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Philippe de Lyon: est-on capables de ne pas dire du mal d’un absent pendant… 10 ans, 5 ans, 1 an, 6 mois…2 heures, voire 1 heure…

site maitre Philippe Philippe de Lyon maitrephilippedelyon-chrismeMonsieur Philippe ne demandait qu’un seul paiement, qu’un seul mode de règlement pour obtenir une guérison, une grâce, un soulagement: faire des efforts sur soi-même. L’un des plus importants: la médisance.
La médisance, ou être capable de ne pas dire du mal de quelqu’un en son absence… Etant et ayant toujours été un des passe-temps préféré de la plupart des êtres humains…Il suffit d’écouter n’importe quelle conversation ou de lire quelques livres pour constater que cette caractéristique des individus, consistant à dire inévitablement du mal des absents, est une des principales tares, un des principaux défauts chez chaque personne.

Cette demande était ainsi la plupart du temps, la principale contrepartie demandée.
Que la requête soit faite par un riche ou un pauvre n’importait pas du tout. La demande était la même, quelque soit donc l’origine sociale du demandeur, du malade.
Si l’on en croit les témoignages qui émaillent tous les livres, Philippe disait lui-même fréquemment: ** « ....il te faut payer. Ce n’est pas de l’argent que je demande, mais que tu ne dises pas de mal de ton prochain pendant une journée« ….
ou
** « La monnaie de César n’a pas cours ici, seule la monnaie du Christ y est respectée… »

Ainsi, nous retrouvons cette demande sous différentes formes:

* « Ce n’est pas de l’argent que je demande, mais que tu ne dises pas de mal de ton prochain pendant une journée ». Puis, désignant un estropié : »Voulez-vous prier pour cet infirme et me promettre de ne dire du mal de personne pendant deux heures »

* « Vous serez tous un peu soulagés, mais il faut me promettre d’être sages. Savez-vous ce qu’il faut faire pour cela ; Simplement ne pas dire du mal de son prochain. Ah ! si, je vous permets d’en dire mais en sa présence »

* « Pas une personne de cette salle n’a manqué de dire du mal de son prochain, pensant : « Bah ; c’est si peu de chose ; « Cela peut faire beaucoup de mal »

* « Aujourd’hui il faut que vous me fassiez la promesse de faire tous vos efforts pour faire le bien et ne dire du mal de personne »

* « Le plus simple est de cultiver le champ de la charité : ne pas dire du mal d’autrui,savoir qu’on est ici par la volonté de Dieu, voilà le nécessaire ; la foi augmente et dans le champ poussent toutes choses utiles à notre avancement »

Nous observons meme des négociations, comme ici, dans cet extrait:

** et *** « …D’un caractère bon enfant, il faisait toujours rire les malades. Alors, devant tout le monde il dit en voyant le pauvre petit que nous avions examiné :  » On peut guérir cet enfant. Voulez-vous vous engager tous à ne pas dire de mal des absents pendant trois mois ?  » Tout le monde bondit et répondit que ce n’était pas possible. En marchandant, on est arrivé à deux heures… »

Une demande de ne pas médire sur deux heures, donne un aperçu de cette propension si naturelle chez l’humain de dire inévitablement du mal de quelqu’un à un moment ou à un autre. Que cette demande soit faite, sur le seul temps de deux heures laisse imaginer que personne n’est capable de ne pas médire pendant un aussi petit nombre de minutes….

Les citations sont extraites de:

  • * Vie et Paroles du Maitre Philippe d’Alfred Haehl
  • ** Maitre Philippe de Lyon, Thaumaturge et Homme de Dieu, de Philippe Encausse,
  • *** Enseignements oraux de Monsieur Philippe de Lyon, Arqa

Livres référencés dans la bibliographie

Sommes-nous capables de faire l’effort de ne pas médire, pendant…..1 heure…..La médisance est donc si répandue et si naturelle chez nous, que l’on ne peut rester 60 minutes sans dire du mal de quelqu’un…?
Eh bien, il faut espérer que si….
D’après vous, en sommes-nous capables?
Pensez-vous, pour vous-même, être à même de ne pas dire de mal de quelqu’un pendant….le temps que vous voudrez?..

