est affiché ici et là sur internet….Cette appellation de Maitre fera l’objet d’un article –Maitre Philippe appelé Maitre– parce que ce genre de désinformation n’a plus lieu d’etre….fin de l’aparté.

Il n’en faut pas plus pour le voir récupéré par des individus, peut-être pas forcément pour certains, très conscients de la responsabilité qu’ils ou elles prennent en faisant croire l’impensable, et dans d’autres cas, à vraiment prendre les gens, pourtant en souffrances, pour des portefeuilles sur pieds. Nous nous obligeons fortement à garder un vocabulaire châtié pour cette dernière expression.

Et que l’on ne vienne pas rendre le site responsable de cet état de fait. La situation est très antérieure à la création de ce dernier.

Il suffit pour s’en rendre compte d’entrer sur un moteur de recherches -à la date de la rédaction de cette publication, en 2015- la requête: « Maitre Philippe de Lyon Maitre ascensionné »….
La quantité de résultat et de propos plus ahurissants les uns que les autres va à votre tour, vous permettre une ascension que l’on peut assurer vertigineuse, qui peut passer par des sueurs froides sur certaines lectures, à des nuages rose pour d’autres, quand ce ne sont pas des propos venant, de façon certaine, d’autres galaxies…Si si, c’est écrit.
Vous êtes assuré d’une sensation forte rien qu’à l’affichage de la quantité de résultats.
L’un d’eux a la présence d’esprit si l’on peut dire, de publier un très long article sur le problème de la fiabilité des sources des messages reçus….. ça ne manque pas de piquant.

Qui parlait de discrétion et du fait de garder Philippe sous le boisseau????….Si vous croyez que personne n’a osé s’exprimer sur le sujet, sortez juste un peu la tête du sable, dégagez vos yeux des écailles qui les recouvrent, ou vos oreilles, pour qu’elles entendent l’impensable!
Sans compter ceux qui prennent carrément la parole en son nom ; voire même avancent des pouvoirs de guérisons, annoncés par voie de presse…..Eh si.

Eh bien, il y en a qui se sont chargés de sa communication à votre place. Vous vouliez le garder bien secrètement dans les articles bien sages, dans des publications plus ou moins discrètes. Seulement voilà, pendant que vous vous échiniez à cacher on ne sait quoi, eux, ils ratissent le plus largement possible, comme on peut le constater avec les quelques noms identifiés en haut de cette étude.
Voilà le constat effarant qui s’offre aujourd’hui, aux yeux de qui d’ailleurs?
Internet n’est pas le lieu pour parler de Monsieur Philippe……Permettez moi de…
Le fait doit remonter à bien des années, juste plus visible avec l’avènement de cet immense réseau qu’est le web. On trouve ainsi bien plus facilement un Maitre ascensionné qu’un livre sur Philippe de Lyon.

Voilà comment est traitée l’image de Monsieur Philippe, voilà comment a été remis au gout du jour, de l’époque son message passé au travers de canalisations qui lui ont donné un aspect au moins surréaliste.

Malgré de notables recherches sur les images innombrables d’ascensionnés de toutes sortes, néanmoins plutôt stationnaires sur les représentations du Christ, quelques fois de Peter Deunov, ou d’Omraan, nous n’avons pas trouvé de portrait de Monsieur Philippe destiné à cet usage si particulier. D’autant plus étonnant si on considère le nombre qualifié plus haut sur cette page, incroyable, de réponses sur la requête lancée sur Google. Quoique l’image illustrant cette étude semble quelque peu appropriée au sujet abordé.

Quel constat ……, pour ne pas dire bien plus…

L’humain seul est capable de donner les plus grandes illusions à ses voisins, qu’il devrait aimer comme lui-même.

Le saviez-vous? Etes vous surpris?

Cette étude est intégrée au chapitre de Mr Philippe support publicitaire

Modification mai 2015: https://www.philippedelyon.fr/philippe-de-lyon-appele-maitre-de-son-vivant-par-ses-disciples-5764/

A préciser que pour cette donnée comme pour nombre d’autres, des personnes tout à fait sérieuses et très sincères, évoquent également Maitre Philippe, Maitre ascensionné…. Ce qui donne à penser qu’il en faut pour tous les estomacs.