site Maitre Philippe de Lyon www.philippedelyon.fr maitre philippe de lyon www.philippedelyon.frPhilippe de Lyon: L’indulgence est un don que Dieu a fait à l’âme. C’est une arme pour combattre ; mais nous nous en servons contre nous-mêmes puisque nous ne sommes indulgents que pour nous.
Si nous comprenions bien que celui qui ne porte pas notre nom est notre frère, nous serions moins méchants et plus indulgents pour lui.

L’indulgence est un sentiment qui ne se partage pas. Si on l’a pour soi, on ne peut pas l’avoir pour les autres. Il faut être plein d’indulgence pour les fautes des autres et pas du tout pour soi.
C’est pour cela que l’Évangile nous dit : Vous voyez une paille dans l’œil de votre frère et vous ne voyez pas une poutre dans votre œil.
Celui qui traite d’imbécile son frère est imbécile lui-même, car, s’il n’était pas imbécile, comment saurait-il son frère est un imbécile ? Il ne faut jamais juger si nous ne voulons pas être jugés ; celui qui juge sera jugé.

site Maitre-Philippe-de-Lyon-Jean Chapas maitre philippe lyon-www.philippedelyon.frSi quelqu’un dit du mal de vous et si vous allez vous plaindre à un ami, vous prouvez par là que vous auriez fait absolument la même chose, seulement il vous manquait l’occasion.

Si un ami vient vous dire que votre voisin a dit du mal de vous, au lieu de lui demander : » Ah ; Qu’a-t-il dit ; », ce qui est mal, très mal, répondez à cette personne : »Eh bien ; Dites-lui de venir le répéter devant vous » Alfred Heahl, « Vies et Paroles »

Etre indulgent vis-à-vis des autres est à mes yeux encore plus important que de l’être pour soi.

Faire tous les efforts nécessaires pour ne pas juger l’autre.

Oh ce n’est pas facile. Il est évident que d’accepter, de pardonner, d’excuser ce que font ou ce que disent les autres, est plus facile à dire qu’à faire. Pourtant, à force d’y travailler, l’effort est moindre. Plus on travaille à cette indulgence pour les autres, plus on est enclins à faire des efforts soi-même.

Un sentiment qui ne se partage pas? Je pense que si, mais pas systématiquement. Quelques fois, les rencontres permettent de travailler l’indulgence. Si ce travail est en commun avec la rencontre, les échanges sont alors enrichis d’une quête mutuelle.
l’indulgence peut être travaillée à n’importe quel moment.

L’indulgence, un travail de longue haleine…..un rapprochement avec l’orgueil?

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L’indulgence, un sentiment qui ne se partage pas

3 pensées sur “L’indulgence, un sentiment qui ne se partage pas

  • 7 février 2014 à 22 h 31 min
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    Après les paroles citées par Monsieur Philippe, dire quelque chose semble bien présomptueux. Alors pardon par avance si vous l’estimez ainsi, car il se pourrait que ce soit vrai…

    A mon sens, l’indulgence ne jaillit pas spontanément chez l’être humain « ordinaire », par ce qu’il souffre de n’être pas tel qu’il se voudrait être perçu par autrui. Ainsi, lorsque il fait face à sa propre image telle que vue par autrui, cela le fâche, car il en est à la fois outré et… triste; outré du fait de l’orgueil et triste du fait que personne ne le comprenne.

    L’indulgent quant à lui, être humain rare s’il en est, ne ressent pas ce besoin d’approbation continuel d’autrui; c’est un être libéré d’un lourd fardeau ! Et en cela, c’est une double raison pour lui de comprendre ce que vit autrui dans son errance intérieure. L’indulgence est donc de sa part un véritable cadeau offert à la vie et aux êtres qui la composent.

    Ainsi, heureux les indulgents, car ils sont disponibles pour d’autres tâches.

  • 8 février 2014 à 8 h 44 min
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    Quand à moi, je fais très souvent preuve d’indulgence, mais il m’arrive aussi d’appliquer le célébre proverbe (d’inspiration biblique) :
    quand on te donne une gifle, rends en deux…

  • 8 février 2014 à 10 h 45 min
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    Ah oui… comme je vous comprends, Népomucène !
    Avant mon entrée en élévation spiritique, je fonctionnais pareil.
    Confiance totale au Ciel : Plus besoin de donner des gifles…Enfin, presque.

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