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19 pensées sur “Des efforts pour ne pas medire du mal

  • 7 janvier 2014 à 12 h 23 min
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    Médire de quelqu’un, c’est toujours être dans le jugement et forcément par rapport à notre égo, et par rapport à nos propres certitudes. Car ces certitudes constituent notre vérité et nous les pensons universelles ; ors, elles ne le sont pas, car nos jugements n’ont aucune valeur universelle. Il existe des certitudes absolues et incontestables comme dire que la Terre est ronde ou que le Soleil est chaud. Mais dire par exemple (et vraiment…au hasard) de quelqu’un qu’il est dans l’erreur dans ce qu’il exprime sur Nizier-Anthèlme Philippe, quelle absurdité, quel orgueil, quel sursaut de l’égo !
    On peut critiquer ou tout au moins constater un acte, un fait, mais ne pas juger la personne humaine. Car qui sommes nous pour pouvoir le faire ?
    Nous avons appris à nous rendre compte qu’il y eut, et qu’il y a autant de Maitres Philippe que, d’abord, de rapporteurs puis, ensuite, et maintenant encore, de commentateurs de ses propos. Nous avons appris que l’on a modifié, que l’on inventé des paroles et des actes du-dit Maitre, que certains prétendent détenir de grands secrets. Un secret, s’il en est un, doit par définition le rester, ne peut pas être négocié ni servir de manipulation avec condescendance sur les autres.
    Ou alors on le dévoile simplement pour l’information de tous, sans autres buts. Ou alors il faut rester dans le silence, qui est d’une grande sagesse.
    Et tout cela semble souvent contraire aux principes de Philippe, reconnus par tous : l’humilité, le respect des autres, la charité, et pour mémoire la prière…

    • 7 janvier 2014 à 15 h 38 min
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      Rester dans le silence c’est pour les « fainéants  », je rigole!
      C’est comme la charité sans amour. Il faut au contraire parler, communiquer, se confronter aux émotions, et là l’exercice d’empêcher notre langue médisante de se défouler devient une véritable épreuve.
      Je pense à ce jour que notre illustre personnage nous donne la Clef, nous montre la voie à suivre en posant sur chaque situation, sur chacun, chacune, un temps de recul, de compréhension et de tendresse pour que peut être notre langue aille faire dodo sans broncher.

  • 9 janvier 2014 à 9 h 30 min
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    Nous avons un autre témoignage de cela dans le volumineux ouvrage de Valentin Tomberg (déjà cité) les Méditations sur les 22 arcanes majeurs du Tarot :

    …c’est Maitre Philippe de Lyon qui, autant que je le sache, a eu la plus profonde compréhension et la connaissance la plus complète de la manipulation pratique de cette balance (au sujet de la représentation du Gardien du Seuil avec le glaive et la balance). Il ne se lassait pas de répéter :  » Payez vos dettes, payez les dettes de vos prochains ! Car chacun paiera sa dette, et il n’importe qu’elle se paie dans ce monde ou dans l’autre, pourvu qu’elle se paie  » .
    C’est pourquoi, avant de guérir un malade, il demandait souvent à celui-ci et aux personnes qui l’entouraient, de payer le prix de la guérison qu’il fixait à un certain temps d’abstention de médisances à l’égard d’autrui…

    • 9 janvier 2014 à 10 h 41 min
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      J’aime beaucoup cette idée de payer pour les autres dans la prière. C’est un échange d’amour !
      Je vais essayer de porter celui qui ne peut pas ou ne peut plus en faisant l’effort de tenir ma promesse, même si je sens au plus profond l’extrême fragilité de mon engagement.

      • 9 janvier 2014 à 18 h 29 min
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        Bonjour à vous deux,

        Vous lisant avec un réel plaisir, il me vient une parole des Évangiles, lorsque le Christ dit :  » Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui est péché, mais ce qui en sort. » Pourquoi cela sort-il si aisément ? Certes il peu y avoir un conditionnement dû à l’habitude, voire de l’inattention aussi. Mais il me semble que cela reflète un drame intérieur bien plus grand, un vide que rien ne peut remplir et que les mots (les maux ?) tentes alors de combler. Lorsque ce vide n’est plus, nous voilà plein ! Et de cette plénitude aucune parole volontairement blessante ne jaillira toute seule. Celui qui tient sa langue est sage, mais celui qui n’a plus besoin de la tenir est réellement béni. Cela, bien sur, n’est que le reflet de mes propres sentiments; n’y voyez pas la moindre sagesse.

        Affectueusement

        Philippe D

        • 9 janvier 2014 à 19 h 29 min
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          J’ose dire que j’ai lu cette phrase, peu ou prou, mais sortant de l’Alchimiste de Paulo Coelho : « Le mal, dit l’Alchimiste, ce n’est pas ce qui entre dans la bouche de l’homme. Le mal est dans ce qui en sort »

          • 9 janvier 2014 à 20 h 09 min
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            Et qui est l’Alchimiste ? Ceux qui savent lire l’ont su et là nous rencontrons le principe créateur de toute Religion…avec la Sagesse suprême.

            • 9 janvier 2014 à 20 h 13 min
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              ……….le lecteur attentif saura découvrir son nom, dévoilé par lui-même ….en lisant ou relisant le livre…

          • 9 janvier 2014 à 22 h 32 min
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            Le verset de l’évangile dont il est question est Mathieu 15,11 me semble t il.

            Bonne année a tous

            Olivier

            • 10 janvier 2014 à 3 h 06 min
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              Oui Olivier, vous avez raison, c’est ce verset là, en effet. On le trouve sous cette version :

              « Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme. »

              • 18 janvier 2014 à 6 h 16 min
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                Dans la bible il est écrit :

                C’est un colporteur de médisance, celui qui révèle les secrets,
                c’est un esprit sûr, celui qui cache l’affaire.

  • 9 janvier 2014 à 19 h 11 min
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    « Cela, bien sur, n’est que le reflet de mes propres sentiments; n’y voyez pas la moindre sagesse. »

    En tout cas Merci pour vos paroles tout est dit

    • 10 janvier 2014 à 3 h 08 min
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      Tout est dit, Meaculpa, vraiment ? Ce serait bien dommage ! (sourire). Merci à vous !!

  • 28 janvier 2014 à 0 h 57 min
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    Je retrouve dans le livre des Enseignements oraux de M.Philippe, le récit de Papus sur la négociation.
    Papus a l’honnêteté de reconnaitre qu’il ne pouvait rester deux heures sans dire du mal des absents…

    Livre donc rajouté dans les références de l’article.

    • 28 janvier 2014 à 3 h 05 min
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      Loin de moi de vouloir être critique, mais être « grand schtroumpf » devant l’Éternel et ne pas savoir tenir son esprit en laisse durant deux heures est plutôt le témoignage que l’apprentissage en est encore à ses balbutiements… (Mille pardon si je semble offenser la mémoire de l’illustre Papus, telle n’est pas mon intention; c’est uniquement une observation sérieuse et non dénuée d’intérêt.)

      Philippe D

      • 28 janvier 2014 à 8 h 59 min
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        C’est peut-être la preuve que rien de ce qui est humain ne nous est étranger…
        Cela me fait repenser au propos d’un Monsieur âgé, érudit, cathare (et bien d’autres choses dont biographe de Rudfolf Steiner), écrivain et conférencier, qui expliquait lors d’un séminaire que lorsque nait l’Etre, en lui se trouve en même temps le non-Etre, totalement imbriqué comme le Ying et le Yang des Orientaux.
        Réflexion oh combien passionnante ! Et qu’il a développé dans son analyse du Dualisme de la pensée Cathare.
        Et je pense que nous retrouvons la prise de conscience de cela dans les préceptes, dans l’expression de Nizier-Anthèlme Philippe.

        • 28 janvier 2014 à 19 h 53 min
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          Depuis ma maison, alors que je demeurais en Ariège au début des années quatre-vingts, je me suis plusieurs fois promené sur les ruines du château de Monségur, tristesse au coeur pour les horribles évènements historiques que l’on connait. La pensée des « Bons hommes » est très intéressante et si… compassionnée, même si elle s’oppose dans sa conception à celle de l’Église. Chacun peut néanmoins en suivre la piste et en retirer des bienfaits sur le plan d’une plus grande compréhension de la pensée humaine face à l’infini. Être et non-Être, Ying et Yang, des concepts, juste des concepts. Le Chemin est au-delà des concepts, même s’il faut en passer par là, nécéssairement. Mais surtout, ne prenons pas l’ombre pour la proie.

          Affectueusement

          Phlippe D

          • 28 janvier 2014 à 20 h 04 min
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            Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire en une épopée poétique, ce qui est important à Montségur c’est l’Esprit du lieu, car d’une part les ruines actuelles ne sont pas du tout celles du chateau connu par les Parfaits, et d’autre part le champ des crémats a été désigné ainsi, mais sans aucune certitude (il en fallait un…) ! Et sans oublier les autres citadelles du vertige…et sans oublier Esclarmonde…

            • 28 janvier 2014 à 20 h 20 min
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              Esclarmonde, présente au « colloque » de Montréal (tiens, un nom qui me dit quelque chose !), même si en disant Pamiers c’est plus clair pour beaucoup ! Il y a tant à dire sur ce sujet, et tant de châteaux en ruines en Ariège… Époque troublée néanmoins, que celle de la croisade contre les Albigeois… Mais bon, on s’éloigne un peu du sujet principal de ce blog…

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